
Pour cet été (et les canicules), je cherchais un ventilateur qui ne ressemble pas à un ventilateur. Quelque chose de fin, facile à ranger l’hiver venu, et surtout déplaçable du bureau au salon, voire sur la terrasse, sans m’encombrer.

Le Mijia Smart Standing Fan Pro Slim cochait beaucoup de cases sur le papier, alors je l’ai commandé.
Fiche technique
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Type | Ventilateur sur pied / table, hauteur réglable |
| Pales | 7 pales profilées |
| Moteur | Courant continu (DC) Inverter |
| Débit d’air | Jusqu’à 25 m³/min |
| Portée annoncée | 14 mètres |
| Oscillation | 90° gauche-droite, tête inclinable |
| Vitesses | 100 niveaux en mode direct, 8 modes « brise naturelle » via l’app |
| Épaisseur de la tête | 8,7 cm (63 % de moins que le Mi Smart Standing Fan 2, selon Xiaomi) |
| Niveau sonore | 26,8 dB(A) au plus bas (donnée constructeur, mode direct sans oscillation) |
| Alimentation | USB-C, adaptateur 18 W fourni ; compatible batterie externe PD/QC ≥ 18 W (9 V ou 12 V) |
| Consommation annoncée | 1,9 W au niveau 1, soit environ 1,4 kWh pour un été (donnée constructeur) |
| Commandes | Tactiles sur l’appareil + télécommande Bluetooth magnétique (portée 30 m) |
| Connectivité | Wi-Fi / app Xiaomi Home, compatible Google Assistant et Alexa |
| Rangement | Mallette EPP fournie, conception modulaire |
| Sécurité | Verrouillage enfant, boîtier ABS, base métallique 3 mm |
| Récompenses | iF Design Award 2025, Red Dot Design Award 2025 |
| Prix | 119,99 € sur le site Xiaomi, 115 à 120 € en import (AliExpress) |
L’exemplaire de ce test a été acheté par votre serviteur.
Un design qui assume sa finesse
C’est la première chose qui frappe quand on le sort du carton : tout se range dans une mallette en polystyrène gris de belle qualité qui sert de valise de transport, et le montage se fait entièrement à la vis, outil fourni.


La tête fait à peine 8,7 cm d’épaisseur. Xiaomi avance 63 % de moins que son Mi Smart Standing Fan 2, et pour le coup, ça se voit.


Posé contre un mur, l’appareil disparaît presque. La base métallique de 3 mm donne un bon point d’ancrage, l’ensemble ne glisse pas, et la finition blanche ABS reste sobre. Deux prix de design (iF et Red Dot 2025) sont venus saluer ce travail, ce qui n’a rien d’usurpé.

L’autre bonne idée, c’est la conception modulaire. Le ventilateur se monte et se démonte avec une simple clé, et il se range dans une mallette EPP fournie. Concrètement, en fin de saison, il rentre dans un placard sans prendre trop de place. Et comme il est léger, je le glisse aussi bien dans un coin du salon que dans le coffre de la voiture.


Détail que j’apprécie au quotidien : la tête s’incline en hauteur. On peut viser vers le bas quand on est assis, ou pointer plus haut pour brasser l’air de toute la pièce. Sur certains modèles concurrents, c’est justement ce réglage vertical qui manque.
Commandes, télécommande et le vrai point d’attention : la connexion
Sur l’appareil, les touches tactiles répondent bien. La télécommande Bluetooth magnétique vient se clipser directement sur le ventilateur, ce qui évite de la chercher pendant dix minutes : elle est livrée avec ses piles, prête à l’emploi, et Xiaomi annonce 30 mètres de portée, largement suffisant à l’échelle d’un appartement.

Vient ensuite le sujet qui mérite qu’on s’y arrête : la connectivité. Sur la version officielle vendue 119,99 € sur le site Xiaomi France, l’appareil s’appaire normalement à l’application Xiaomi Home, avec compatibilité Google Assistant et Alexa à la clé. En revanche, sur l’exemplaire d’import que beaucoup commanderont : pour la connecter, il faut basculer le pays sur « Chine » dans l’app Mi Home. Ça fonctionne, mais ce n’est pas la manipulation la plus intuitive, et l’intégration avec le reste d’un écosystème domotique européen devient plus floue. Attention à ne pas confondre avec la référence BPLDS09DM, la bonne version testée porte la référence BPLDS12DM.

Mon conseil : si la partie connectée et les assistants vocaux comptent vraiment pour vous, prenez la version officielle. Si vous visez surtout un ventilateur fin et nomade et que l’app vous importe peu, l’import reste une bonne affaire, à condition d’accepter ce petit détour de configuration.
Souffle et silence : là où il convainc
Côté brassage, les sept pales et le moteur DC Inverter font le travail. Xiaomi annonce 25 m³/min et une portée de 14 mètres ; sans matériel de labo pour valider le chiffre exact, je constate surtout que le flux d’air est régulier, sans à-coups, et qu’il couvre sans peine une pièce de vie. Les 100 niveaux de vitesse en mode direct permettent d’affiner très finement, ce qui est presque du luxe pour un ventilateur.

C’est surtout sur le bruit que le ventilateur convainc. En mode calme, il est tout simplement inaudible : on oublie qu’il tourne. À pleine vitesse, mon sonomètre relève 48 dB à un mètre — et surtout, le bruit produit est doux, sans sifflement désagréable. Xiaomi communique de son côté sur 26,8 dB(A) au niveau le plus bas (mode direct, sans oscillation, mesure China Testing & Inspection Institute for Household Electric Appliances), ce qui colle avec mon ressenti dans le calme. La différence avec mes 48 dB s’explique simplement : eux mesurent le minimum, moi le maximum.
Les commandes physiques se limitent à quatre crans. L’app, elle, donne accès aux 100 niveaux de vitesse en mode direct et, surtout, aux huit modes de brise naturelle, qui ne sont disponibles que par ce biais. On peut aussi y dessiner sa propre courbe de vent en réglant vitesse et cycles, programmer une mise en marche ou un arrêt automatique, et bien sûr piloter le tout à distance, y compris à la voix via Google Assistant ou Alexa. Sans elle, on se prive d’une bonne partie de ce qui fait l’intérêt du ventilateur.
D’ailleurs, les huit modes « brise naturelle », accessibles via l’app, simulent des courants d’air relevés dans différents environnements (bord de lac, camping, terrasse…). C’est gadget sur le papier, mais le rendu, plus irrégulier qu’un flux constant, est effectivement plus agréable pour s’endormir.
Consommation et autonomie sur batterie : le vrai argument nomade
C’est ce qui m’a fait craquer : l’alimentation en USB-C. Adaptateur 18 W fourni dans la boîte, mais on peut aussi brancher une batterie externe. Encore faut-il qu’elle soit à la hauteur : Xiaomi précise qu’il faut une power bank PD ou QC délivrant au moins 18 W, avec du 9 V ou 12 V en sortie. En dessous, certaines fonctions sont bridées (deux vitesses seulement en mode direct, pas de brise naturelle), voire le ventilateur refuse de tourner.

Au wattmètre, j’ai relevé environ 3 W en mode calme et jusqu’à 15 W en vitesse forte avec oscillation. Xiaomi annonce 1,9 W au niveau 1 (mode direct sans oscillation), soit environ 1,4 kWh pour tout un été : l’écart vient surtout du mode exact et de l’oscillation que j’active. Dans tous les cas, on reste sur une consommation dérisoire.

Reste la question que je me posais : combien de temps tient-il sur batterie ? Voici une estimation, en partant de mes mesures et d’un rendement réaliste de conversion d’environ 80 % (une power bank de 10 000 mAh stocke environ 37 Wh théoriques, soit ~30 Wh réellement exploitables).
| Batterie | Mode calme (~3 W) | Vitesse forte + oscillation (~15 W) |
|---|---|---|
| 5 000 mAh (~15 Wh utiles) | ~5 heures | ~1 heure |
| 10 000 mAh (~30 Wh utiles) | ~10 heures | ~2 heures |
Deux nuances importantes. D’abord, une petite batterie de 5 000 mAh ne fournit pas toujours du 9 V/12 V en PD : avec ce genre de modèle, attendez-vous à un fonctionnement bridé. La 10 000 mAh PD reste le bon compromis.
Ensuite, ces chiffres sont des ordres de grandeur : la qualité de la batterie et de son électronique pèse beaucoup. À titre de comparaison, Xiaomi annonce jusqu’à 22 heures avec sa propre power bank 10 000 mAh au niveau 1, un chiffre cohérent avec leur 1,9 W mais optimiste face à mes 3 W mesurés sur le terrain. Pour une soirée en terrasse ou une nuit de camping au ralenti, le compte y est largement.
Prix et disponibilité
Officiellement, le ventilateur est affiché à 119,99 € sur le site Xiaomi. En import, AliExpress, on le trouve aussi autour de 120 € (c’est ici que je l’ai acheté).
Un mot sur le positionnement : à 119,99 €, le Mijia Pro Slim se frotte directement aux ventilateurs sur pied silencieux de Rowenta, comme le Turbo Silence Extreme affiché autour de 100 €. La différence se joue sur le design ultra-fin, la connectivité Xiaomi Home et l’alimentation USB-C sur batterie, que la concurrence à ce prix ne propose pas.
Vous trouverez notre guide des meilleurs ventilateurs connectés par ici.
Pour aller plus loin
Quel est le meilleur ventilateur connecté en 2026 ? Comparatif Duux, Dyson, Xiaomi, Dreame
Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.

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