En octobre dernier, Google avait été condamné par la FAS (Federal Antimonopoly Service), l’organisme russe chargé de la régulation de la concurrence en Russie, pour abus de position dominante dans le domaine des smartphones Android. Google avait alors fait appel. L’entreprise américaine a été déboutée hier par une cour d’arbitrage.

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C’est maintenant définitif, aux yeux de la justice russe, Google est bien coupable d’abus de position dominante et va être obligé de revoir dans les prochains jours ses obligations d’applications préinstallées sur les smartphones Android vendus sur le territoire russe. Condamné une première fois en septembre dernier par la FAS, Google avait fait appel de cette décision. Hier, une cour d’arbitrage de Moscou a confirmé la première condamnation pour abus de position dominante de la FAS. Pour Google, la partie semble bel et bien perdue en Russie.

L’affaire remonte au début de l’année dernière, lorsque Yandex, une société spécialisée dans la recherche sur le web russe, accusait Google d’abus de position dominante dans le domaine des smartphones Android. Pour Yandex, qui est le premier moteur de recherche en Russie, l’obligation pour les constructeurs de smartphones Android Russie de préinstaller des applications Google et d’interdire l’installation d’applications tierces révélait de la pratique anticoncurrentielle. L’affaire est allée très vite, puisque la FAS a été dans le sens de Yandex.

 

En Europe aussi ces applications préinstallées dérangent

Google n’a pas encore réagi officiellement à la nouvelle et l’on ne sait pas encore exactement ce qu’il va se passer. Au mois de novembre dernier, la FAS pressait Google de revoir tous les contrats passés avec les fabricants de smartphones, de façon à ne plus les obliger à préinstaller ses propres applications et à autoriser la préinstallation d’applications tierces, comme celle de Yandex.

Rappelons pour finir que la Commission européenne s’intéresse de très près aux pratiques de Google dans le domaine des smartphones Android en Europe. Aux dernières nouvelles, il se murmurait que la Commission européenne s’apprêtait à accuser publiquement Google d’abus de position dominante.