À peine lancé, ce nouveau SUV électrique pose déjà problème

 

Un peu moins de deux ans après sa révélation, il est enfin temps pour le Subaru Solterra de commencer sa commercialisation. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le SUV électrique n’est pas accessible à toutes les bourses.

Si tous les constructeurs présents en Europe devront passer au tout électrique à partir de 2035, on ne peut pas dire qu’ils soient tous logés à la même enseigne. Si certains sont bien partis, comme Volkswagen, d’autres accusent un vrai retard, à l’instar de Subaru.

Un prix très salé

Mais la firme veut faire des efforts, elle qui prévoit de lancer pas moins de quatre SUV électriques d’ici à 2026. En novembre 2021, cette dernière levait le voile sur sa première voiture électrique, le Solterra. Un modèle haut sur pattes, cousin du Toyota bZ4X et reprenant sa plateforme ainsi que sa motorisation. Ce qui aurait dû aider le constructeur à se lancer.

Oui, mais voilà, la pénurie de semi-conducteurs engendrée par la crise sanitaire a quelque peu perturbé les plans du constructeur japonais. Ce dernier a en effet été contraint de retarder le lancement de sa voiture et n’avait ensuite plus donné de nouvelles. Mais un rapide tour sur son site nous permet de voir que la situation semble s’être arrangée. En effet, le SUV est enfin disponible.

On sait que les voitures électriques ne sont en général pas données, et forcément, on s’attend à ce que ce soit le cas pour ce Solterra. Mais pas à ce point. Car le SUV est actuellement affiché à partir de 64 990 euros, un tarif élevé qui ne lui permet pas d’être éligible au bonus écologique de 5 000 euros. La seconde finition, baptisée Luxury démarre, quant à elle à 68 990 euros.

Les deux versions sont dotées de la même motorisation, avec un moteur électrique de 160 kW, ce qui équivaut à environ 217 chevaux. À noter que le SUV est équipé d’une transmission intégrale dès l’entrée de gamme, ce qui lui permet de se distinguer du bZ4X, qui débute de son côté à 55 000 euros. Mais le SUV de Toyota est aussi proposé avec quatre roues motrices, à partir de 58 000 euros. Il reste donc moins cher.

Des équipements corrects

Mais alors, à quoi a-t-on droit pour un prix aussi élevé ? La finition la moins chère, qui porte le nom de Confort, est livrée de série avec de nombreux équipements, dont les sièges avant chauffants, la climatisation automatique bizone, le détecteur d’angles morts ou encore le régulateur de vitesse adaptatif intelligent. Une dotation qui reste tout de même généreuse.

À noter qu’elle inclut aussi le combiné numérique de 7 pouces et le système multimédia compatible avec Apple CarPlay sans fil et Android Auto. De son côté, la version Luxury ajoute entre autres le volant chauffant, le chargeur pour smartphone à induction, le toit vitré panoramique ou encore les sièges arrière chauffants. En revanche, rien ne change en ce qui concerne la motorisation électrique.

Pour mémoire, le Subaru Solterra demande un peu plus d’une vingtaine de minutes pour se recharger, à une puissance de 150 kW en courant continu. En courant alternatif, la puissance est quant à elle bridée à 6,6 kW. Le SUV électrique affiche une autonomie de 460 kilomètres selon le cycle WLTP grâce à sa batterie de 71,4 kWh.

Reste désormais à savoir quand les premières livraisons sont prévues pour celui qui chasse sur les terres de la Tesla Model Y – bonne chance au Solterra au vu du rapport qualité-prix de la Tesla – ainsi que de la Volkswagen ID.4.