Interrogé par la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale, Maxime Lombardini est revenu sur la question de la neutralité du net.

Le respect de la neutralité du net est un débat récurrent parmi les acteurs de l’industrie des nouvelles technologies, et en particulier les opérateurs de télécommunication. Pour rappel, ce principe veut qu’un internaute puisse accéder à internet dans sa globalité, sans modifier ou filtrer une partie du trafic en fonction des sites ou des protocoles.

Aux États-Unis, la neutralité du Net n’est déjà plus qu’un souvenir, mais en France, la question demeure, en particulier lorsque certains opérateurs sont accusés par les abonnés de brider tel ou tel service.

Un boulevard pour les géants américains

Maxime Lombardini, directeur général de Iliad (la maison mère de Free), a répondu aux questions des députés concernant le déploiement du réseau de l’opérateur, mais aussi son respect de la neutralité du net.

Il explique ainsi, « on a, sur la net neutralité, une vision qui n’est pas tout à fait la même que certains qui ont peut-être une vision un peu trop extrémiste ». Une réponse un peu floue, qu’il clarifie ensuite :  « aller trop loin dans la mise en œuvre de la net neutralité, c’est faire un véritable boulevard aux grandes plateformes américaines, qui en jouent assez bien ».

Ainsi, en respectant la neutralité du net en France, les opérateurs donneraient un avantage aux plateformes étrangères tels que YouTube ou Netflix. Ce sont justement avec ces plateformes que le trublion déroge au principe en ne refusant de payer pour améliorer le peering assurant un débit suffisant pour ces services.

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