L’un des derniers brevets déposés par Toyota en dit long sur ses ambitions à long terme : développer une voiture capable de flotter dans les airs à l’aide d’hélices dissimulées dans les roues. Excitant, mais totalement futuriste.

Les voitures volantes : un concept généralement rencontré dans les films de science-fiction, et qui paraît encore bien loin de notre réalité. Les voitures volantes renvoient au futur. À un futur lointain à peine palpable. Mais qui se rapproche doucement, mais sûrement de notre présent par le biais de projets encore à leurs balbutiements. Des projets animant la soif d’innovation des grandes entreprises.

Des hélices dissimulées dans les roues

Toyota en fait partie. Et le prouve à travers un brevet déposé le 8 mars 2017, mais dévoilé le 13 septembre dernier. Mis en lumière par Free Patents Online, puis relayé par Futura Sciences, le nom du fichier en question se veut révélateur : « Dual-mode vehicle with wheel rotors ». Autrement dit, un véhicule terrestre Adav (Vertical Take-off and Landing aircraft, pour aéronef à décollage et atterrissage verticaux) capable de s’envoler à l’aide de rotors intégrés aux roues.

Dans le domaine des voitures volantes, tout est à imaginer, à inventer. Ici, c’est ce qu’entreprend la compagnie japonaise en travaillant sur la conception d’un tel produit. Les roues situées sur le côté droit du véhicule seraient ainsi reliées à une sorte de bras articulé, au même titre que celles placées sur le côté gauche. Fixés à un pivot central, lesdits bras pourraient ensuite se déployer à la verticale et libérer des hélices nichées dans les jantes.

En s’activant, ces dernières donneraient alors une impulsion au véhicule capable de prendre le chemin des airs. Tempérons cependant l’ensemble de ces propos : un brevet n’est qu’un brevet, et n’acte en rien le développement d’un tel projet. Mais force est de constater que Toyota suscite un intérêt tout particulier à l’égard de ces véhicules du futur.

Uber également sur le dossier des voitures volantes

La compagnie asiatique a en effet récemment investi dans le projet Cart1vator (photo de Une), qui repose sur une voiture volante censée être la plus petite du marché – faut-il qu’il existe -, et qui devrait faire l’objet d’une présentation en marge des JO d’été de Tokyo, en 2020. Mais Toyota n’est pas la seule firme à s’intéresser de près à ce secteur. Uber semble aussi sur le qui-vive, tout comme Kitty Hawkstart-up soutenue par un certain Larry Page, cofondateur de Google.