Prisma, c’est l’application de retouche photo qui cartonne en ce moment. Disponible depuis le weekend dernier sur le Play Store (en version officielle, après une courte période de bêta), elle permet d’appliquer des filtres originaux, et souvent réussis, à vos clichés. On vous explique de quoi il retourne.

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C’est le succès du moment : Prisma, créée par l’éditeur éponyme, est une application de retouche photo simple, mais efficace. Elle ne donne pas dans la complexité, puisqu’elle « se contente » d’apposer des filtres aux clichés pris par son biais ou déjà présents dans la mémoire du téléphone. Si elle plaît tant – on parle de 8 millions de téléchargements sur iOS, et l’on peut parier sur tout autant dans l’univers d’Android, où elle vient de sortir – c’est avant tout parce qu’elle permet d’ajouter des effets artistiques poussés aux photographies. Il n’est pas question d’effets « vintage » faisant grand usage de filtres colorés, de sépia, de vignettage ou de saturation des couleurs. Ni de ces effets  « crayon » ou « aquarelle » vus et revus dans les apps de retouche photo classiques (dont ils tendent à disparaître d’ailleurs) ne peuvent rivaliser avec le style Prisma.

Comment ça marche ?

L’une des forces de Prisma, c’est sa simplicité. Pour prendre une photo, pas de réglage – on peut seulement choisir d’activer ou de désactiver le flash et faire la mise au point où on le souhaite dans l’image – mais un simple bouton central. Vous pouvez évidemment utiliser le capteur photo avant de votre téléphone, mais il faut bien noter que vous obtiendrez toujours des clichés carrés. Même combat d’ailleurs avec les photos déjà dans la mémoire du téléphone (accessibles en bas à droite de l’écran) : il faudra accepter de se séparer d’un morceau des clichés rectangulaires. L’app, en toute logique, ne fonctionne d’ailleurs qu’en mode portrait.

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Et les filtres ?

Ils sont actuellement au nombre de 29 (et non 16, comme mentionné par erreur dans notre vidéo), répondant aux doux noms de Gothic, Wave ou Curly Hair. Parmi ces options se cachent des filtres sponsorisés, d’où Prisma semble tirer l’essentiel de son revenu. On ne pourra manquer le filtre « Impression » aux couleurs de Palmolive, ni #GettUrban, à celles d’une compagnie de taxis newyorkaise. On imagine sans peine qu’il y en aura d’autres à l’avenir…

Ces filtres sont appliqués par le biais d’un processus de conversion « en cloud », c’est-à-dire que l’opération passe par les serveurs de Prisma et qu’il vous faut être connecté au réseau mobile ou à un réseau Wi-Fi. Cela fonctionne plus ou moins bien selon que la demande est importante (un triangle sert de jauge pour indiquer l’avancée du processus) et, dommage, il n’est pas possible d’obtenir un aperçu sous forme de miniature avant de se lancer dans l’opération. Une fois la conversion faite, vous pouvez swiper vers la gauche pour atténuer l’effet, ou l’accentuer par un glissement du doigt vers la droite.

Bon à savoir

Si Prisma est une application des plus simples en termes d’interface, mieux vaut aller faire un tour dans ses paramètres. C’est là que vous pourrez notamment faire disparaître le logo Prisma qui s’inscrit en bas à droite de vos œuvres. Vous pourrez également choisir d’enregistrer automatiquement tous vos essais via l’option « Save artworks automatically ». Pratique, pour déterminer quelles versions sont les plus jolies.