Meta utilise une technologie de surveillance dans ses lunettes connectées

 
De nouvelles informations révèlent un lien direct entre les travaux de Meta sur la reconnaissance faciale et Rank One, une société spécialisée dans les technologies de surveillance utilisées par la police et l’armée américaine.
Ray-Ban Meta (Gen 2) // Source : Ray-Ban x Meta

La technologie de reconnaissance faciale de Meta continue de faire débat. Après avoir été retiré du code de l’application Meta AI, on en apprend aujourd’hui un peu plus sur l’origine controversée de cette technologie. Selon des documents consultés par Wired, la firme de Mark Zuckerberg aurait noué un partenariat avec Rank One Computing, une entreprise américaine spécialisée dans les logiciels de reconnaissance faciale et les outils de surveillance destinés aux forces de l’ordre et à l’armée américaine.

Un outil de surveillance grand public

À l’origine de la fonctionnalité Name Tag, on retrouverait une technologie de reconnaissance faciale utilisée, entre autres, par le Service des Marshals des États-Unis. Les officiers pourraient ainsi identifier des détenus sans avoir à relever leurs empreintes digitales. Dans un contexte de surveillance, cette même technologie peut être utilisée pour identifier « un visage jusqu’à un kilomètre de distance », révèle Wired.

Chez Meta, si l’identification des personnes à des fins sécuritaires n’est pas officiellement déployée, la technologie de Rank One apporte néanmoins aux lunettes Meta Ray-Ban des capacités de reconnaissance faciale, ainsi que des fonctions de détection permettant de distinguer un visage réel d’une photo ou d’un masque. Une version « grand public » capable de « prendre en charge jusqu’à 10 millions de modèles faciaux ».

Interrogée par Wired, l’entreprise n’a pas souhaité commenter sa relation avec Rank One, ni préciser si ce partenariat est toujours en cours.


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