Accord Canada-Chine : les voitures électriques chinoises arrivent en force

 
Le Canada a tranché. Entre suivre aveuglément la politique protectionniste de Donald Trump et sauver ses exportations agricoles, le Premier ministre Mark Carney a choisi son camp. Les voitures électriques chinoises débarquent en masse, et les États-Unis voient déjà rouge.
Lotus Eletre

Alors que l’Amérique du Nord s’était transformée en forteresse imprenable pour les constructeurs chinois, le Canada vient de décider d’ouvrir la herse. C’est un revirement total, presque un reniement, par rapport à la politique de Justin Trudeau qui s’était calquée sur Washington en imposant des droits de douane de 100 % sur les voitures électriques chinoises.

Le nouveau Premier ministre canadien, Mark Carney, revient de Pékin avec un accord qui va faire grincer des dents dans les bureaux ovales de la Maison-Blanche. La réalité ? Le Canada va accorder un quota annuel de 49 000 voitures électriques chinoises qui bénéficieront d’un tarif douanier réduit à seulement 6,1 %. Ce quota augmentera même chaque année. En échange, la Chine lâche du lest sur le colza canadien.

Ces 49 000 unités annuelles sont une porte d’entrée pour d’autres géants comme BYD ou MG qui attendaient patiemment sur le seuil. Jusqu’ici, l’Amérique du Nord était un désert pour les marques chinoises, à l’exception notable de Motorola (Lenovo) ou OnePlus dans la téléphonie. Dans l’automobile, c’était le néant total.

L’unité du bloc nord-américain est brisée

Le problème ? C’est que cette décision brise l’unité du bloc nord-américain. Le Canada, qui a vu ses exportations vers la Chine chuter de plus de 10 % l’an dernier, a privilégié ses fermiers face aux intérêts industriels de son voisin du Sud.

La réaction des États-Unis ne s’est pas fait attendre. Sean Duffy, le secrétaire aux Transports de l’administration Trump, a été cinglant : « Je pense qu’ils regarderont cette décision et la regretteront sûrement ».

Pour Washington, ces voitures sont un cheval de Troie, tant sur le plan économique que sécuritaire. On nous ressort l’argument de la cybersécurité et des « voitures connectées » qui pourraient espionner le territoire.

D’ailleurs, les responsables américains ont déjà prévenu : ces voitures chinoises qui entreront au Canada n’auront jamais le droit de traverser la frontière sud.

Si le Canada veut jouer cavalier seul, il se coupera du marché américain pour ces produits. Jamieson Greer, le représentant au Commerce, a même qualifié la décision de « problématique ».


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