L’Oculus Rift devrait vraisemblablement adopter une politique plus libertaire que le Samsung Gear VR en ce qui concerne la publication de contenus, ce qui inclut évidemment le contenu érotique (ou plus).

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Opposition de style. Avec le Samsung Gear VR, on avait découvert un casque de réalité virtuelle bien construit, agréable à porter, mais manquant cruellement de contenu. La faute incombait en partie à la jeunesse du produit, mais aussi à un Samsung qui contrôle les applications ou jeux publiés sur sa plateforme, interdisant parfois l’accès à certains contenus selon la zone géographique où l’on se trouve. Il avait d’ailleurs été impossible de se connecter à Milk VR, la bibliothèque média développée par le constructeur coréen, qui permet théoriquement de lire des vidéos (VR).

À l’inverse, Oculus semble vouloir se diriger vers un modèle plus ouvert, en permettant aux développeurs de publier leurs applications librement sans contrôle préalable. Et évidemment, dans le monde de la réalité virtuelle, la question du contenu pour adulte n’a pas tardé à surgir. Lors d’une conférence sur la réalité virtuelle à San José, il a donc été demandé au créateur d’Oculus, Palmer Luckey, si le contenu porno allait être banni de sa plateforme. Et sans donner de réponse claire, l’homme a toutefois expliqué que « le point fort de la plateforme Rift est qu’il s’agit d’une plateforme ouverte où l’on ne contrôle pas quels contenus peuvent être installés ».

Une plateforme ouverte, certes, mais qui nécessitera une configuration d’ordinateur « hallucinante » pour espérer faire tourner des jeux sur le Rift : Intel Core i5-4590 (minimum), carte graphique GTX 970 de chez Nvidia ou d’une R9 290 chez AMD (minimum), et 8 Go de mémoire vive (minimum). Voilà qui devrait tout de même freiner certains curieux du produit, d’autant qu’il faut encore attendre jusqu’au premier trimestre 2016 pour mettre la main sur un exemplaire grand public de l’Oculus Rift. Et on ne sait pas à quel prix.