
On ne fait pas 200 millions d’économies sans que la menace d’une grève pointe le bout de son nez. Alors que le géant du jeu vidéo Ubisoft a annoncé une restructuration complète de son fonctionnement, avec moult licenciements à la clé, les syndicats présents au sein de l’entreprise appellent à débrayer ce jeudi 22 janvier 2026 au matin.
À l’appel de Solidaires Informatiques, les employés sont encouragés à arrêter le travail pendant au moins une demi-journée afin de rappeler à Yves Guillemot (PDG de l’entreprise) que « ce sont ses salarié-es qui font les jeux ». Le mouvement de contestation a également été rejoint par le Syndicat des Travailleureuses du Jeu Vidéo (STJV).
Arrêt des licenciements, augmentations et télétravail
Qualifiant de « catastrophiques » les annonces de la direction, Solidaires Informatiques appelle les salariés à défendre leurs conditions de travail et à exiger « la fin du plan de réduction des coûts », le « maintien et l’extension des conditions de télétravail » et exige « des augmentations décentes pour l’année qui vient ». Histoire d’assurer un retentissement mondial, le syndicat a également relayé l’appel à la grève en anglais pour les studios non francophones.
Dans son communiqué, le syndicat dénonce « l’absurdité des décisions managériales » qui pourrait donner naissance à « d’autres mouvements de grève » au-delà de la simple demi-journée du 22 janvier 2026. Ne mâchant pas ses mots, Solidaires estime que le plan de restructuration équivaut à « laisser un patron en roue libre démolir nos conditions de travail ».
Ubisoft, un habitué des grèves
Les syndicats au sein d’Ubisoft ne sont pas étrangers aux mouvements de grève. En 2024 déjà, un premier mouvement social était né pour contester les décisions de l’entreprise sur la réduction du télétravail. Rebelote en 2025 chez Ubisoft Bordeaux, où la direction voulait passer de trois à deux jours de télétravail autorisés.
Pour aller plus loin
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Si les critiques des salariés se sont tant cristallisées autour de la question du télétravail, c’est parce qu’elle est intimement liée à l’avenir de nombreux salariés au sein de l’entreprise. En obligeant les travailleurs et travailleuses de l’entreprise à revenir dans les bureaux, Ubisoft risque bien de créer un second plan de licenciement qui ne dit pas son nom pour tous les salariés qui habitent désormais loin de leurs bureaux ou qui sont coincés à leur domicile pour des raisons personnelles. Sans compter que les accusations de « management toxique » qui flottent dans l’entreprise ne doivent pas aider celles et ceux qui doivent revenir dans les murs à envisager l’avenir sereinement.
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