Test Dell Alienware 15 (2026) : un PC portable gamer abordable, mais pas assez compétitif

PC portables • 2026

La marque Alienware ne fait pas que dans le haut de gamme. Son Alienware 15 de 2026 essaie de combler les joueurs plus modestes, mais en oublie d'être compétitif sur le marché.
Crédit photo : OtaXou
Crédit photo : OtaXou
 

Si Alienware était à l’origine une marque définitivement haut de gamme sur le PC fixe, son rachat par Dell l’a progressivement fait viser des consommateurs toujours plus différents. L’un de ses derniers modèles, l’Alienware 15 de 2026, veut définitivement cibler des profils beaucoup plus humbles. Mais si la config n’est pas si mauvaise, elle oublie à bien des égards d’être compétitive sur le marché actuel.

Fiche technique

Modèle Dell Alienware 15 (2026)
Dimensions 349,5 mm x 22,95 mm
Définition 1920 x 1200 pixels
Technologie d’affichage LCD
Processeur (CPU) Core 7 240H
Puce graphique (GPU) NVIDIA GeForce RTX 5050
Mémoire vive (RAM) 8 Go
Mémoire interne 512 Go
Apparence Plastique
Système d’exploitation (OS) Microsoft Windows 11
Poids 2200 grammes
Profondeur 250,3 mm
Fiche produit

La machine est prêtée par Dell pour ce test.

Design

Config « prix d’appel » oblige, l’Alienware 15 de 2026 mise avant tout sur le plastique dans sa conception. Mais le fait très bien, il faut le reconnaître : celui utilisé est très propre, bien lisse et agréable sous la peau tout en offrant une sensation de durabilité bienvenue. On apprécie particulièrement l’effort supplémentaire pour conserver les lignes traditionnelles de la marque, notamment au dos où un large renfoncement arrondi permet de libérer le système de refroidissement.

Crédit photo : OtaXou

De qualité donc, mais bien sûr, nous faisons les sacrifices habituels sur la portabilité. L’Alienware 15 de 2026 est bien épais à 2,3 centimètres et plutôt lourd à 2,25 kilogrammes. C’est surtout du côté de l’épaisseur qu’on le remarque, sa surélévation très prononcée renforçant cette impression, esthétiquement parlant. Ce qui nous étonne le plus en vérité est de voir qu’aucune connectique n’est placée au dos, alors que le constructeur a tendance à privilégier cet aspect pour des configurations nomades, mais optimisées sur bureau.

Crédit photo : OtaXou

Clavier et pavé tactile

L’Alienware 15 de 2026 offre l’une des meilleures, si ce n’est la meilleure, expérience clavier sur un format portable gamer à ce tarif. Si les switchs restent traditionnels et pas mécaniques, l’attention portée à la tension et à la distance de course est évidente, et se ressent aussi bien sur le clavier que sur le pavé numérique. Très très agréable.

Crédit photo : OtaXou

On ne peut hélas pas en dire autant sur le pavé tactile. Sa diagonale est assez limitée, le revêtement plastique fait un peu cheap au ressenti bien que la glisse soit bonne, mais le clic est très bon. Pour une configuration destinée à recevoir une souris supplémentaire 99% du temps, rien de très choquant ici.

Connectique

À gauche, nous retrouvons le connecteur d’alimentation en tonneau, un port RJ45 1 Gbps, un HDMI 2.1, 2 ports USB A 3.2 Gen 1 et un port USB-C 3.2 Gen 2. À droite, un USB-C 3.2 Gen 1 et un combo jack.

Crédit photo : OtaXou

Une connectique somme toute assez variée, bien que le placement tout à gauche pourra gêner à l’usage. Rien de vraiment problématique ceci étant. Sur le sans-fil, la limitation au Wi-Fi 6 est un peu décevante, la compatibilité 6 GHz aurait été appréciée.

Crédit photo : OtaXou

Webcam et audio

Côté webcam, le petit capteur 720p intégré avec le SoC Radeon 200 n’a aucune chance de fournir une bonne expérience. À ce prix, nous faisons aussi l’impasse sur toute forme d’identification biométrique.

Et sur l’audio, c’est essentiellement… la même chose. L’expérience audio est passable, dira-t-on, assez pour regarder rapidement une vidéo YouTube peu travaillée, mais comptez sur l’utilisation d’un casque en jeu pour une bonne expérience.

Écran

Qu’importe sa configuration, l’Alienware 15 de 2026 intègre toujours une dalle IPS LCD de 15,3 pouces de diagonale supportant une définition maximale de 1920 x 1200 pixels. Celle-ci soutient un taux de rafraîchissement variable de 165 Hz, et est mate.

Sous notre sonde et avec le logiciel CalMAN de Portrait Displays, nous retrouvons une couverture de 66% de l’espace sRGB pour 44% de l’espace DCI-P3, soit un retour à la vieille norme NTSC. La luminosité maximale est mesurée à 299 cd/m², très basique pour ce prix, avec un ratio de contraste de 1557:1 très bon pour la technologie.

La température moyenne des couleurs est de 6375K, très bonne, pour un delta e00 moyen de 5,59 plutôt bof avec un écart maximal énorme de 14,87. Qu’on se le dise : cet écran d’un autre âge est le pire élément de ce PC. En 2026, ce n’est pas admissible d’avoir une dalle d’aussi piètre qualité sur un produit dépassant les 1000 euros.

Logiciel

Windows 11, bien sûr. Quelques logiciels publicitaires, ça oui. Et toujours l’interface de gestion Alienware, plutôt graphiquement agréable et bien conçue, mais qui manque un peu d’explications et de réglages plus fins encore.

On apprécierait également que les mises à jour du système soient directement intégrées à celle-ci plutôt que de passer par Support Assist de Dell. Une centralisation totale en somme, comme de nombreux autres concurrents proposent.

Performances

Dans notre configuration de test, l’Alienware 15 de 2026 est équipé d’un SoC AMD Ryzen 7 260 à 8 cœurs pouvant turbo jusqu’à 5,1 GHz. Il est soutenu par 16 Go de RAM DDR5 à 5600 MT/s en barrette unique, et 512 Go de stockage en PCIe Gen 4. Nous retrouvons également le circuit graphique NVIDIA GeForce RTX 5050 à 8 Go de VRAM en GDDR7.

Benchmarks

Sous Cinebench 2026, nous retrouvons des scores de 3050 points en multithread pour 416 points en single thread. Nous nous écartons des nouvelles générations, ce qui n’a rien d’étonnant pour la série 200 qui est en vérité un renommage de la série Hawk Point en Zen 4. Toujours est-il que pour les moins exigeants, ces performances sont tout de même toujours efficaces sans briller plus avant.

Côté graphique, la RTX 5050 nous offre les scores attendus de 2439 points sur Speed Way pour 2222 points sur Steel Nomad. Rien de très enthousiasmant, mais qui reste supérieur aux circuits intégrés que l’on retrouve notamment sur la génération Panther Lake.

Le stockage en PCIe Gen 4 offre de bonnes performances en lecture, mais est très décevant en écriture. De quoi avoir quelques ralentissements çà et là notamment sur les téléchargements.

En jeu

Oubliez toute envie de profiter du path tracing, mieux vaudra miser sur le RT faible ou simplement la rasterisation pure. Sur ce dernier point, la RTX 5050 reste un peu limitée et profite très fort du DLSS 4 pour optimiser au maximum ses performances sur les jeux les plus gourmands, mais reste efficace pour le commun des joueurs.

Définition native (1200p)Black Myth WukongCyberpunk 2077
PT ON, DLSS4 Equilibré, FG x4102 FPS104 FPS
PT ON, DLSS4 Equilibré, FG x032 FPS35 FPS
PT ON, DLSS OFF15 FPS14 FPS
RT OFF, DLSS4 Equilibré, FG x4113 FPS205 FPS
RT OFF, DLSS4 Equilibré, FG x035 FPS83 FPS
RT OFF, DLSS OFF26 FPS54 FPS

Pour les créatifs

Photo comme vidéo, nous ne sommes pas particulièrement impressionnés par la RTX 5050 ici, surtout alors que Panther Lake se rapproche dangereusement de ces mêmes scores en vidéo et surpasse même la configuration en photo.

Refroidissement et bruit

L’Alienware 15 de 2026 n’échappe pas au fait d’activer ses ventilateurs dans les tâches les plus complexes, mais le fait avec au moins un minimum de retenue en mode performance faisant que si le son produit est bien audible, il ne s’impose pas à nous pour autant. Reste que l’usage d’un casque sera recommandé.

Au moins, les performances sont bien soutenues de bout en bout.

Autonomie

Dans notre configuration de test, l’Alienware 15 de 2026 s’équipe d’une batterie à 3 cellules de 70 Wh, qui se recharge par le biais d’un bloc d’alimentation de 180 watts fourni.

Crédit photo : OtaXou

Sur un usage bureautique classique, luminosité réglée à 50%, nous retrouvons une autonomie comprise entre 3 et 4 heures. Sa configuration nous le disait déjà : nous sommes sur le commun des PC gamers des générations précédentes, architecture Zen 4 oblige, quand la nouvelle génération réussit à offrir 9/10 heures malgré tout.

Prix et disponibilité

Dans notre configuration de test, l’Alienware 15 de 2026 est vendu au prix de 1469 euros. Un prix loin d’être compétitif alors qu’un HP HyperX Omen 15 offre un meilleur écran et une RTX 5060 pour 30 euros de plus.

Notre avis sur Le Alienware 15 (2026)

Design
8
Un châssis déjà vu, mais efficace, qui sait garder en qualité (notamment sur le clavier) tout en faisant les sacrifices nécessaires. Un brin épais par contre.
Écran / affichage
5
Une dalle NTSC ne suffit plus du tout en 2026, surtout à plus de 1000 euros.
Performances
7
Une config convenable, qui ne brille pas mais offre ce qu'il convient d'offrir. A ce prix, on connaît cependant bien mieux.
Logiciel
6
L'habituel chez Dell et Alienware, rien à signaler de particulier.
Autonomie
6
3/4 heures d'autonomie comme nous offraient les PC gamers avant les deux dernières années.
Note finale du test
7 /10
L'Alienware 15 de 2026 a fait un sacrifice difficile à pardonner : sa dalle, qui couvre à peine le NTSC alors que le sRGB est le grand minimum de nos jours.

C'est dommage, car le reste est plutôt bon. On apprécie le design qui sait rester original malgré les contraintes tarifaires, la bonne connectique, ou les performances convenables d'ordre général. Et s'il ne brille pas par son autonomie, aucun autre PC gamer n'y arrive vraiment dans sa catégorie.

Mais voilà, face à un HyperX Omen 15 qui cette année ne fait pas cette erreur de l'écran NTSC et offre une RTX 5060 essentiellement au même prix, il n'y a pas photo. L'Alienware 15 de 2026 est une config ok, mais pas compétitive.

Points positifs du Alienware 15 (2026)

  • Châssis qui garde la sauce Alienware

  • Clavier hyper confortable

  • Large connectique

  • Plutôt bonne gestion thermique

Points négatifs du Alienware 15 (2026)

  • Ecran de piètre qualité

  • Performance en retrait sur son tarif

Recherche IA boostée par
Perplexity