Test du Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed : tout mini, tout complet

Un nom à rallonge pour un mini clavier

 

Introduction

Razer continue de décliner sa gamme BlackWidow avec l’arrivée aujourd’hui d’un nouveau modèle sans fil au format 65 % : le Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed.

Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed

Source : Edouard Patout pour Frandroid

Razer poursuit la déclinaison de sa gamme BlackWidow V3 avec l’arrivée d’un nouveau modèle plein de promesses. Après un BlackWidow V3 originel convaincant, mais onéreux, la marque aux serpents nous propose aujourd’hui une déclinaison sans-fil au format 65 %. Ce format très apprécié fait l’impasse sur le pavé numérique et la rangée de touches de fonction, mais conserve notamment les touches directionnelles.

Le Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed profite donc de la technologie sans-fil propriétaire de la marque et pourra également être utilisé en Bluetooth sur n’importe quel appareil équipé de cette connectivité. Ce nouveau modèle est le premier de la marque à proposer des interrupteurs Razer Yellow en déclinaison azerty et c’est justement celui-ci que nous testons aujourd’hui.

Proposé au tarif constructeur de 189,99 euros, ce nouveau BlackWidow V3 est un clavier toujours très onéreux, mais qui devrait réussir à convaincre grâce à ses nombreux atouts. On vérifie tout cela ensemble dans ce test complet.

Le même, en plus petit

Du côté du design, Razer n’a pas réinventé la roue et a pris la (sage) décision de reprendre la même conception que le BlackWidow V3 plein format. On profite donc un châssis en plastique très droit sur lequel une plaque en métal est parfaitement intégrée. La partie avant plongeante se pare d’une lame en plastique translucide qui abrite en son centre le logo rétroéclairé de la marque.

Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed

Source : Edouard Patout pour Frandroid

L’ensemble se montre particulièrement solide et finalement assez lourd avec environ 730 grammes sur la balance. La plaque en métal y est pour beaucoup et elle apporte également au châssis la rigidité nécessaire pour offrir une bonne expérience de frappe. On regrette cependant que ce châssis soit si large par rapport à l’espace occupé par les touches. Dans l’idée, on préfère la proposition du Corsair K65 RGB Mini.

Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed

Source : Edouard Patout pour Frandroid

Le BlackWidow V3 Mini HyperSpeed fait malheureusement l’impasse sur le repose-poignet qui aurait pourtant été très intéressant, tant le clavier est épais. La présence des pieds escamotables à deux positions est ici particulièrement bienvenue puisque la frappe s’est révélée inconfortable avec l’inclinaison par défaut. Un emplacement est également prévu pour le dongle sans-fil afin de ne pas le perdre en déplacement.

Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed

Source : Edouard Patout pour Frandroid

L’épaisseur du clavier est notamment due au fait que les interrupteurs mécaniques reposent directement sur la plaque métallique supérieure. On dispose ici d’une organisation dite « 65 % ». Ces modèles font ainsi l’impasse sur le pavé numérique, la rangée de touches de fonction ainsi que la zone des touches directionnelles. Néanmoins, cette dernière est bien présente sur la partie droite, de façon très compacte.

Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed

Source : Edouard Patout pour Frandroid

Les touches sont ici en ABS à double injection avec une finition granuleuse se rapprochant du rendu des touches en PBT. Là encore, Razer a jugé bon de ne pas découper la totalité des caractères sur ces touches, ce qui fait que les fonctions secondaires de ces dernières ne profitent pas de l’éclairage RGB intégré aux interrupteurs et rend leur lisibilité compliquée dans une pièce sombre. D’autant que l’éclairage intégré n’est pas forcément très puissant.

Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed

Source : Edouard Patout pour Frandroid

En jetant un rapide coup d’œil à l’arrière du clavier, on y découvre le commutateur d’alimentation qui permet également de choisir le mode de connexion du clavier. Ce commutateur est accompagné d’une petite LED d’indication et d’un port USB type C qui permettra de charger le clavier, mais également de l’utiliser en filaire. Très logiquement, un câble USB est fourni dans la boite.

Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed

Source : Edouard Patout pour Frandroid

Sur le plan du design et de l’ergonomie générale, il n’y a donc pas vraiment de surprises. Le BlackWidow V3 Mini HyperSpeed est très bien construit et trouvera sa place sur tous les bureaux grâce à son design relativement sobre. Le repose-poignet fait malheureusement partie des grands absents et aurait été très appréciable ici. Sans oublier cet habituel problème de lisibilité des fonctions secondaires des touches qui entache quelque peu l’expérience.

De nombreux raccourcis et un pilote complet

Malgré l’absence de nombreuses touches par rapport à un clavier classique, le BlackWidow V3 Mini ne perd pas en fonction grâce aux très nombreux raccourcis secondaires. L’activation de ces raccourcis se fait comme toujours à l’aide de la touche Fn situé sur la partie inférieure du clavier. On profite alors de la rangée de touches de fonction, des raccourcis multimédias ainsi que quelques raccourcis liés au fonctionnement du clavier.

Pour aller plus loin, le clavier est logiquement compatible avec Razer Synapse, le pilote commun à tous les périphériques de la marque. Le premier onglet est comme toujours dédié à l’attribution des touches qui pourront prendre les fonctions de notre choix. Ici, de nombreuses fonctions sont disponibles, allant des raccourcis clavier aux fonctions système en passant par les macros.

Razer Synapse

Le second onglet permet de gérer l’éclairage des touches. On y retrouve les différentes préconfigurations avec en plus la possibilité d’utiliser Chroma Studio pour paramétrer plus finement les effets. Cet onglet permet également de définir la luminosité globale du clavier ainsi que de définir les fonctions d’extinction automatique de l’illumination pour économiser la batterie.

Razer Synapse

Enfin, notons la présence d’un onglet dédié à l’économie d’énergie qui permet de définir le délai avant l’extinction du clavier. À noter que Synapse intègre un indicateur du pourcentage de batterie restante dans le clavier. Ce dernier disposant également d’un rappel à l’aide de la LED d’indication située à l’arrière.

Razer Synapse

Comme toujours, les différents réglages peuvent être enregistrés dans des profils à associer à nos jeux et applications. Le BlackWidow V3 Mini dispose également d’une mémoire interne qui permet d’y stocker jusqu’à 4 profils différents. L’idée étant ici de pouvoir profiter de ces profils sans nécessiter de laisser Synapse tourner en arrière-plan.

Des performances intéressantes

Pour la première fois, Razer propose un clavier azerty équipé d’interrupteurs Razer Yellow. Il s’agit d’interrupteurs linéaires nécessitant une force d’activation très classique de 45 grammes. Le point d’activation est ici situé à 1,2 mm, avec une course totale de 3,5 mm. Ces interrupteurs sont donc plutôt réactifs et notamment un peu plus que les très classiques Cherry MX Red.

Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed

Source : Edouard Patout pour Frandroid

En pratique ces interrupteurs sont agréables à utiliser même si leur réactivité demande un petit temps d’adaptation et que les erreurs de frappes sont assez nombreuses durant les premières heures d’utilisation. Ils sont logiquement parfaitement adaptés pour les jeux compétitifs comme les FPS, mais répondent également présents pour la rédaction.

Les touches sont également assez stables et on apprécie tout particulièrement le peu de bruit généré par la frappe. À titre de comparaison, le clavier nous a paru plus silencieux qu’un modèle équivalent équipé d’interrupteurs Cherry MX Red.

Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed

Source : Edouard Patout pour Frandroid

Du côté de la connectivité sans-fil, nous n’avons rien à redire puisque celle-ci s’est montrée très stable durant ces quelques jours de test. Nous avons également pu en profiter pour tester la nouvelle fonction permettant d’utiliser un seul et unique dongle pour plusieurs périphériques. Ainsi, nous avons utilisé le dongle du clavier pour connecter également la Orochi V2 et l’ensemble fonctionne également très bien.

Le fonctionnement en Bluetooth s’est également passé sans accroc et il sera possible d’associer trois appareils différents. Durant notre test, nous avons pu utiliser quotidiennement le clavier avec deux ordinateurs dont l’un était connecté en Bluetooth sans aucun souci particulier.

Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed

Source : Edouard Patout pour Frandroid

Enfin, en ce qui concerne l’autonomie, Razer annonce jusqu’à 200 heures loin du courant. S’il est difficile de mesurer ces chiffres en pratique, nous avons pu utiliser le clavier pendant une grosse semaine, en basculant régulièrement du Bluetooth à la connexion « HyperSpeed » avant de devoir charger la batterie. Cela a néanmoins nécessité un ajustement de luminosité des touches à 10 % de la puissance maximale. Notons que cela n’entache en rien la lisibilité des caractères.

Prix et disponibilité du Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed

Le clavier Razer BlackWidow V3 Mini HyperSpeed est disponible au prix conseillé de 189,99 euros.

Note finale du test
8 /10
Le BlackWidow V3 Mini HyperSpeed est un clavier convaincant dans sa construction et son design discret. Il n’en oublie pas non plus les performances avec les interrupteurs Razer Yellow très efficaces.

Sa triple connectivité est également bienvenue puisqu’elle permettra au clavier d’être utilisé avec l’immense majorité des appareils disponibles sur le marché, notamment en déplacement. Là encore, les performances sont au rendez-vous.

Quelques défauts viennent légèrement ternir l’expérience et le clavier est proposé à un tarif très élevé, qui pourra en rebuter certains. Il ne faut néanmoins pas oublier qu’il est l’un des seuls claviers sans-fil 65 % disponible en azerty.
Points positifs
  • Design discret
  • Construction solide
  • Interrupteurs performants
  • Triple connectivité
  • Fonctionnalités complètes
Points négatifs
  • Aurait pu être plus compact
  • Lisibilité de certains caractères
  • Épaisseur un peu trop importante
  • Tarif élevé

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