Lenovo, l’entreprise chinoise qui a mis la main sur Motorola, vient d’annoncer la suppression d’une importante partie des salariés aux États-Unis, environ 700. En d’autres termes, Lenovo supprimerait environ la moitié de sa force de travail sur le sol américain, pour favoriser la force de travail chinoise.

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En 2014, Lenovo achète l’entreprise américaine Motorola pour environ 2 milliards d’euros. En 2016, Lenovo annonce l’abandon de la marque Motorola même si celle-ci va persister quelque temps encore dans certains pays du globe. Aujourd’hui, l’entreprise chinoise confirme l’information du site Droid Life selon laquelle environ 700 salariés américains de Motorola seront licenciés dans les prochains jours. L’entreprise chinoise parle d’un peu moins de 2 % de sa force de travail mondiale (environ 55 000 salariés), ce qui fait entre 550 et 1 100 collaborateurs, si l’on prend respectivement 1 % ou 2 % du total.

 

50 % de l’effectif supprimé

Cette nouvelle vague de licenciements devrait diviser par deux le nombre de salariés Motorola présents aux États-Unis, puisqu’ils ne sont plus que 1 200 après les deux précédentes vagues de départs en août et octobre 2015. Celles-ci avaient conduit à la perte d’environ 700 collaborateurs. Dans son communiqué de presse, Lenovo précise que ces suppressions de poste sont la conséquence de la rationalisation des effectifs et de la gamme de smartphones à la suite de l’intégration de Motorola au sein du groupe Lenovo. L’objectif est bien entendu d’être plus compétitifs face à la concurrence dans le domaine.

 

Lenovo en difficulté face à la concurrence

Lenovo est en difficulté sur le marché du smartphone puisque le constructeur chinois n’apparaît plus dans le classement IDC des constructeurs depuis le premier trimestre 2016, éclipsé par Oppo et Vivo. Il faut toutefois nuancer ces propos, puisque Xiaomi, le constructeur chinois, est également sorti du classement au même moment. Un classement trusté par Samsung, Apple et Huawei.