EGNOS V3 arrive en 2019 pour apporter plus de précisions aux informations envoyées par les satellites.

Dans le but de rendre toujours plus précises les informations retournées par les systèmes de positionnement par satellites, l’Europe avait lancé EGNOS, le Service Européen de Navigation par Recouvrement Géostationnaire. Cependant, cette technologie a été un peu laissée de côté : elle ne fonctionne aujourd’hui que sur deux satellites, dont un particulièrement vieillissant.

Pour y remédier, Eutelsat et l’Agence européenne de validation satellite (GSA) ont annoncé avoir signé un contrat de 102 millions d’euros pour le satellite 5 West B qui viendra héberger la charge utile EGNOS GEO-3. Son système de positionnement par satellites (GNSS) est une reprise du GPS américain et de Galileo.

EGNOS existe depuis environ dix ans et d’après le CNES, il permet d’améliorer en Europe à la fois la précision et la fiabilité du positionnement GPS. Compatible avec le service civil Galileo, il nécessite, pour fonctionner, de s’appuyer sur des stations terrestres qui captent puis transmettent les signaux aux centres de contrôle. Ces derniers améliorent la précision des signaux pour que les données soient ensuite envoyées aux récepteurs des usagers par le biais d’un groupe de satellites complémentaires.

Les satellites profitant d’EGNOS sont de moins en moins opérationnels et seuls les Inmarast-3F2 et SES-5 sont concernés, dont le premier qui arrive en fin de vie.

EGNOS GEO-3 est la première étape de la nouvelle génération du système EGNOS. Son lancement est prévu pour 2019 pour une durée de fonctionnement de quinze ans et permettra encore plus de précision du GPS.