Honor blacklisté par les États-Unis ? La pression s’intensifie

Un groupe de sénateurs en remet une couche...

 

Des sénateurs républicains ont appelé une nouvelle fois l'administration du président Joe Biden à placer Honor sur la liste des entreprises ostracisées par les États-Unis, comme l'ont été Huawei ou ZTE sous l'ère Trump. La firme serait d'après eux, un « bras » du gouvernement chinois.

Le HONOR Magic 3 Pro+, pour illustration

Le HONOR Magic 3 Pro+, pour illustration // Source : Honor

Ancienne filiale de Huawei, cédée fin 2020 à un consortium composé de 40 entreprises chinoises, Honor pourrait-il subir le même sort que son ex-maison-mère ? Il est trop tôt pour le dire, mais la pression s’intensifie encore un peu plus autour d’Honor. Après les départements d’État, du Commerce, de l’énergie et le Pentagon en septembre, certains élus américains aimeraient eux aussi que l’administration Biden prenne des mesures drastiques contre la marque. C’est du moins ce que l’on apprend du South China Morning Post (via Gizmochina).

Le média chinois rapporte que plusieurs sénateurs républicains menés par Marco Rubio (sénateur de Floride) ont appelé l’administration Biden à placer Honor sur la liste des entreprises ostracisées par les États-Unis. Sous l’ère Trump, Huawei avait pour rappel été placé sur l’Entity list, qui permet au département américain du commerce de mettre en œuvre un ensemble de sanctions économiques et commerciales à l’encontre, dans le cas présent, d’une entreprise étrangère. Par la suite d’autres firmes chinoises avaient également été concernées par ces mesures, mais parfois de façon plus modérée.

Honor mal barré ?

Pour appuyer leur demande, les sénateurs américains estiment qu’Honor représenterait, comme Huawei, une menace pour la sécurité nationale. Dans une missive datée du 14 octobre dernier consultée par Reuters, le sénateur Rubio décrit notamment Honor comme étant un « bras » du gouvernement chinois, profitant sans entrave des technologies américaines auxquelles Huawei s’est vu interdire l’accès. Un argument déjà employé en août denier par 14 membres républicains du Congrès, qui avaient appelé à blacklister la marque.

« En ne réagissant pas, le département du Commerce risque de créer un dangereux précédent, tout en faisant comprendre à nos adversaires que nous n’avons pas la capacité, ou la volonté, de punir l’ingénierie financière flagrante d’un régime autoritaire », écrit Marco Rubio dans sa lettre adressée à l’administration Biden.

Pour l’heure, Honor n’est toutefois pas encore inquiété par les autorités américaines. Comme nous le rappelions il y a quelques mois, la sévérité des sanctions prises contre Huawei était conséquente à son implication sur le secteur des infrastructures 5G. Un terrain sensible… Honor, lui, n’est pas présent sur ce marché. S’il venait à être visé par l’administration américaine, rien ne dit qu’il serait aussi impacté que Huawei.


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