Roborock a craqué : un aspirateur avec des jambes pour se déplacer et on devine très bien à quoi ça sert

 
C’est le boss final des aspirateurs robots : l’escalier. Jusqu’ici, aucun constructeur n’avait de solution crédible, malgré pas mal de prototypes à l’IFA 2025. Roborock vient peut-être de changer la donne au CES 2026. Pas avec une nouvelle brosse ou plus d’IA, mais avec un concept de châssis à jambes articulées capable de mimétiser la marche humaine.

On a l’habitude des innovations incrémentales sur les aspirateurs robots. Un peu plus d’aspiration par ci, une serpillère qui chauffe par là. Mais ce que Roborock a montré dans les coulisses du CES 2026 est d’un tout autre calibre. Oubliez le Saros 20 et son châssis qui se soulève gentiment. Ici, on parle de R&D pure et dure.

Après Mova, Anker Eufy et Dreame, Roborock a dévoilé un « sneak peek » d’un concept encore en développement. Et visuellement, ça tranche. Ce n’est pas un système de roues montées sur des vérins comme le châssis AdaptiLift qu’on commence à voir partout. Ce sont de véritables jambes robotiques articulées. L’idée ? Créer un robot capable de se déplacer « comme un humain ».

Une démo brute de décoffrage

La vidéo présentée par la marque a le mérite de l’honnêteté. Pas de CGI (images de synthèse) léchées, mais une séquence tournée en laboratoire, « il y a quelque temps » selon les aveux mêmes de Roborock. On y voit deux ingénieurs malmener un prototype.

Le test est simple, voire brutal : le robot est bombardé de balles de tennis. L’objectif est de démontrer la stabilité active du système. Contrairement à un robot sur roues qui aurait rippé ou basculé, ce prototype encaisse les impacts, compense avec ses jambes et reste debout. C’est le genre de technologie qu’on a l’habitude de voir chez Boston Dynamics, pas sur un appareil censé nettoyer vos miettes de pain.

C’est là toute la différence avec la gamme actuelle. Le Saros 20 utilise son châssis pour franchir des seuils de porte un peu hauts ou des tapis épais. Ce nouveau concept, lui, vise la mobilité verticale totale.

La fin du « game » des escaliers ?

Alors, pourquoi s’embêter avec une mécanique aussi complexe ? Roborock n’a pas montré le robot en train de gravir un escalier. Mais il faut lire entre les lignes, et le message est à peine voilé.

D’abord, la marque insiste : ce système n’a rien à voir avec le châssis AdaptiLift du Saros 20, qui sert juste à franchir des seuils ou des tapis épais. Si ces nouvelles jambes ne servaient qu’à ça, ce serait de la sur-ingénierie totale.

Ensuite, il y a cette petite phrase lâchée pendant le questions-réponses qui en dit long. Quand on les interroge sur l’utilité du système, la réponse fuse : Je vous invite à imaginer ce que de vraies jambes peuvent faire, comment vos jambes vous aident à vous déplacer dans la maison. À moins que vous n’utilisiez vos jambes que pour enjamber des câbles, l’implication est lourde de sens : changer de niveau.

Roborock promet une capacité à parcourir la maison par soi-même. Pour une maison à étages, ça ne peut vouloir dire qu’une chose. C’est le pari implicite de ce prototype : la mobilité verticale.

Bien sûr, il faut rester prudent. Ce que nous avons vu est un prototype dont le design a déjà évolué depuis l’enregistrement de la vidéo. La complexité mécanique d’un tel système pose des questions évidentes sur la fiabilité et le prix. Mais avouons-le : voir un constructeur teaser la dernière grande barrière physique des aspirateurs robots, c’est excitant. Reste à voir si ce Saros à jambes réussira vraiment son ascension ou s’il restera au bas de l’escalier.


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