Le Valerion VisionMaster Max fait partie de cette nouvelle génération de vidéoprojecteurs DLP triple laser qui ne se contentent plus de miser sur la luminosité brute, mais cherchent à offrir une image plus dense, plus contrastée et plus fine, grâce à un travail avancé sur l’optique, la gestion du laser et la calibration en usine. Techniquement, il exploite une puce DMD 0,47 pouce associée à la technologie XPR pour simuler une définition Ultra HD 3 840 x 2 160 pixels, avec en renfort des algorithmes de Super Résolution à base d’intelligence artificielle, afin d’affiner les contenus Full HD et de préserver un rendu précis même sur une base d’image très large pouvant atteindre jusqu’à 300 pouces en diagonale.
La source lumineuse triple laser RGB permet d’atteindre une couverture colorimétrique extrêmement large autorisant une gestion très riche des couleurs, particulièrement intéressante sur les contenus HDR récents provenant des plateformes de streaming ou des disques Ultra HD Blu-ray.
Le constructeur met en avant une luminosité pouvant atteindre 3 500 lumens ISO, ce qui signifie qu’il est clairement dimensionné pour rester pertinent dans un salon légèrement éclairé tout en gardant de la marge dans une salle sombre. Surtout, le VisionMaster Max se distingue de son petit frère VisionMaster Pro 2 testé dans nos colonnes par la présence d’un iris dynamique associé à un traitement censé améliorer sensiblement le contraste intra‑image et la profondeur des noirs, là où beaucoup de DLP restent plus limités sur ce point.
Sur le plan optique, il conserve un zoom manuel 0,9:1 à 1,5:1, mais ajoute un lens shift vertical motorisé qui facilite largement l’installation fixe, notamment au plafond ou en fond de salle, tout en permettant de s’affranchir plus facilement des corrections géométriques qui dégradent toujours un peu la précision.
Au niveau des formats, le VisionMaster Max prend en charge les flux HDR les plus importants du moment : HDR10, HDR10+, Dolby Vision, HLG et IMAX Enhanced, ce qui garantit une compatibilité très large avec les services comme Netflix, Disney+, Prime Video ou Apple TV sous Google TV. Il gère également la 3D active via lunettes DLP-Link (vendues séparément).

Face à la concurrence, le VisionMaster Max vient directement marcher sur les plates-bandes de projecteurs comme les Sony ou JVC d’entrée de gamme home cinéma mais avec une vraie matrice Ultra HD et un niveau de contraste imbattable, en mettant en avant une luminosité supérieure à la moyenne des DLP, un contraste optimisé par l’iris et un input lag particulièrement bas. Il se positionne aussi en face des produits plus « lifestyle » et compacts à l’image du Xgimi Horizon 20 Max, voire du Hisense C2 Ultra et du Leica Cine Play 1 et du JMGO N1S Ultimate avec, pour ces derniers, un prix bien plus bas tout de même. En voici notre test complet pour vous permettre de vous faire votre propre avis.
Valerion VisionMaster MaxFiche technique
| Modèle | Valerion VisionMaster Max |
|---|---|
| Type de focale | Courte |
| Définition de l’image | Ultra HD (simulée) |
| Technologie | DLP |
| Luminosité (ISO) | 3000 Lumens |
| Compatibilité HDR | HDR10, HLG, HDR10+ |
| Nombre de ports HDMI | 3 |
| ALLM | Oui |
| Système d’exploitation | Google TV |
| Fiche produit |
Conditions du test
Le vidéoprojecteur Valerion VisionMaster Max testé nous a été prêté par la marque. Il a été testé en association avec un écran Lumene Movie Palace UHD Platinum 300C, un modèle spécialement conçu pour les vidéoprojecteurs Home Cinéma. Les mesures ont été réalisées avec du matériel professionnel adapté et en face de l’écran afin de limiter les erreurs et de proposer des valeurs en accord avec ce que le spectateur peut réellement voir. Ce protocole est identique pour tous les tests de vidéoprojecteurs afin de pouvoir les comparer.
Valerion VisionMaster MaxDesign, comme le VisionMaster Pro 2 mais en plus Premium
Le Valerion VisionMaster Max reprend l’ADN cubique et compact du VisionMaster Pro 2, mais avec un travail supplémentaire sur la finition qui le fait clairement basculer dans une catégorie plus premium, tant au niveau des matériaux que des détails d’assemblage.

Le châssis conserve ainsi une forme de cube, facile à intégrer sur une étagère, plutôt en fond de salle ou à côté de soi et au niveau du canapé, le cas échéant, avec des lignes nettes, des arêtes bien marquées et un volume qui reste raisonnable au regard des performances lumineuses et du système optique embarqué. Le revêtement propose une combinaison de surfaces mates et de zones légèrement satinées. Attention si vous posez les mains dessus, vos empreintes y restent à moins de donner un petit coup de chiffon pour les effacer.
Sur la face avant, l’objectif est intégré derrière une découpe légèrement décalée par rapport au centre, protégée par une vitre qui semble parfaitement adaptée et dimensionnée pour réduire les reflets parasites.

Les grilles de ventilation sont disposées sur les côtés afin de favoriser une circulation d’air efficace tout en évitant de projeter du souffle directement vers les spectateurs, ce qui aide à conserver un niveau de bruit maîtrisé et une température interne contenue. Exactement comme le VisionMaster Pro 2, ce modèle dispose de deux pieds ajustables et d’une barre qui se déplie pour incliner l’appareil, le cas échéant. Il y a un pas de vis universel pour fixer le vidéoprojecteur sur un support idoine.
Justement, notez que Valerion propose, en accessoire vendu séparément, un support qui permet d’incliner le vidéoprojecteur selon n’importe quel angle. Ce dernier est installé sur une base qui peut faire pivoter l’appareil sur 360 degrés. Il est de très bonne qualité et respire la solidité. Sinon, la marque a également dans son catalogue un trépied permettant d’envisager des scénarios plus « lifestyle », avec le projecteur posé au centre du salon ou discrètement déplacé selon les besoins.
Sur le plan purement esthétique, disons que la machine parvient à conserver une présence visuelle marquée, digne d’un produit vraiment haut de gamme, sans devenir envahissante, avec des arêtes adoucies et quelques touches de design plus techniques, comme de fines rainures ou une texture spécifique autour de la lentille, qui rappellent son orientation cinéma et gaming. Le modèle prêté par la marque pour réaliser ce test disposait de finitions parfaites et d’une qualité de fabrication exemplaire.

Valerion VisionMaster MaxConnectiques
Le Valerion VisionMaster Max offre une connectique très complète, clairement calibrée pour un usage home cinéma et gaming avancé, ce qui permet de le placer au cœur d’une installation comprenant plusieurs sources et éventuellement un système audio externe. Il s’agit des mêmes connectiques que la version Pro 2.
À l’arrière, on trouve donc deux entrées HDMI 2.1 capables d’accepter des signaux 4K jusqu’à 120 Hz, et une troisième entrée HDMI 2.0 compatible eARC afin d’acheminer le son vers une barre de son ou un amplificateur home cinéma, tout en gardant les flux HDR et les métadonnées associées. Ce trio de prises HDMI permet, par exemple, de connecter simultanément une console de nouvelle génération, un PC gaming et un lecteur Ultra HD Blu‑ray, en conservant la possibilité de récupérer un son multicanal via eARC sans multiplier les câbles ou les boîtiers intermédiaires.

La connectique comprend également deux ports USB (un USB-A 3.0 et un USB-A 2.0) destinés à la lecture de contenus multimédias directement depuis une clé ou un disque dur externe, mais aussi à l’alimentation ou la connexion de certains accessoires, comme des dongles RF ou des capteurs. Une sortie audio numérique optique S/PDIF est présente, en complément d’une sortie jack 3,5 mm, ce qui laisse le choix entre une liaison vers une barre de son, un DAC externe ou un casque filaire.
La connexion réseau filaire est assurée par un port Ethernet RJ45, tandis que le Wi‑Fi 6E et le Bluetooth 5.2 prennent en charge les liaisons sans fil, qu’il s’agisse de streaming vidéo, de partage d’écran ou de connexion à des enceintes et casques Bluetooth.
L’absence de port trigger 12 V peut être compensé par des solutions alternatives via des prises intelligentes ou des dongles spécifiques. En bref, disons qu’il n’y a rien à redire sur les connectiques de ce modèle.
La télécommande
La télécommande fournie avec le Valerion VisionMaster Max est exactement la même que celle du VisionMaster Pro 2. Elle est plutôt raffinée, ergonomique et propose un agencement des touches assez pratique à l’usage. Notez toujours la présence d’un système de rétroéclairage, mais qui est malheureusement seulement partiel, couvrant les touches supérieures.

Le gabarit se veut relativement compact, avec une forme allongée qui tient bien en main et un poids maîtrisé, ce qui facilite les manipulations longues lors de sessions de réglages ou lorsque l’on parcourt les menus de Google TV à la recherche d’un film ou d’une série. Les touches principales sont donc regroupées autour d’un pavé directionnel central, avec un bouton OK bien marqué, encadré par des touches dédiées au retour, à l’accueil et aux menus de paramètres, tandis que les commandes de volume et de lecture sont idéalement placées pour être actionnées sans regarder la télécommande.

On trouve des boutons d’accès direct à certaines applications de streaming populaires, comme Netflix, YouTube, Prime Video et Disney+, ce qui facilite le lancement rapide des contenus sans passer par la page d’accueil de Google TV. La télécommande intègre également un microphone, utilisé pour les commandes vocales via Google Assistant, permettant de lancer des recherches, de contrôler la lecture ou d’ajuster certains paramètres en prononçant simplement la requête, ce qui devient vite très pratique au quotidien.
Sa compatibilité Bluetooth évite d’avoir à pointer précisément la télécommande vers le projecteur, pour une expérience plus confortable, notamment lorsque l’appareil est installé au plafond ou en fond de salle, hors du champ de vision direct. La réactivité générale est bonne, sans latence notable entre la pression sur une touche et la réaction à l’écran, que ce soit dans l’interface Google TV ou dans les menus de réglages.
Valerion VisionMaster MaxL’écran
Le vidéoprojecteur Valerion VisionMaster Max est livré sans écran, ce qui laisse à l’utilisateur la liberté de choisir la surface de projection qui convient le mieux à son espace et à son budget. Cette approche offre une grande flexibilité, permettant d’utiliser le projecteur avec un écran dédié pour des performances optimales, ou simplement de projeter sur un mur blanc pour une installation plus économique.
Pour tirer pleinement parti des capacités du VisionMaster Max, notamment sa luminosité élevée et son excellent contraste, l’utilisation d’un écran de qualité est recommandée. Un écran avec un gain adapté permettra d’optimiser la brillance et la fidélité des couleurs, tout en minimisant les phénomènes indésirables, comme le speckle (scintillement) parfois observé avec les projecteurs laser sur certaines surfaces. Avec l’écran blanc qui nous a servi pour le test, cet effet n’était pas vraiment présent. Par contre, il l’est nettement plus avec des écrans beaucoup plus haut de gamme.
Notez que la marque propose des écrans parfaitement adaptés. Il peut s’agir d’écrans blancs ou anti-lumière ambiante.
Nous avons pu tester le projecteur avec le modèle Valerion Fresnel qui est disponible en deux tailles : 100 ou 120 pouces. Il est conçu à partir de plusieurs couches spéciales permettant de tirer le meilleur parti du vidéoprojecteur notamment grâce à son gain de 1,8 contre 1 pour les toiles blanches, aussi proposées par la marque.

Valerion VisionMaster MaxInstallation
L’installation du Valerion VisionMaster Max se révèle assez flexible, en grande partie grâce à la combinaison d’un zoom optique 0,9:1 à 1,5:1 et d’un lens shift vertical motorisé, ce qui permet d’ajuster plus facilement la hauteur de l’image sans recourir à une correction géométrique agressive. Concrètement, il est possible d’obtenir une image de 100 pouces avec un recul d’environ 2,1 mètres, tout en gardant assez de marge pour adapter le cadre de projection à la configuration de la pièce, que le projecteur soit posé sur un meuble bas devant le spectateur ou installé au plafond. Si vous préférez l’installer plus proche du mur ou de l’écran, sachez que vous pouvez obtenir une image de 180 cm en diagonale avec seulement 1,5 m de recul. Pour avoir une image qui fait 3 m de base, prévoyez environ 3,2 m de distance.

Le lens shift vertical permet un décalage important de l’image vers le haut ou vers le bas, ce qui compense les contraintes de hauteur de plafond ou de meuble et rend le positionnement beaucoup moins contraignant que sur un DLP dépourvu de cette fonction, comme le VisionMaster Pro 2.
Le projecteur dispose d’un autofocus capable d’ajuster automatiquement la netteté, ce qui fait gagner un temps précieux lors de la première mise en service ou lorsque l’on déplace ponctuellement l’appareil pour une projection occasionnelle dans une autre pièce. Une fonction de correction géométrique automatique et manuelle est également présente, permettant de rattraper un certain trapèze ou des déformations liées à un placement légèrement décentré, même si, pour un usage home cinéma fixe, il est toujours préférable de s’en passer autant que possible pour préserver la résolution.

Fin du fin, le VisionMaster Max intègre aussi des fonctions de détection de bordures d’écran et de protection oculaire, coupant le faisceau lumineux si quelqu’un passe devant l’objectif, ce qui rassure lorsqu’il y a des enfants ou des animaux dans la pièce.
Globalement, sachez que le projecteur peut s’adapter à des configurations variées, qu’il s’agisse d’un salon avec une table basse sur laquelle on pose l’appareil en face de l’écran ou d’une salle dédiée avec fixation plafond et câblage dissimulé. Étant donné qu’il peut s’adapter automatiquement à un écran, il est capable d’ajuster l’image en quelques secondes avec un résultat parfait.
Valerion VisionMaster MaxL’image en mode subjectif
Le Valerion VisionMaster Max utilise une puce DMD 0,47 pouce associée à une source lumineuse triple laser rouge, vert et bleu, avec une matrice de base Full HD exploitant la technologie XPR pour générer une image Ultra HD 4K, en projetant plusieurs sous-images légèrement décalées à très haute fréquence.

À l’œil, cette émulation 4K reste très convaincante, au point qu’il devient difficile de distinguer la différence avec certains modèles à matrices natives, surtout à distance de visionnage normale, d’autant que le traitement Super Résolution piloté par IA contribue à renforcer les détails fins sans trop accentuer le bruit vidéo. Notez qu’il est possible de désactiver la fonction de définition nette mais le résultat n’est pas probant.

Les contenus 4K HDR sont particulièrement bien mis en valeur, avec une netteté perçue comme très élevée, une grande stabilité des contours et une impression de précision qui se maintient même sur de grandes bases d’images, à condition de ne pas abuser des corrections géométriques.
Plusieurs modes d’image sont proposés avec des contenus SDR : Standard, Filmmaker, Cinéma, Sport, PC/Jeu, Economie d’énergie. Lorsque les contenus sont de type HDR, ajoutez à ceux-là les modes Dynamique et IMAX Enhanced. Rappelons que le vidéoprojecteur est compatible HDR10+ et Dolby Vision lorsque cela est pris en charge par la source.

Sur les contenus SDR, le mode Filmmaker offre un rendu déjà très équilibré, avec des couleurs naturelles, une température de couleur proche de la référence et un gamma cohérent, tandis que les modes plus vifs mettent en avant une image plus percutante, au prix d’une saturation et d’une luminosité parfois excessives pour une salle totalement obscure. Sur le HDR, le Dolby Vision et l’IMAX Enhanced tirent profit du contraste amélioré par l’iris et de la large couverture colorimétrique pour délivrer une image riche, dense, avec des hautes lumières bien tenues et des noirs plus profonds que sur de nombreux DLP concurrents.
Lors de séquences issues de grandes plateformes de streaming en 4K HDR, les scènes spectaculaires profitent d’une très belle dynamique, avec des détails parfaitement préservés dans les zones sombres, ce qui renforce la lisibilité et l’immersion, notamment dans les séries aux ambiances contrastées.

Sur des disques Ultra HD Blu-ray bien encodés, l’image gagne encore en finesse, avec un grain filmique mieux respecté lorsque l’on modère les traitements, et un rendu global qui se rapproche d’un projecteur home cinéma très abouti plutôt que d’un simple modèle lifestyle. Notez que même avec des sources Full HD SDR, la mise à l’échelle se montre très convaincante, en évitant de trop renforcer les contours, ce qui donne des films et séries au rendu naturel, avec ce qu’il faut de précision sans tomber dans un aspect artificiellement détaillé.
Le projecteur propose une fonction de modulation pour l’IRIS qui peut être désactivée, manuelle (6 niveaux) ou défini sur les modes préréglés Cinéma 1 ou Cinéma 2. Dans ce dernier cas, on obtient une image plus sombre et un plus haut niveau de contraste alors qu’avec le mode Cinéma 1, l’idée est de viser un équilibre entre luminosité et contraste. Le mode Cinéma 1 est plutôt recommandé pour regarder les films et les séries et offre une luminosité supérieure.

Globalement, la triple source laser, combinée à la large couverture BT2020, produit des couleurs très riches, capables de restituer des teintes saturées dans les contenus modernes sans écraser les nuances intermédiaires, à condition là encore de ne pas pousser les modes les plus agressifs. Les teintes de peau restent bien tenues en mode Filmmaker ou Cinéma, ce qui permet d’apprécier des films exigeants sans avoir la sensation d’un rendu trop vidéo ou trop clinquant, même si certains préfèreront un léger ajustement de la balance des blancs et de la saturation.
L’impression subjective est celle d’une image extrêmement solide pour un DLP triple laser : contrastée, lumineuse, colorée, avec une netteté convaincante, capable de satisfaire tous les publics.

La compensation des mouvements
Le Valerion VisionMaster Max propose une compensation des mouvements avancée, basée sur une interpolation d’images qui analyse les trames successives pour générer des images intermédiaires, afin de réduire les saccades sur les panoramiques rapides et les scènes d’action. En pratique, cette fonction se montre efficace pour rendre plus fluides les contenus 24p lorsqu’ils sont visualisés à une fréquence de rafraîchissement plus élevée, ce qui améliore la lisibilité des plans complexes ou des travelling sur des décors très détaillés, en particulier sur les sources de streaming. Les objets en mouvement conservent une bonne netteté, avec moins de traînées qu’en désactivant complètement les traitements, ce qui est appréciable sur les sports, les films d’action ou les jeux vidéo lorsqu’on privilégie la fluidité.

Cela étant, comme sur la plupart des systèmes MEMC, pousser les réglages au maximum peut introduire quelques artefacts, notamment sur des combinaisons difficiles de mouvements rapides au premier plan sur des fonds très texturés, ce qui donne parfois une sorte d’effet « savon » que les puristes n’apprécient pas. Heureusement, le projecteur permet d’ajuster le niveau d’intervention ou de désactiver complètement la compensation, pour retrouver le mouvement original des films tournés à 24 images par seconde, avec un flou de mouvement plus cinématographique. L’utilisateur peut ainsi adapter le fonctionnement à son type de contenus : un niveau faible voire nul pour les films, plus élevé pour le sport ou certains dessins animés, sans avoir à modifier toute la configuration de l’image.
L’effet arc-en-ciel
Comme tout projecteur basé sur une technologie DLP unique, le Valerion VisionMaster Max reste potentiellement sujet au phénomène d’effet arc‑en‑ciel, ces petits éclairs colorés perceptibles sur les transitions contrastées par certains spectateurs sensibles.
Toutefois, ce modèle embarque une fonction baptisée RBE qui permet de réduire les artefacts d’arc-en-ciel sur l’image. Dans les faits, étant sensible à ce phénomène, nous avons effectivement constaté une quasi-élimination des effets. Notez cependant que l’activation de cette fonction fait irrémédiablement augmenter le bruit de fonctionnement du vidéoprojecteur ce qui peut devenir désagréable surtout s’il est installé à proximité.

Rappelons que la sensibilité à l’effet arc‑en‑ciel varie énormément d’un spectateur à l’autre, certains ne le remarquant quasiment jamais, d’autres y étant immédiatement sensibles.
Valerion VisionMaster MaxNos mesures, sondes à l’appui
Le taux de contraste utile de ce modèle est de 2 029:1 avec le mode IRIS réglé sur Cinéma 1. S’il est désactivé, on passe à 2 667:1 alors que le mode Cinéma 2 nous a permis de mesurer cette caractéristique à 2 903:1. En ce qui concerne le gamma, en sortie de carton, on apprécie le très bon suivi de la courbe de référence avec une mesure moyenne de 2,17, ce qui est très correct. La température de couleur moyenne, avec le mode Filmmaker est de 7 521 K, ce qui est un peu trop élevé proposant ainsi une image un peu trop froide.

Avec des contenus HDR, ce qui est assez impressionnant, c’est la luminosité relevée. En effet, avec le mode Filmmaker activé, nous avons pu mesurer un pic de luminosité de 288 cd/m² pour une image faisant 100 pouces en diagonale et l’appareil étant situé à 2,1 m seulement du mur ou de l’écran. C’est plus que le VisionMaster Pro 2 (265 cd/m²) et le Nebula X1 (219 cd/m²) dans les mêmes conditions. Toutefois, cela reste en deçà des 378 cd/m² relevés avec le Xgimi Horizon 20 Max. La fidélité des couleurs est tout à fait acceptable avec les réglages par défaut ne dépassant pas les 3,5 pour le Delta E, toujours en mode Filmmaker et avec une valeur légèrement supérieure pour le mode Cinéma.


Enfin, saluons également les impressionnantes couvertures des espaces colorimétriques s’établissant à 99,81 % pour le DCIP-3 et 98,14 % pour le BT2020.

Valerion VisionMaster MaxGaming, une bonne réactivité
Le Valerion VisionMaster Max a clairement été conçu non seulement pour offrir ce qui se fait de mieux pour les films et les séries mais n’a pas oublié la partie gaming. Nous avons vu que les connectiques sont particulièrement complètes et permettent de brancher des consoles et des PC performants et d’en exploiter le plein potentiel.
Pour ne rien gâcher l’appareil supporte la fonction ALLM (Auto Low Latency Mode) signifiant qu’il passe automatiquement dans un mode prêt à répondre à toutes les sollicitations s’il détecte une console ou un ordinateur de jeu. Lorsque cette fonction est activée, on obtient un temps de retard à l’affichage qui est de 37,3 ms.
Si vous activez, en plus, le mode DLP Turbo (depuis le menu Projecteur), vous pouvez obtenir un input lag de seulement 17,6 ms mais attention, dans ce cas, les fonctions de correction d’image automatiques n’ont plus cours. Vous pouvez alors vous retrouver avec une image qui n’est plus rectangulaire, par exemple si le projecteur n’est pas exactement en face de l’écran ou du mur.

En pratique, le vidéoprojecteur est très bien pour jouer produisant une excellente sensation de réactivité sur les jeux rapides, qu’il s’agisse de FPS compétitifs, de jeux de course ou de titres en ligne où la moindre fraction de seconde compte, tout en profitant d’une image très large, immersive et bien définie.
Le VisionMaster Max prend en charge les signaux 4K jusqu’à 120 Hz selon les sources.
Valerion VisionMaster MaxAudio
Le Valerion VisionMaster Max embarque un système audio stéréo intégré basé sur deux haut‑parleurs de 12 W environ, destinés à fournir un son suffisamment ample pour un usage d’appoint dans un salon ou une pièce de taille moyenne. La prise en charge de formats comme Dolby Audio et DTS:X permet de bénéficier d’un traitement psychoacoustique visant à élargir la scène sonore et à donner une impression de spatialisation plus importante que ce que laisserait présager le simple volume du châssis. Dans la pratique, les dialogues restent clairs et bien mis en avant, ce qui est essentiel pour les films et séries, tandis que la scène sonore atteint une largeur correcte pour un projecteur, sans atteindre évidemment la précision ni l’ampleur d’un système home cinéma dédié.

Plusieurs préréglages d’égalisation sont proposés, comme Cinéma, Musique ou Sport, permettant d’adapter légèrement la réponse en fréquence au contenu, et certains modes renforcent les basses ou la clarté des voix selon les besoins. Les graves restent cependant limités en profondeur et en impact, comme souvent sur ce type d’enceintes intégrées, ce qui réduit un peu l’ampleur des explosions ou des bandes originales très charpentées, surtout dans une grande pièce. À volume modéré, l’ensemble reste agréable et sans distorsion gênante, mais dès que l’on monte haut, le système montre ses limites, ce qui incite naturellement à envisager un système audio externe pour exploiter pleinement le potentiel vidéo du projecteur.
La présence d’une sortie HDMI eARC, d’une sortie optique S/PDIF et d’une prise jack, en plus du Bluetooth, sont là pour une connexion à une barre de son, un ampli home cinéma ou une paire d’enceintes actives, sans contrainte particulière. En associant le VisionMaster Max à un système audio cohérent, l’expérience globale bascule clairement vers un ensemble beaucoup plus immersif, avec une scène sonore large, de réelles basses et une meilleure cohérence entre ce que l’on voit et ce que l’on entend.
Valerion VisionMaster Max L’interface, Google TV pour tout contrôler
Exactement comme pour la version Pro 2, le Valerion VisionMaster Max s’appuie sur Google TV, dans une version récente et bien optimisée, qui offre une interface claire, riche et fluide. La page d’accueil met en avant les applications les plus utilisées et propose des recommandations de contenus issues de multiples services, avec la possibilité de créer plusieurs profils utilisateurs afin que chacun bénéficie de suggestions adaptées à ses habitudes de visionnage.

La navigation se révèle rapide, les applications se lancent sans lenteur excessive et le passage d’une plateforme de streaming à une autre se déroule de manière fluide, ce qui donne réellement l’impression de disposer d’une smart TV complète intégrée dans un projecteur.
Bien entendu, les principales plateformes de streaming vidéo sont disponibles en natif, généralement en 4K HDR lorsque le service le permet, comme Netflix, Disney+, Prime Video, YouTube, Apple TV+ ou encore certaines applications locales comme M6+ et TF1+. En outre, l’accès au Google Play Store permet d’installer d’autres applications ou jeux, même si ce n’est pas la vocation première du produit, ainsi que des services de musique, d’actualités ou de médias spécialisés. Le Chromecast intégré rend très simple l’envoi de contenus depuis un smartphone, une tablette ou un ordinateur sous Android ou Chrome, tandis que certaines versions ou mises à jour mentionnent également le support d’AirPlay 2 pour les appareils Apple, ce qui élargit encore la compatibilité.

Un menu de paramètres dédié au projecteur donne accès à de très nombreuses options de configuration de l’image, du son et du système, avec des réglages précis pour les modes d’image, la gestion du HDR, la calibration avancée ou encore les fonctions d’économie d’énergie. L’ensemble reste bien structuré, ce qui permet à un utilisateur débutant de se limiter aux modes préconfigurés tandis qu’un amateur averti pourra passer du temps à affiner la courbe de gamma, la balance des blancs ou la colorimétrie sans se sentir perdu.
Comme avec le Valerion VisionMaster Pro 2, ce modèle dispose d’un menu spécial IA. Outre le fait qu’il est possible d’activer ou de désactiver certaines fonctions relatives à l’optimisation de l’image, notez aussi la possibilité d’accéder aux agents conversationnels ChatGPT et Gemini directement au sein de l’interface.

Valerion VisionMaster MaxConsommation et nuisance sonore
Le Valerion VisionMaster Max affiche une consommation électrique dans la moyenne des vidéoprojecteurs triple laser de sa catégorie, avec une mesure instantanée de 130 W, soit sensiblement la même que pour la version Pro 2, dans les mêmes conditions. Cela reste plutôt raisonnable au regard de la puissance lumineuse délivrée et de la taille d’image pouvant atteindre 300 pouces, sachant qu’un mode économie d’énergie permet de réduire la consommation en abaissant la puissance du laser lorsque l’on projette dans le noir complet ou avec une diagonale plus modeste.
Le système de refroidissement a été particulièrement soigné, avec un niveau de bruit autour de 32 dB, ce qui le rend très discret en usage réel, le bruit des ventilateurs étant rapidement couvert par la bande-son du programme.
Valerion VisionMaster MaxDate de sortie et prix
Le vidéoprojecteur Valerion VisionMaster Max est disponible à 4 400 euros au moment de l’écriture de ces lignes, ce qui le place nettement au-dessus du VisionMaster Pro 2 mais en concurrence directe avec certains DLP triple laser haut de gamme et des modèles à matrices LCoS d’entrée de gamme.





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