La France fait partie d’une liste restreinte de pays sélectionnés par Uber dans le cadre d’un déploiement de taxis volants à l’horizon 2023. Mais des obstacles technologiques et surtout législatifs pourraient contrecarrer le projet de l’entreprise américaine.

Uber a de grandes et belles ambitions. L’une d’entre elles, désormais connue de tous, est d’automatiser l’ensemble de ses services en s’affranchissant de la main-d’œuvre humaine. Son projet de voiture autonome, malgré le tragique accident survenu en mars dernier, reste bel et bien au programme, qui plus est après le colossal investissement de 500 millions de dollars effectué par Toyota.

L’autre grand chantier de la compagnie californienne s’inscrit dans une démarche plus futuriste, et plus délicate : les taxis volants. En mai 2018, le groupe apportait déjà une série de détails dans le cadre d’une conférence de presse organisée à Los Angeles. Le but final étant de lancer ce nouveau service d’ici 2023, après une batterie de tests et de démonstrations réalisés au cours de l’année 2020.

Paris, une ville candidate et idéale

Cette fois-ci, la firme dirigée par Dara Khosrowshahi a établi une liste restreinte de cinq pays considérés comme de potentiels candidats au déploiement de ses taxis volants, apprend-on dans les colonnes de The Verge. Et la France est clairement dans les petits papiers de la société américaine, aux côtés du Brésil, de l’Australie, de l’Inde et du Japon — l’annonce de la nation choisie aura lieu dans six mois. Les villes de Dallas et Los Angeles ont quant à elle déjà été sélectionnées au préalable.

Pour ce faire, Uber s’est focalisé sur plusieurs critères de sélection : une population métropolitaine d’au moins deux millions d’habitants, un aéroport situé à une heure du centre-ville environ, des zones de population dispersées et enfin une volonté de soutenir les services de covoiturage. Autant de conditions que réunit parfaitement Paris, agglomération tricolore logiquement pressentie.

D’autant plus que le groupe californien a récemment jeté son dévolu sur la capitale française pour accueillir son tout nouveau centre de technologies avancées, dont l’investissement devrait atteindre les 20 millions d’euros sur les cinq prochaines années. Sauf que la Ville lumière n’est pas la seule et unique candidate idéale, le Japon étant lui aussi un sérieux prétendant à l’idée d’héberger ce nouveau service de mobilité.

Des obstacles technologiques et législatifs complexes

Le pays du Soleil-Levant suscite en effet un intérêt tout particulier à l’égard de cette technologie, qu’il souhaite développer et démocratiser au cours de la prochaine décennie. Un défi de taille que le gouvernement nippon a récemment présenté sous la forme d’un projet réunissant 21 entreprises et organisations dédiées à ce mode de transport pour le moins futuriste. Et devinez quoi : Uber fait évidemment partie des festivités.

Pour autant, la tâche ne sera pas si simple. De nombreux obstacles technologiques, législatifs et psychologiques devront être franchis : l’ajout de batteries suffisamment légères et puissantes pour propulser l’engin, une législation autorisant des vols au-dessus de plusieurs millions d’habitants ou encore un travail afin de préparer les mentalités à un tel mode de transport. Un chantier dantesque qui devrait donc être long, très long.