Windows Defender a de nouveau une faille de sécurité, un jour seulement après un correctif

 
Une nouvelle faille vient d’être découverte dans Windows Defender, l’antivirus intégré par défaut à Windows. Elle permet de contourner un correctif que Microsoft venait tout juste de publier. Voici ce qu’il faut savoir, et si vous devez vous inquiéter.
Logo Windows Defender

Le 8 septembre 2026, Microsoft a publié son traditionnel « Patch Tuesday », cette mise à jour mensuelle qui corrige des failles de sécurité sur Windows. D’après la firme de Remond, elle a comblé un nombre record de vulnérabilités, environ 970 au total. Sauf que quelques heures plus tard seulement, un chercheur en sécurité surnommé Nightmare Eclipse a publié une démonstration baptisée ShieldCrash, prouvant que l’un de ces correctifs ne fonctionne pas complètement.

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Le correctif visé concernait Windows Defender, l’antivirus installé automatiquement sur toutes les machines tournant sous Windows. Selon ce chercheur, il est encore possible de reproduire le même problème que celui que Microsoft pensait avoir réglé. C’est en réalité le troisième épisode d’une même histoire : une première faille (RoguePlanet) a été corrigée en juillet, une deuxième (ShieldBreak) a montré en août que ce correctif ne suffisait pas, et maintenant ShieldCrash montre que le correctif d’août non plus.

Derrière le pseudonyme Nightmare Eclipse (aussi connu sous les noms Chaotic Eclipse ou MSNightmare) se cache un chercheur habitué à publier ce genre de démonstrations, souvent après avoir critiqué la manière dont Microsoft traite les signalements de failles et gère son programme de primes. L’éditeur a de son côté brandi la menace de poursuites contre les auteurs d’« activités malveillantes causant un préjudice réel ».

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Quel est le risque, concrètement ?

Cette faille permet à une personne qui a déjà un accès à l’ordinateur (par exemple via un logiciel malveillant déjà installé, ou un accès physique) d’obtenir les droits les plus élevés du système, ceux qu’on appelle « SYSTEM ». Avec ce niveau d’accès, elle peut lire des fichiers normalement protégés, même ceux réservés à l’administrateur.

Il y a toutefois une bonne nouvelle : pour l’instant, l’exploit ne permet pas de modifier ou d’écrire des fichiers, seulement de les lire. Le chercheur qui l’a publié a même précisé qu’il s’agissait d’une version « basique », ce qui laisse penser qu’une version plus dangereuse pourrait arriver plus tard. Autre point important, cette faille ne peut pas être utilisée à distance par un pirate depuis Internet : il faut déjà avoir un pied dans l’ordinateur visé, ce qui réduit considérablement le danger pour un particulier au quotidien.

Êtes-vous concerné ?

Si votre ordinateur fonctionne sous Windows 10 ou Windows 11 avec Windows Defender activé, vous faites théoriquement partie du périmètre concerné. Selon les tests réalisés par le chercheur, la faille fonctionne à 100 % sur Windows 11 25H2 et sur les serveurs Windows Server 2025, mais elle toucherait aussi les autres versions de Windows encore prises en charge.

En revanche, si vous utilisez un autre antivirus que Windows Defender (Bitdefender, Avast, Kaspersky ou un autre), ou si vous avez désactivé Defender, vous n’êtes pas concerné par cette faille précise. Il faut aussi rappeler que, comme expliqué plus haut, un pirate ne peut pas exploiter cette faille sans disposer déjà d’un accès à votre appareil. Le risque réel pour un utilisateur qui navigue normalement, sans télécharger de fichiers douteux ni exécuter de programmes non fiables, reste donc limité.

Que faire en attendant un correctif

Microsoft n’a pas encore publié de correctif spécifique contre ShieldCrash. En attendant, voici quelques réflexes pour limiter les risques. Gardez toujours Windows à jour, en laissant les mises à jour automatiques activées. Évitez de télécharger des fichiers ou d’installer des programmes provenant de sources non vérifiées, puisque c’est justement ce principe qui pourrait permettre à un attaquant d’obtenir un premier accès à votre machine avant d’exploiter cette faille.

Il n’y a, pour l’instant, aucune preuve que cette faille soit exploitée massivement dans la nature. Elle reste avant tout une démonstration technique destinée à alerter Microsoft, plutôt qu’une fonction déjà utilisée par des cybercriminels à grande échelle. Un correctif devrait logiquement suivre lors d’une prochaine mise à jour de sécurité, comme cela a été le cas pour les deux failles précédentes de cette même série.


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