Introduction

À peine un an après son P6, Huawei revient avec un Ascend P7 toujours équipé de composants maison, mais surtout désormais compatible avec le réseau 4G, ce qui faisait défaut à son prédécesseur. Vendu un peu plus cher, l’appareil est vanté par la marque chinoise pour ses performances et la qualité des photos qu’il réalise. Faut-il voir en ce smartphone non pas le successeur du P6, mais un renouvellement complet de la gamme Ascend ? Après avoir utilisé le Huawei Ascend P7 quotidiennement, nous vous livrons nos conclusions.

 

Huawei Ascend P7

Caractéristiques

Huawei a assuré une véritable montée en gamme entre ses Ascend P6 et Ascend P7. De fait, on quitte un écran HD 720p de 4,7 pouces pour un 5 pouces en Full HD 1080p (technologie IPS) indéniablement meilleur, et surtout, on gagne ici un processeur compatible avec la 4G de catégorie 4, soit jusqu’à 150 Mbps en débit descendant. De ce point de vue, on équivaut la capacité d’un Snapdragon 600 ou 800 de chez Qualcomm, tandis qu’ici, on a affaire à un HiSilicon Kirin 910T conçu dans les laboratoires de Huawei et couplé à 2 Go de RAM. Pour l’aspect photo, on retiendra essentiellement le choix d’un capteur frontal de 8 mégapixels, quand l’appareil photo dorsal du P7 propose 13 mégapixels « classiques ». Dans l’ensemble, un pack complet pour 449 euros. À un détail près : il faut tout de même rappeler que Huawei souffre de son image de marque d’entrée de gamme, et se heurte à la poussée de la concurrence dans le domaine des smartphones 4G à bas prix, tel le Wiko Wax ou l’Archos 50 Helium, tous deux facturés à 200 euros. La question est donc : l’Ascend P7 a-t-il les armes nécessaires pour se démarquer ?

 Huawei Ascend P7
VersionAndroid 4.4.2 avec Emotion UI 2.3
Taille d'écran5 pouces
Définition1920 x 1080 pixels
TechnologieIPS LCD
Densité de pixels441
Traitement anti-rayuresGorilla Glass 3
Processeur
(CPU)
HiSilicon Kirin 910T quadricœur Cortex-A9 à 1,8 GHz
Puce graphique
(GPU)
Mali-450MP4
Mémoire vive
(RAM)
2 Go
Mémoire Interne
(ROM)
16 Go
Micro-SDOui (jusqu'à 64 Go)
Webcam8 mégapixels
Appareil photo13 mégapixels
Enregistrement vidéoFull HD 1080p
Wi-Fi802.11 a/b/g/n
WiFi direct
BluetoothOui, 4.0 LE
Réseaux4G catégorie 4 à 150 Mbps
NFC (Near Field
Communication)
Oui
CapteursAccéléromètre, proximité, Boussole
Ports
(entrées/sorties)
micro-USB 2.0
Tuner FM (Radio)Oui
Résistance à l'eauNon
Batterie2500 mAh
Dimensions139,8 x 68,8 x 6,5 mm
Poids124 grammes
DASNC
ParticularitéPort micro-SIM se transformant en micro-SD
Prix conseillé449 euros

 

Design

Chez Huawei, les choses sont claires : on a pris ce qui marche chez la concurrence et on a mixé le tout pour produire un smartphone dont le grand mérite tient à sa légèreté et à sa finesse. 6,5 mm d’épaisseur et 124 grammes sur la balance, c’est un plaisir pour qui emporte son appareil dans sa poche au quotidien.

Huawei Ascend P7

La tranche droite du smartphone.

Deux choses à remarquer pour commencer : d’abord, un look très iPhone que l’on avait pu remarquer chez l’Ascend P6, avec ses arêtes plates en métal, excepté sur la tranche inférieure de l’appareil, arrondie est en plastique (blanc dans notre cas), qui tranche un peu avec l’aspect qualitatif du reste. L’inspiration que l’on pourra retrouver chez ce P6, c’est aussi le style Sony, Huawei ayant opté pour un dos vitré fait d’une multitude de couches, avec de surcroît un bouton power rond sur la tranche droite du smartphone, à la Xperia.

Huawei Ascend P7

Le slot micro-SD.

Huawei Ascend P7

Juste à côté, le port micro-SIM.

Toutefois, on regrettera la petitesse dudit bouton, qui est d’ailleurs entouré d’une barre de réglage du volume et de deux ports : l’un est consacré à la micro-SIM 4G, et l’autre à une carte micro-SD, tandis qu’une version chinoise du smartphone peut vraisemblablement profiter, dans le même port, soit d’une nano-SIM, soit d’une micro-SD. Un système ingénieux mais qui n’est pas à la portée de tous les marchés, mais qui chez nous a du moins le mérite d’ajouter une carte mémoire à un smartphone disposant de 16 Go de stockage. Certes, tous les téléphones se ressemblent par une caractéristique ou une autre, mais cela n’interdit pas de relever les parentés…

Au rang des nouveautés, un effet texturé (Huawei parle de profondeur) apporté par les différentes couches vitrées à l’arrière du téléphone, dont on remarque d’ailleurs qu’elles ne sont pas particulièrement sensibles aux rayures. Chez certains modèles Sony notamment, nous avions rapidement constaté l’apparition de rayures sur nos modèles de test, ce qui n’est pas le cas chez ce P7.

Huawei Ascend P7

Le dos vitré du P7.

Huawei Ascend P7

Le bas du smartphone est arrondi.

En façade, on remarquera un large espace occupé par l’écran, avec une meilleure proportion d’occupation que sur bon nombre de concurrents. Relativisons quand même, puisque le P6 est d’un millimètre plus haut qu’un LG G2, par exemple, même s’il est un chouïa moins large, pour un écran d’une diagonale plus petite de 0,2 pouce.

Huawei Ascend P7

Un format 5 pouces agréable en main.

À l’arrière, on retrouve, très près de l’angle supérieur gauche, mais vraiment très au bord, le fameux capteur de 13 mégapixels estampillé Sony que Huawei aime à vanter, accompagner d’un petit flash LED. La prise jack 3,5 mm est quant à elle située en haut du terminal, et le micro-USB, en bas. Le haut-parleur prend place en bas de la coque arrière, pas forcément le choix le plus judicieux pour s’assurer un son que l’utilisateur n’étouffera pas par inadvertance.

Huawei Ascend P7

Vue depuis le haut du smartphone.

Dans l’ensemble, cet Ascend P7 a du cachet, il est léger, n’accroche pas les mains fragiles aux angles, et propose un grand écran malgré des dimensions resserrées. Au choix pour les amateurs, du blanc, du noir ou du rose pâle. Chaque fois avec une LED de notifications située au-dessus du haut-parleur en façade.

 

Ecran

Huawei a opté chez son Ascend P7 pour une dalle IPS de 5 pouces. Un format que l’on ne peut que saluer, d’autant plus que les bordures qui l’entourent sont affinées. Petit point à noter : la possibilité d’utiliser l’appareil avec des gants, encore trop rare dans le monde d’Android et pourtant bien utile en hiver. Elle peut être activée dans les paramètres de l’appareil.

Dans l’ensemble, le P7 propose un écran très satisfaisant en termes d’affichage. Pour jouer et naviguer sur Internet en général, c’est très confortable, d’autant plus que sa définition 1080p lui assure une excellente qualité d’affichage… et sa diagonale permet de l’utiliser à une main. La réactivité, elle, n’est pas toujours au rendez-vous, mais ce n’est malheureusement pas à l’écran qu’il faudra s’en prendre, mais plutôt au SoC de l’appareil. Côté affichage, bonne surprise : malgré une luminosité un peu insuffisante – poussée à fond, elle est parfois à la peine par temps ensoleillé – les blancs font partie des meilleurs du moment sur un appareil de milieu de gamme. Et ses couleurs, vives quoique légèrement jaunissantes pour certaines (dont le rouge), ont l’avantage de bénéficier de très bons angles de vision. Autant vous dire qu’en une quinzaine de jours de test, j’ai vraiment apprécié ce point, crucial pour un smartphone.

Ci-dessous, quelques photos de comparaison avec, de gauche à droite : le Moto G, le Wiko Wax, le Sony Xperia T2 Ultra, le HTC Desire 816 et notre Ascend P7.

Huawei Ascend P7

Huawei Ascend P7

Huawei Ascend P7

Huawei Ascend P7

Huawei Ascend P7

Huawei Ascend P7

Huawei Ascend P7

Huawei Ascend P7

 

Logiciel

C’est peut-être l’aspect le plus original de cet Ascend P7, puisqu’il tourne sous la version 2.3 d’Emotion UI, la ROM spécifique de Huawei. Celle-ci a la particularité de ne pas être livrée avec un menu d’applications : tout se trouve sur le bureau, ce qui contraindra les désordonnés chroniques à mettre un peu d’ordre dans leurs apps. Pour cela, les dossiers sont leurs amis. Commençons par le lockscreen. Si vous posez le doigt sans réaliser un balayage complet sur le côté, vous aurez un léger aperçu de la page située sous le lockscreen (soit l’application que vous consultiez avant de verrouiller l’appareil, comme on vous le conseille dans un « Faites glisser pr déverouiller » qui ferait frémir @Bescherelle). Si vous effectuez un balayage vers le haut, vous obtiendrez quelques informations et raccourcis bienvenus : les prévisions météo pour quatre jours ainsi que des raccourcis vers l’Agenda, la Calculatrice, Lampe-torche et Miroir. Pour cette dernière application, on vous épargnera nos haut-le-coeur face à ce cadre rose s’appuyant sur le capteur photo spécial selfies et permettant d’enregistrer une partie du visage pour zoomer sur une autre : mesdames, vos miroirs de poches en rougiraient d’incompétence s’ils ne se gaussaient pas de la proposition.

Miroir Ascend P7

Miroir Ascend P7

Une fois le smartphone déverrouillé, vous aboutirez sur un panneau d’accueil disposant de quatre icônes « fixes » en bas de l’écran (mais paramétrables) relatives aux appels, au Play Store, à la messagerie et à un dossier d’applications Google. En parlant d’icônes, regardez bien les captures d’écran : toutes sont entourées d’un fond blanc ou coloré pour pallier leur format ne correspondant pas forcément au style Huawei, visiblement amateur de carrés aux angles arrondis. Pas sûr que Google ait validé ces choix, esthétiquement discutables ! Concernant les applications préinstallées, on remarquera l’affichage des SMS sous forme de pop-up permettant de répondre aux messages sans avoir à ouvrir l’application ad hoc. L’application Galerie est un peu plus aérée que la moyenne, tout comme l’agenda.

Parmi les ajouts notables, on relèvera l’app Gestionnaire téléphone, laquelle compte un filtre anti-harcèlement (une liste noire de contacts), un « accélérateur de téléphone » (indication des applications qui consomment des ressources en arrière-plan), un nettoyeur de mémoire (pour vider le cache), un outil permettant de choisir une application à ouvrir au déverrouillage, etc. Une bonne idée pour configurer le P7 depuis un même écran. On notera en outre la présence d’un gestionnaire de fichiers sur le terminal.

Interface

Interface

Pour le reste, on trouve de petits outils que Huawei a réunis dans des dossiers. Dans un pack baptisé « Config », vous trouverez ainsi un agrandisseur d’écran, un outil de prise de notes, un gestionnaire des téléchargements, une radio FM, un dictaphone, une lampe torche… Autant d’utilitaires encombrant sur ces fameuses pages d’accueil et que Huawei a cachés au sein d’un dossier. Un second baptisé « Meilleures app »s recouvre Polaris Office 4.0, alternative à QuickOffice, ainsi qu’un lecteur de tags NFC.

Barre de notifications

Barre de notifications

Dans l’ensemble, aime-t-on l’interface de Huawei ? Elle évite les doublons, propose des applications certes superflues mais peu gourmandes en mémoire et bien rangées. On pourra apprécier une barre de notifications en deux temps, permettant de n’afficher qu’une partie des toggles et qui, une fois déroulée, ajoute une barre de réglage de la luminosité. Bon point dans les notifications, l’affichage de rappels de consommation, soit indiquant les apps consommant des ressources en arrière-plan. On peut également profiter d’une interface simplifiée s’appuyant sur de grosses vignettes en accueil. On constatera que seules certaines applications – la messagerie, le navigateur – affichent le texte en gros caractères, tandis que les autres applications fonctionnent normalement.

Bref, tout cela est plutôt bien ficelé mais si le menu d’applications vous manque et si les icônes d’Emotion UI 2.3 vous hérissent, nous ne pouvons que vous encourager à télécharger un launcher alternatif, de type Apex ou Nova, pour les plus connus d’entre eux.

Accueil Ascend P7

Accueil Ascend P7

 

Performances

Huawei s’est lancé dans de grandes tirades lors de la présentation de son P7 vantant les performances de son appareil qu’il positionnait face aux ténors du moment, Galaxy S5 en tête. Le choix d’une architecture maison, le HiSilicon Kirin 910T ajouter pourtant une dose de risque chez l’appareil, quand ses concurrents s’approvisionnent tous, ou presque, chez le même équipementier (Qualcomm en l’occurrence), dont les Snapdragon 800 et 801 n’ont plus à faire leurs preuves.

Ici, nous avons quoi qu’il en soit affaire à un SoC quadricœur basé sur du Cortex-A9 couplé à un GPU Mali-450MP4. Dans la théorie, nous sommes encore loin des scores effrontément affichés par les S801, qui grimpent jusqu’à plus de 28000 points sur Antutu : l’Ascend P7 tourne autour des 23000 sur l’outil de benchmark, avec des scores à l’avenant. C’est bien, mais plutôt de l’ordre d’un Snapdragon 600 datant de l’an dernier.

De fait, Huawei profite d’économies substantielles grâce à une développement maison, mais ne dispose pas de la force de frappe d’un Qualcomm, ni même d’un Nvidia. Et dans les faits, c’est plutôt un manque d’homogénéité que l’on reprochera principalement au hardware du P7. Son processeur couplé à 2 Go de RAM est supposé assurer de bonnes performances, mais à l’usage, on se heurte à des ralentissements fréquents dans la navigation, l’usage du clavier, bref des usages tout bêtes mais plutôt frustrants, surtout lorsque l’on s’y reprendre à deux fois pour effectuer une action.

Benchmark P7

Benchmark P7

En cours de jeu, à vrai dire, l’expérience est plus satisfaisante. Pour jouer à des petits jeux standard (puzzle-games, par exemple), aucun problème. Et pour des jeux plus gourmands, nous n’avons pas rencontré de difficultés particulières. Par exemple, avec Real Racing, l’expérience s’est déroulée sans problème, ni même de chauffe excessive.

 

Photo et vidéo

Huawei a mis son Ascend P7 côte à côte avec les smartphones les plus haut de gamme du moment, à commencer par les Galaxy S5 ou iPhone 5S. De belles prétentions pour un smartphone équipé d’un capteur Sony de dernière génération au dos, mais aussi d’un capteur frontal de 8 mégapixels. Commençons par ce dernier, puisque c’est l’atout phare de ce P7.

8 mégapixels, c’est bien, d’autant plus que les capteurs actuels, s’ils croissent en définition, excèdent rarement les 5 millions de points. Le nombre ne change rien à l’affaire, certes, mais tout de même à partir d’un certain seuil : ici, on peut avoir la garantie d’obtenir des résultats exploitables, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, même en l’absence de flash. Car c’est encore la difficulté des constructeurs de smartphones, qui peinent à trouver la place nécessaire à un capteur photo digne de ce nom et à une petite LED dans la partie avant de leurs appareils. Chez le P7, on compense toutefois par le biais d’un système d’éclairage de l’écran servant tout bêtement de lampe d’appoint… soit de flash. On ne dit pas que votre batterie n’en souffrira pas, mais l’idée n’est pas mauvaise.

Pour le reste, vous trouverez trois modes : Normal, Embellir, et Panorama. Pour le premier, rien à signaler, quand le second se charge de lisser les petits défauts de la peau. À moins de souffrir d’importants complexes, on évitera de l’utiliser, à moins d’apprécier un traitement particulièrement poussé qui vous donnera un drôle d’air de bébé, parfois avec des débordements de couleur d’un effet douteux.

En mode normal, les couleurs sont naturelles. Quant au mode panorama, il vous propose de combiner trois clichés en déplaçant votre smartphone vers la gauche puis vers la droite, afin d’augmenter l’effet grand angle déjà particulièrement sensible sur le P7. Intéressant, même si pas toujours facile à mettre en œuvre. Pour finir, on remarquera la possibilité d’utiliser le déclenchement à la voix, d’ajouter des « tags » textuels sur les photos, bref du gadget qui s’inscrit parfaitement dans la tendance du selfie. N’oubliez toutefois pas un point : si vous capturez votre visage à bout de bras, ce qu’une aide au « centrage » vous aide à faire, le capteur aura tendance à déformer votre visage sur les côtés… ce qui peut aboutir à des résultats assez peu esthétiques.

Selfie Ascend P7

Un selfie, starring Ulrich !

Remarquez la qualité du selfie, grand-angle… avec la petite déformation qui va avec.

Au dos du P7, 13 mégapixels. Attention – et nous nous sommes laissés berner nous aussi – l’appareil est réglé d’office sur 10 mégapixels. Il vous faudra donc passer par les réglages du smartphone pour obtenir une définition maximum.

Exemple photo p7

Les blancs sont un peu trop jaunes…

Le point faible du P7, c’est indéniablement les conditions de basse luminosité. Le bruit apparaît rapidement, la balance des blancs souffre un peu, et le résultat est décevant (voir photo ci-dessous également, franchement moche en plein format – 10 mégapixels).

Huawei Ascend P7

En très basse luminosité.

Exemple photo Ascens P7

De nuit, mais avec des zones très éclairées.

Ici, une bonne gestion de la luminosité en extérieur, malgré des zones particulièrement éclairées face à des zones obscures. Cela, au prix d’un lissage important (arrière-plan et personnes faisant la queue à gauche de la pyramide).

Photo macro

Exemple de photo macro.

Extérieur P7

En extérieur, par temps ensoleillé.

En extérieur, des résultats indubitablement satisfaisants (ici en 10 millions de points), avec un ciel d’un bleu naturel.

Autonomie

Avec sa batterie de 2500 mAh, l’Ascend P7 s’en sort plutôt bien sur le papier, puisqu’il annonce une autonomie théorique de 422h en veille 3G. Toutefois, dans les faits, l’appareil est un peu moins convaincant que prévu, malgré les artifices déployés par Huawei pour nous éviter une consommation excessive.

Vous remarquerez, dans la barre de notifications, des indications qui viennent régulièrement vous indiquer que des applications tournant en arrière-plan consomment de l’énergie, et vous invitant à les fermer. De même, un mode de sauvegarde d’énergie propose de prolonger l’autonomie de votre P7 de longues heures avec quelques pourcents de batterie seulement. Huawei n’est peut-être pas une marque d’avant-garde, mais il faut bien avouer qu’elle est au fait des tendances actuelles, vues chez Sony, Samsung ou HTC.

Un point nous a particulièrement dérangés : avec une SIM et le WiFi activé la nuit, et bien souvent les tâches en cours stoppées avant le coucher, nous avons constaté la perte de près de 20 % de batterie chaque matin, disons après 8h de sommeil. C’est assez déplaisant, d’autant plus que le problème est récurrent. Le reste de la journée, le P7 ne fait pas partie des moins bons élèves, avec une batterie qui a tendance à fondre assez rapidement, mais pas beaucoup plus que ses concurrents. Comptez une journée d’utilisation, mais difficilement plus. Nous avons mis le P7 à l’épreuve en l’utilisant pour passer une heure de vidéo en streaming WiFi (réseau mobile activé), avec luminosité et son poussés au maximum : en une heure de visionnage, le smartphone est passé de 100 % à 80 %, ce qui est plutôt conforme à la moyenne des appareils à ce prix. Toutefois, il sera difficile de dépasser réellement la journée d’utilisation dans ces conditions.

Batterie

 

Communications et GPS

Balayons les ambiguïtés inhérentes au P7. Commercialisation chez l’opérateur Orange oblige, il n’est pas double-SIM dans la version que nous connaissons, et attribue le support micro-SD à son deuxième slot, privé de la nano-SIM. Le premier port peut être équipé d’une carte micro-SIM standard, 4G et en catégorie 4. Nous avons tout de même, au niveau accroche réseau, rencontré quelques difficultés, malgré un son clair. Et côté GPS, bonne surprise, avec un fix en une poignée de secondes et une précision à moins de 10 mètres. C’est sûrement l’un des meilleurs points de ce Huawei.

 

Test Huawei Ascend P7 Le verdict

écran
9
Pour son prix et dans l'absolu, l'écran du P7 est aussi joli qu'agréable à utiliser, grâce notamment à son format 5 pouces très utilisable à une main, et à de belles couleurs. Avec un chouïa de luminosité supplémentaire, c'eût été le sans faute.
performances
5
L'architecture HiSilicon produite par Huawei manque encore de maturité. Elle permet de faire tourner des jeux gourmands avec une chauffe très raisonnable, et dans le même temps, conduit à des lags fréquents dans les utilisations les plus communes. C'est fort dommageable étant donné le positionnement tarifaire du P7, et digne d'un smartphone 2013 plus que 2014.
logiciel
7
L'interface Huawei, Emotion UI, n'est pas désagréable à utiliser pour peu que l'on reste sur la première page d'accueil et le lockscreen. Le tout est plutôt bien organisé, les widgets sont peu nombreux mais l'essentiel est là, sans effet de surcharge. On reste plus dubitatif sur l'absence de menu d'applications qui oblige le mobinaute à faire défiler ses pages pour accéder à ses applications habituelles. La solution : télécharger un launcher alternatif pour reprendre vos bonnes vieilles habitudes.
design
9
Cet Ascend P7 est loin d'être un chef d'œuvre d'originalité. Il reprend les (bons) ingrédients des Xperia Z et iPhone, le tout combiné dans un format adapté à toutes les mains, avec une mémoire extensible et un dos peu sensible aux rayures. L'ensemble est élégant, fin, agréable à utiliser : une très bonne expérience.
caméra
8
Les résultats obtenus grâce à l'Ascend P7 sont assez inégaux. Avec une bonne luminosité, rien à redire, il atteint ou presque les résultats des très haut de gamme du moment. En intérieur, quand la lumière manque, c'est beaucoup moins vrai, avec un bruit beaucoup trop présent. Mais dans l'ensemble, on apprécie cet appareil qui a le mérite d'offrir de bons résultats lorsque l'on utilise son capteur de façade. Pour ceux qui disent oui aux selfies du moins !
autonomie
6
Malgré une batterie d'une capacité conséquente, le P7 manque de fiabilité en autonomie. Il ne consommera pas ses ressources plus rapidement que la moyenne en usage standard ni même en multimédia, il a une fâcheuse tendance à laisser filer ses points de batterie pendant que vous dormez. Une désagréable surprise au réveil, tandis que le reste de l'expérience est correct, sans plus.
Note finale du test 7/10
Difficile de mettre une mauvaise note à l'Ascend P7, car son utilisation quotidienne est agréable, à quelques ralentissements - trop fréquents toutefois - près. Il possède un bel écran, une mémoire extensible, est compatible 4G et propose un design satisfaisant. Mais finalement, à 449 euros, on ne peut que se dire que son tarif a été poussé vers le haut, puisqu'il sera vendu de manière privilégiée avec l'opérateur Orange (en France), et diluera son prix dans des subventions.

De fait, le P7 ne vaut pas réellement 450 euros, car ses caractéristiques se rapprochent en réalité de ce que l'on peut attendre d'un smartphone haut de gamme de 2013, avec des performances en-deçà d'un Snapdragon 800. On est en droit de craindre pour sa durée de vie, et de regretter les prétentions de Huawei, qui semble considérer son appareil comme un flagship-killer. Il n'en est pas loin mais, à tarif équivalent, on aurait tendance à préférer se tourner vers un haut de gamme de la fin 2013 ou même vers un Xperia Z1 Compact, aussi avantageux financièrement, et peut-être plus stables au quotidien.
  • Points positifs
    • Bel écran Full HD
    • Mémoire extensible
    • Support de la 4G LTE (cat. 4)
    • Format 5 pouces, bonne prise en main
    • Bonnes finitions !
  • Points négatifs
    • Design peu original
    • Autonomie décevantes
    • Performances photo hétérogènes
    • Lags réguliers dans l'interface