Lee Jae-yong, vice-président de Samsung, a été condamné à 5 ans de prison pour une affaire de corruption. Il a décidé de faire appel.

Mise à jour du 28 août : Comme prévu, Lee Jae-yong a fait appel suite à sa condamnation à cinq ans de prison. Le deuxième jugement sera ainsi très probablement prononcé dans le courant du mois de janvier 2018, car l’héritier de Samsung ne pourra plus être maintenu en détention au-delà de ce délai.

Article original du 25 août :

Après plusieurs rebondissements, Lee Jae-yong le vice-président — et héritier désigné — de Samsung a été condamné à 5 ans de prison. La justice sud-coréenne l’a jugé coupable de corruption. Rappelons les faits.

En 2016, on découvre que Samsung est empêtré dans un scandale politico-financier qui secoue la Corée du Sud. L’entreprise est notamment soupçonnée d’avoir donné de l’argent à la présidente du pays, Park Geun-hye, en échange de certaines faveurs de la part du gouvernement. Cette affaire de grande ampleur mènera à la destitution de la chef de l’État qui risque, par ailleurs, la prison à perpétuité.

Chez Samsung, un homme est particulièrement pointé du doigt : Lee Jae-yong. Ce dernier peut être considéré comme le vrai patron de la multinationale depuis que son père, le président de l’entreprise, lui a laissé les rênes. Lee Jae-yong est mis en garde à vue avant d’être relâché puis à nouveau arrêté dans l’attente de son jugement.

Appel

Après des mois de procès, la sentence a été prononcée : l’accusé est condamné à passer cinq années derrière les barreaux. Il évite ainsi la peine de 12 ans d’emprisonnement souhaitée par les procureurs. Maigre consolation dont ne devraient pas se contenter les avocats de Lee Jae-yong. Ces derniers devraient faire appel et l’on s’attend à ce que ce soit la Cour suprême de Corée du Sud qui hérite de l’affaire. Autrement dit, on ne devrait pas connaître le fin mot de l’histoire avant l’année prochaine.

Lee Jae-yong, 49 ans, est le troisième homme le plus riche du pays. Sa condamnation est la plus sévère jamais prononcée à l’encontre d’un responsable d’une grosse entreprise sud-coréenne.