L’affaire Huawei a fait grand bruit à travers le monde. La France y a réagit avec un projet de loi, surnommé loi Huawei, qui empêchait le déploiement de nouveaux équipements réseaux sans l’aval du Premier Ministre. Ce projet a été adopté par le Sénat.

Installation d’une antenne radio

Qui n’a pas suivi l’affaire opposant Huawei et le gouvernement américain ? Si celle-ci commence doucement à se régler, son impact sur le monde se fait toujours sentir, puisque le climat de peur instauré par l’administration Trump a été contagieux pour les pays occidentaux.

En France, une nouvelle loi était à l’étude. Surnommée « loi Huawei » par la presse, elle visait à renforcer la sécurité des équipements réseaux dans le cadre du déploiement de la 5G.

La loi Huawei est adoptée en France

Celle-ci a été définitivement été adoptée en France, après un dernier vote du Sénat réalisé mercredi. À l’avenir, tous les équipements envisagés par les opérateurs français devront d’abord recevoir l’accord du Premier Ministre, dans le but de « préserver les intérêts de la défense et de la sécurité nationale ».

Une loi qui passe mal auprès des opérateurs. Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free se plaignaient en effet de l’impact de celle-ci sur le déploiement de la 5G, et le retard qu’elle allait naturellement forcer.

Malgré son adoption, la loi Huawei n’est en effet pas encore tout à fait clarifiée. Les méthodes de contrôle n’ont pas encore été établies, tout comme les équipements concernés ou les délais que cela imposera. Nous savons seulement que l’autorisation est ensuite valable pour une durée maximale de huit ans, et qu’un manquement sera puni de cinq ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende.