Bien loin du hall dédié au CES ou de l’avancée progressive des constructeurs au MWC, l’automobile reste très discrète à l’IFA de Berlin. Pourtant, nous avons repéré quelques nouveautés intéressantes autour de la connectivité embarquée.

Mis à part Mazda qui est partenaire de la chaîne de télévision allemande ARD, aucun constructeur auto ou moto n’est présent à l’IFA. C’est du côté des start-ups et spécialistes de l’autoradio ou du GPS qu’il faut chercher les quelques innovations proposées à Berlin cette année. Le produit le plus marquant se (pré)nomme Chris : il s’agit d’un boîtier se plaçant sur le pare-brise et qui devient une interface simplifiée avec votre smartphone (Android ou iOS) lors de la conduite, vous permettant de le laisser complètement de côté. Une interface visuelle, vocale et même, gestuelle.

Son designer, un Français, nous explique qu’il a voulu créer un produit au dessin simplissime, concentré sur la facilité d’utilisation, avec une interface aux graphismes ultra-lisibles. German Autolabs, la start-up allemande qui est derrière ce produit, concentre ses efforts pour devenir le premier assistant personnel spécifique à l’automobile, gérant messages, appels, navigation et musique. La commande gestuelle permet de régler le volume, arrêter la musique ou de passer au morceau suivant d’une playlist par exemple.

Le système fonctionne aussi hors ligne, dans un tunnel par exemple, et il se relie en Bluetooth au smartphone et à la stéréo de la voiture. Un seul hic, c’est assez cher : 299 euros.

Connecter n’importe quelle auto un peu ancienne pour un tarif modique

Autre tentative intéressante pour connecter n’importe quelle automobile, le spécialiste japonais Pioneer montre un autoradio avec un support intégré pour smartphone, qui se déplie de l’endroit où, auparavant, se trouvait la fente pour accueillir les CD (ou pour les plus anciens, les K7…). L’idée est de relier facilement autoradio et smartphone avec une interface physique et logicielle, pour connecter n’importe quelle auto un peu ancienne pour un tarif modique (SPH-10BT, 119 euros). Une station d’accueil pivotante (portrait ou paysage) qui place le smartphone au-dessus de l’autoradio, ce dernier harmonisant les couleurs de ses touches avec celles de l’écran du smartphone affichant l’application Pioneer SmartSync (Android et iOS) qui leur permet de dialoguer.

Des touches d’accès rapide physiques sur l’autoradio donnent accès aux menus audio (y compris Spotify ou Apple Music), navigation (Plans, Google Maps, Waze…), commande vocale, messages, téléphone. L’écran du smartphone affiche quant à lui des pages très simples à utiliser, sans distraction. L’écosystème créé ici se veut aussi évolutif, avec pour première application l’intégration visuelle de la distance avec un obstacle calculée par un radar de recul installé en accessoire sur le véhicule, par exemple.

Pioneer expose aussi ses autoradios grand écran compatibles Android Auto et Apple CarPlay avec mirroring sans fil.

Juste pour le fun

D’autres marques montraient également des nouveautés dans le monde automobile, comme sur le stand JVC-Kenwood où trônait une McLaren 720S dont l’instrumentation numérique a été développée par le groupe japonais. Kenwood étend sa gamme de dashcams (caméras filmant au travers du pare-brise, témoignant des circonstances d’un accident le cas échéant), ainsi que des autoradios multimédias incluant Android Auto et Apple CarPlay.

TomTom étend sa gamme de navigateurs GPS, dont certains spécialisés pour la moto et capables de calculer des trajets incluant le plus de virages, juste pour le fun. Du côté de chez JBL, une impressionnante Lamborghini Gallardo au sound-system tuné montre les capacités du constructeur du groupe Harman/Samsung. Et dans le pavillon abritant Samsung, on retrouve des autos en taille 1 avec une toute nouvelle BMW Série 8 montrant l’expertise du constructeur pour les systèmes de clé digitale, tandis qu’un circuit de mini-voitures télécommandées est utilisé pour les démos du Super Slow-mo du Galaxy Note 9

Une dernière pour la route : au détour d’un mini stand sans logo ni nom, on tombe nez à nez avec la De Lorean de Retour vers le Futur. Tout un symbole.