Introduction

Après un excellent Huawei P20 Pro en début d’année, le constructeur chinois met à jour son smartphone plus dédié aux professionnels et power user avec le Mate 20 Pro. Réussit-il à surpasser encore une formule déjà excellente ? Réponse dans ce test.

Le Huawei Mate 20 Pro

Notre vidéo

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Fiche technique

Modèle Huawei Mate 20 Pro
Version de l'OS Android 9.0
Interface Emotion UI
Taille d'écran 6,39 pouces
Définition 3120 x 1440 pixels
Densité de pixels 538 ppp
SoC Kirin 980 à 2,6GHz
Processeur (CPU) ARMv8
Puce Graphique (GPU) Mali-G76
Mémoire vive (RAM) 6 Go
Mémoire interne (flash) 128 Go
MicroSD Oui
Appareil photo (dorsal) Capteur 1:40 Mégapixels, Capteur 2: 20 Mégapixels
Appareil photo (frontal) 24 Mégapixels
Enregistrement vidéo 4K
Wi-Fi Oui
Bluetooth 5.0 + ADP + aptX + LE
Réseaux LTE, HSPA, GSM
Bandes supportées 2100 MHz (B1), 800 MHz (B20), 1800 MHz (B3), 2600 MHz (B7), 700 MHz (B28)
SIM 2x nano SIM
NFC Oui
Ports (entrées/sorties) USB Type-C
Géolocalisation Oui
Batterie 4200 mAh
Dimensions 157,8 x 72,3 x 8,6 mm
Poids 189 grammes
Couleurs Bleu, Noir
Prix 1036€
Fiche produit

Ce test a été réalisé à partir d’un smartphone prêté par la marque.

Retrouvez le test de la variante Mate 20 à cette adresse.

Design

Le Huawei Mate 10 Pro fut le premier haut de gamme du constructeur à embrasser le ratio 18:9, mais gardait un design très plat. Le Huawei P20 Pro aura ensuite eu le rôle d’embrasser l’encoche, tout en gardant sensiblement les mêmes lignes à l’avant.

Le Huawei Mate 20 Pro est finalement une fusion de ces deux tendances. Le grand écran de l’appareil est en effet coupé d’une encoche très longue, mais dont l’épaisseur correspond à celle de la bordure haute du Mate 20 Pro en son temps. Celle-ci est justifiée par l’intégration d’une solution de reconnaissance faciale 3D et d’un haut-parleur frontal.

Le menton de l’appareil est extrêmement fin, et le tout profite d’un arrondi prononcé sur les bords gauche et droit de l’appareil. Le design s’en retrouve drastiquement changé comparativement aux générations précédentes, en bien : l’écran prend vraiment une grande place sur la face avant grâce à cela. Notez que derrière l’écran se trouve d’ailleurs le lecteur d’empreintes digitales, dont nous reparlerons dans la partie logicielle du test.

 

Bordures arrondies obligent, la place laissée aux boutons est amoindrie. On n’en retrouve que sur la tranche droite, où le volume est naturellement placé en haut du bouton de verrouillage qui sort du lot grâce à son coloris rouge. Le placement est vraiment idéal, puisque venant naturellement là où se pose le pouce à la prise en main, et la note de couleur vient toujours plus aider à se retrouver. Simple bande discrète sur le P20 Pro, elle est ici vraiment visible et donc bien plus utile.

En haut, on retrouve un blaster infrarouge ainsi que le micro de réduction de bruit. En bas, seul le port USB type C apparaît au premier coup d’œil. Pas de grille haut-parleurs, et c’est normal : le second haut-parleur est directement intégré dans le port, sans que le son ne soit pour autant bloqué lorsqu’un câble est chargé. Une sacrée optimisation en termes de design, qui simplifie les traits du smartphone et le rend toujours plus haut de gamme.

La trappe SIM est également logée en bas de ce téléphone, et accueille une seule nano SIM sur notre version de test (une version dual SIM sera commercialisée). Notez que l’appareil n’est pas compatible micro SD, mais nano SD (sur l’autre côté de la trappe) : il s’agit d’un nouveau format de carte mémoire propulsé par Huawei faisant la taille d’une nano SIM.

Le dos du Mate 20 Pro

Au dos, dont les bords sont arrondis afin de rejoindre naturellement la tranche avec le même angle que la face avant, on remarque avant tout l’appareil photo. La configuration à triple capteurs photo, dont nous aborderons les performances plus loin dans ce test, s’organise cette fois-ci en forme de carré. Par ailleurs, les coins de ce carré suivent l’exacte même forme que les coins du téléphone, et dépassent très peu de l’ensemble; bien moins que le triple capteur du P20 Pro, faisant que le téléphone reste relativement stable utilisé à plat sur une table. Et c’est là… tout ce qui est intégré au dos.

Tout est donc dans le raffinement en termes de design pour ce Huawei Mate 20 Pro. Et ça fonctionne, vraiment : l’appareil en main donne l’impression d’être un objet de luxe, travaillé avec une minutie extrême. Le feeling en main est comparable aux plus haut de gamme de Samsung, avec cependant une note esthétique particulière le faisant tout de même se démarquer.

Ce Huawei Mate 20 Pro est très réussi, c’est indéniable. Le revêtement du verre du dos a également été travaillé afin d’être moins glissant que sur le P20 Pro, et cela se ressent : doux au toucher, il n’en est pas moins agrippant pour éviter les accidents, et moins enclin à attraper les traces de doigts. Les deux gros problèmes du modèle du début d’année ont donc été atténués, même si le téléphone reste un brin glissant et récupère toujours le gras des doigts. On nous a promis que les coloris verts et bleus « hyper optical » étaient traités spécialement contre les traces, mais nous ne pouvons pas le tester.

Le bouton de mise en veille du Mate 20 Pro

Aussi sublime que sobre, il ne fait qu’impressionner. Certains regretteront l’encoche très large, mais elle s’oublie très rapidement à l’utilisation et peut comme toujours être cachée de manière logicielle. Surtout, l’existence même de cette encoche est bien justifiée ; une nouvelle fois, rendez-vous dans la partie logiciel.

Notez également qu’à 190 grammes (soit 10 grammes de plus que le P20 Pro ou le Mate 10 Pro), le Huawei Mate 20 Pro fait son petit poids — emphase sur petit, ce n’est pas un poids lourd — même s’il est très bien équilibré. J’ai tendance personnellement à apprécier ressentir le poids de mon smartphone, puisque cela me rassure sur sa qualité, et ce trait ne m’est apparu qu’en le faisant prendre en main par mes collègues.

Pas de panique pour les petits accidents du quotidien : le Huawei Mate 20 Pro est certifié IP68, faisant qu’il résistera avec aisance à un verre renversé. Il reste bien sûr un grand téléphone, dans la lignée de la gamme Mate. Son ratio 19,5:9 lui permet cependant de mettre l’accent sur la longueur plutôt que la largeur. Il a donc une préhension sensiblement similaire à celle d’un Galaxy Note de dernière génération ou d’un Huawei P20 Pro.

Écran

Le Huawei Mate 20 Pro s’équipe d’une grande dalle OLED de 6,39 pouces supportant une définition maximale en Quad HD+. Il s’agit d’une dalle au ratio 19,5:9, très longiligne, qui est qui plus flexible et courbée sur les côtés pour ce design. Il est coupé par une encoche très longiligne en haut, dont l’épaisseur est similaire à la bordure du Huawei Mate 20 Pro à 5 mm x 33 mm.

Malgré cela, c’est vraiment l’écran qui saute aux yeux dès que l’on prend le smartphone en main, étant la véritable star du show. Son design presque sans bordure le fait vraiment sortir du lot, d’autant qu’il apparaît très coloré et lumineux. Dalle OLED oblige, les contrastes sont vraiment excellents.

Sous notre sonde, on peut voir qu’en mode vif par défaut, la température de couleurs moyenne du Huawei Mate 20 Pro est assez froide à 7600K, soit la moyenne de ce qu’il se fait actuellement. La dalle est également très lumineuse, avec un maximum de 664 cd/m² enregistré. L’espace de couleurs dépasse très largement celui du sRGB. Ses angles de vision sont également excellents, et le « rainbow effect » observé sur le P20 Pro n’est plus à l’ordre du jour.


Comme toujours, EMUI propose un large panel d’options pour régler la dalle comme vous le souhaitez. Ici, on notera surtout une adaptation automatique de la température de couleurs par rapport à la lumière ambiante, deux modes (naturel et vif) d’affichage ainsi qu’un réglage précis des couleurs avec trois réglages prédéfinis (chaud, froid, défaut). C’est là un panel très complet, pour une dalle visuellement bluffante.

Notez tout de même que par défaut, le Huawei Mate 20 Pro est réglé pour utiliser la « résolution intelligente », qui modifie automatiquement la définition d’affichage selon l’activité afin d’optimiser l’autonomie du téléphone. Vous avez totalement le choix de désactiver cette option, et choisir la définition que vous préférez entre HD+, Full HD+ et Quad HD+.

Logiciel

Le Huawei Mate 20 Pro est livré en sortie de boîte avec Android 9.0 Pie et l’interface EMUI 9.0, ainsi que le patch de sécurité d’octobre 2018. Il s’agit-là des toutes dernières mises à jour disponibles en date, c’est donc parfait.

La nouvelle version de l’interface propriétaire EMUI ne cherche pas à révolutionner les choses, bien au contraire. On se retrouve dans un premier temps dans un espace familier. L’interface par défaut n’offre pas de tiroir d’applications, qui doit être activé dans les options. On retrouve à gauche le volet Google Now, et un volet de notification toujours très épais accueillant de nombreux raccourcis système personnalisables. Le magasin de thème finira de nous offrir un large panel d’options de personnalisation du téléphone.

Les nouveautés liées à Android 9.0 Pie sont très clairement les plus visibles, comme le nouveau système de gestion de volume qui met la priorité sur le volume média avant le choix sonnerie/vibration, relayé à une simple icône sur laquelle appuyer s’affichant sur la droite à l’horizontale.

La plus marquante reste l’intégration des gestes de navigation, pour remplacer les habituelles touches de navigation et le dock de navigation cher à Huawei. Il fonctionne ainsi : un glissement du bas vers le haut ramène à l’accueil, rester appuyer amène au mode multitâche orienté à l’horizontale, et un glissement de n’importe quel côté du téléphone vers le centre correspond au précédent. Enfin, remonter de bas en haut sur le côté gauche active Google Assistant.

Le tout demande un certain temps d’adaptation, particulièrement pour « précédent », mais reste très efficace et rapide une fois bien intégré par l’utilisateur. Je regrette seulement le retour à l’accueil : avec un lanceur d’applications alternatif (type Nova ou Rootless Pixel Launcher), il affiche toujours le mode multitâche une fraction de seconde avant de vraiment remettre sur notre page principale. Ce rendu fait quelque peu brouillon, mais la compatibilité des lanceurs alternatifs avec Android 9.0 Pie n’est pas encore complète : le problème n’est donc pas lié au téléphone en lui-même.

C’est sur l’organisation des paramètres qu’EMUI 9.0 a décidé de faire un grand changement. Les menus ont été simplifiés afin de rendre plus accessibles les options les plus utilisées au fil des ans par les utilisateurs, tandis que les modifications plus précises ont été reléguées au second plan. Toutes les options connues et aimées des bidouilleurs sont toujours présentes : elles sont juste moins visibles qu’auparavant, puisque moins populaires.

On pourra noter que les applications doublons sont toujours aussi présentes sur le système, notamment l’agenda, l’email ou encore le magasin alternatif « AppGallery ». Cependant, la seule application publicitaire, pour Booking.com, est facilement désinstallable, comme de nombreux outils dont l’intérêt reste tout relatif (l’application Miroir notamment).

Encoche

Ceux qui n’aiment pas l’encoche pourront toujours la cacher en utilisant l’option liée, facilement accessible. Ceci étant, l’effet est moins efficace que sur le Huawei P20 Pro, puisque ce dernier faisait particulièrement attention à la balance de son design : lorsque l’encoche était cachée, elle faisait l’exacte même taille en haut et en bas. Ici, la bordure basse est si fine que c’est tout simplement impossible.

Même activée, comme par défaut, l’encoche ne vient jamais gêner la lecture d’une vidéo ou le lancement d’un jeu, puisqu’elle est souvent automatiquement cachée par le système à moins de forcer l’étirage (comme sur YouTube par exemple). Cette solution, la même que celle appliquée aux autres smartphones à encoche du constructeur cette année, fonctionne toujours très bien.

L’encoche du Huawei Mate 20 Pro

On aimerait en dire autant de l’espace réservé aux notifications, mais c’est loin d’être le cas. À gauche, avec le NFC, le Bluetooth et les vibrations activés, il ne reste d’espace que pour une seule notification d’application avant que tout soit rempli. La dernière icône de notification vient automatiquement prendre le dernier slot, et est remplacée à mesure que des notifications plus récentes arrivent.

À droite, on peut voir que le « 1 » de « 100 % » lorsque la recharge est complète est très légèrement coupé par l’encoche. Le diable est dans ces détails que l’on finit par ne plus remarquer, mais qui sont tout de même présents.

Reconnaissance faciale 3D

Fort heureusement, l’existence de cette encoche est très bien justifiée par l’intégration d’une solution de reconnaissance faciale 3D similaire à celle de Face ID sur les derniers iPhone. On y retrouve donc un projecteur de points, une caméra infrarouge et un flood illuminator en prime du capteur photo avant pour réaliser un masque 3D du visage de l’utilisateur.

Théoriquement aussi (voire plus) sécurisée que le lecteur d’empreintes, cette reconnaissance faciale 3D fonctionne du tonnerre sur le Huawei Mate 20 Pro. Extrêmement rapide, elle fonctionne aussi bien en horizontal qu’en vertical et n’est que très rarement prise à défaut. Qui plus est, il est possible de l’activer automatiquement dès que l’on prend en main le Huawei Mate 20 Pro, et même de déverrouiller sans aucune action le téléphone dès que le visage est reconnu. En l’utilisant, je n’ai jamais eu à mettre mon téléphone dans un certain angle pour être reconnu. Aucun temps de pause n’a jamais été forcé pour  m’adapter à cette nouvelle solution.

Cette méthode de sécurisation peut aussi être utilisée dans certains recoins de l’interface, et notamment pour bloquer l’accès à certaines applications. Activé sur toutes les applications sensibles que j’ai (comprenez, toutes les applications où mes amis pourraient écrire à ma place des ignominies), le petit temps supplémentaire qu’il ajoute ne m’a jamais dérangé. Le coffre fort, déjà connu auparavant et qui crypte certains fichiers importants, peut également l’utiliser.

Lecteur d’empreintes sous écran

L’autre méthode de verrouillage pouvant également être utilisé dans ce contexte est évidemment le bon vieux lecteur d’empreintes, qui passe ici… sous l’écran ! Cette solution peut être activée en même temps que la reconnaissance faciale 3D, mais cette première a tendance à vous détecter avant même que vous n’ayez eu le temps d’en voir la couleur.

Très agréablement placé, il n’en est pas pour autant plus lent que les solutions classiques connues de tous. Au ressenti, une demi-seconde se rajoute par rapport aux capteurs que l’on utilise depuis maintenant deux à trois ans sur toutes les gammes confondues. Ça reste toutefois assez rapide pour ne pas être frustrant ; ça se remarque, seulement.

Aussi, il apparaît dommage de l’utiliser comme solution principale de verrouillage. Par contre, cela fonctionne parfaitement en solution secondaire, lorsque le téléphone est posé sur un bureau ou sur une base de chargement sans fil. Voilà en quoi il trouve son utilité : outrepasser les aspects frustrants de la reconnaissance faciale rapidement et simplement. Étant aussi sécurisé qu’un lecteur d’empreintes standard, ce lecteur s’ajoute pour faire des deux solutions le duo parfait aussi bien d’un côté pratique que d’un côté sécuritaire.

Performances

Le Huawei Mate 20 s’équipe du tout dernier Kirin 980, premier SoC Android à être gravé en 7nm, et 6 Go de RAM LPDDR4X. La particularité de ce SoC est de disposer de 4 cœurs basse consommation, 2 cœurs haute performance et 2 autres cœurs « mid » faisant office de juste milieu. C’est le seul SoC du marché à avoir adopté cette configuration spécifique. Il est également le premier à profiter de la puce GPU Mali-G76.

Au quotidien, le smartphone est évidemment parfaitement fluide. Il nous pose cependant un petit « problème » pour nos tests : par défaut, les cœurs haute performance s’activent à peine, de sorte que l’on ne peut pas mesurer efficacement les propriétés du Kirin 980. Il nous faut donc activer le « mode performance » dans les options de batterie afin d’avoir un portrait plus proche de la réalité des capacités de cette puce, justifiant ces deux tours de benchmark pour ce cas particulier.

 Mate 20 Pro (perf OFF)Mate 20 Pro (perf ON)Huawei P20 ProSamsung Galaxy Note 9 (FHD+)Sony Xperia XZ3HTC U12+
SoCKirin 980Kirin 980Kirin 970Exynos 9810S845S845
AnTuTu 7.x235 212300 614209 894241 932289 348252 077
PCMark 2.07 6749 3377 2335 1358 4719 014
3DMark Slingshot Extreme3 5494 2202 8743 3554 1833 568
3DMark Slingshot Extreme Graphics3 5374 2522 9053 6675 0963 932
3DMark Slingshot Extreme Physics3 5924 1132 6382 5842 5982 695
GFXBench Car Chase (onscreen / offscreen)26 / 28 FPS27 / 32 FPS23 / 23 FPS26 / 28 FPS19 / 35 FPS18 / 25 FPS
GFXBench Manhattan 3.0 (onscreen / offscreen)35 / 40 FPS59 / 78 FPS55 / 62 FPS57 / 75 FPS48 / 82 FPS39 / 63 FPS
Lecture / écriture séquentielle866 / 195 Mo/s866 / 195 Mo/s826 / 196 Mo/s822 / 194 Mo/s694 / 193 Mo/s697 / 194 Mo/s
Lecture / écriture aléatoire39,6k / 40k IOPS39,6k / 40k IOPS38k / 40k IOPS34,3k / 5,4k IOPS36,3k / 5,8k IOPS30,5k / 28k

Le Huawei Mate 20 Pro a ensuite été repassé en mode classique pour les tests d’utilisation, de manière à rester dans la configuration naturelle à la sortie de boîte du téléphone. Et malgré tout, il est loin de nous avoir déçu.

Nous n’avons pas pu correctement tester PUBG Mobile puisque celui-ci refuse de débloquer les options graphiques maximales sur notre modèle de test. Il faut dire qu’à l’heure où j’écris ces lignes, le Huawei Mate 20 Pro n’est ni annoncé ni sorti : ce n’est donc pas très étonnant.

A contrario, Fortnite n’a posé absolument aucun souci. Réglé en configuration graphique haute et à 30 FPS (le maximum actuellement disponible sur ce smartphone), le jeu mobile le plus gourmand du marché tourne parfaitement sur le Huawei Mate 20 Pro et ne souffre d’absolument aucun ralentissement, ce sans même avoir recours au mode performance.

Honkai Impact 3rd, un autre jeu 3D très gourmand, ronronne lui aussi. Le titre de Mihoyo poussé à sa plus grande définition, en 60 FPS, avec HDR et anti-aliasing activés ne souffre d’absolument aucun ralentissement, même avec un très grand nombre d’ennemis affichés simultanément sur l’écran. C’est un délice visuel.

Notons que la chauffe se situe au niveau du capteur photo arrière et est bien contenue. Sur de longues sessions, le Huawei Mate 20 Pro n’est jamais devenu brûlant, seulement chaud, et dissipe très rapidement cette chaleur qui plus est. C’est excellent.

Appareil photo

Le Huawei P20 Pro était le premier à intégrer un triple capteur photo, et celui-ci a marqué le marché. Les options à plusieurs capteurs se multiplient désormais, mais le constructeur chinois profite d’une avance confortable sur ce terrain de jeu.

Le triple appareil photo du Huawei Mate 20 Pro

Triple capteur photo arrière

Pour le Huawei Mate 20 Pro, la formule évolue. La marque abandonne son capteur monochrome, donnant cette configuration : un capteur principal de 40 mégapixels avec objectif ouvrant en f/1.8, un second appareil ultra grand-angle de 20 mégapixels à objectif ouvrant en f/2.2, et enfin l’appareil  téléphoto de 8 mégapixels ouvrant en f/2.4. Ce dernier profite également de l’OIS.

Notons que cette fois-ci, l’intelligence artificielle qui reconnaît la scène et adapte les réglages automatiquement est désactivée par défaut. C’est peut-être là un bon choix : si son rendu est toujours excellent, le « style » final des photos pouvait ne pas plaire à tout le monde. Il est bien sûr toujours disponible, et toujours plus rapide à comprendre la scène grâce au Dual NPU.

Cette nouvelle configuration vous permet de retrouver 4 configurations : la prise de vue normale, le zoom x3 sans perte, le zoom x5 sans perte, et enfin le grand-angle dit x0,6. Voilà ce que cela donne concrètement :

Le rendu final est presque identique à ce qu’offrait déjà le Huawei P20 Pro. On a ici des photos en plein jour avec un piqué excellent et un énorme niveau de détails. Le HDR fonctionne superbement bien pour conserver toutes les informations de la scène, sans brûler l’arrière-plan ou au contraire assombrir le premier plan. Le « maillon faible » est une nouvelle fois le zoom x5, qui n’offre pas forcément la même dynamique que les autres modes… mais toujours un niveau de détail et de précision impressionnant. Pour un mode si particulier, on ne lui en tiendra pas rigueur.

Le capteur grand-angle n’est cependant pas utilisé que pour cela. Il permet également d’accéder à un nouveau mode « Super Macro » permettant de se rapprocher d’un sujet à quelques centimètres pour le capturer de près. Même en basse luminosité, le niveau de détails qui en ressort est vraiment impressionnant : on est capable de voir des grains de poussière presque imperceptibles à l’œil nu.

En intérieur et en basse luminosité, le Huawei Mate 20 Pro offre des couleurs vraiment belles et une image très bonne. La netteté en perd un coup, mais le lissage opéré pour passer outre le bruit numérique est efficace et ne vient pas ternir la qualité de l’image. Les plages dynamiques sont excellemment respectées, pour un résultat final vraiment superbe. Un peu plus de netteté, et on aurait eu un cliché parfait.

De nuit, on retrouve les mêmes performances ahurissantes que le Huawei P20 Pro… dès lors que l’on active l’intelligence artificielle, sans quoi le cliché est plus assombri, mais aussi plus véritable. Le bruit est plus présent, tout comme les parts sombres, mais les couleurs sont très proches du réel. Si vous préférez voir tout ce que vous pouvez voir, alors activer l’IA vous permettra de retrouver des clichés d’une étonnante clarté dont le lissage n’est pas si dérangeant considérant le résultat final tout à fait exploitable.

Capteur photo avant

À l’avant, nous avons le droit à un capteur photo de 24 mégapixels avec un objectif ouvrant en f/2.0. Il s’agit ici de la même configuration que le Huawei P20 Pro avant lui.

Ses performances sont donc plutôt similaires au haut de gamme du début d’année. En pleine lumière, le niveau de détail et les couleurs sont vraiment impressionnants. Le piqué de la photo est sublime, permettant de compter mes poils un à un. Lorsque les conditions lumineuses viennent à baisser, la netteté en prend un coup, mais les couleurs sont toujours excellentes et le cliché est toujours largement satisfaisant. De nuit, le bruit fait son apparition, mais, selon les conditions lumineuses, on peut toujours arriver à prendre d’excellents clichés.

On notera que le mode portrait est de retour, et est toujours très efficace : seules mes mèches les plus dissidentes se font effacer par celui-ci. Le flou d’arrière-plan est par contre désormais réglable de manière à afficher discrètement différentes formes : aux cercles classiques se rajoutent des cœurs, un tourbillon et des disques. La meilleure de toutes ces options reste malgré tout les cercles classiques, le reste ayant tendance à augmenter sensiblement le flou. De mon point de vue, le côté « classe » du flou est terni par ces formes, mais il est toujours bon d’avoir des options supplémentaires.

Il y ajoute également quelques nouveaux modes utilisant la puissance du Dual NPU intégré au Kirin 980, qui viennent remplacer les modes d’éclairage basiques et pas très satisfaisants du P20 Pro. Nous avons le droit à un mode photomaton (qui éclaircit simplement le visage), un mode verre teinté, un mode stores pliants et le mode « pop », mon favori, pour terminer sur l’éclairage scénique classique.

Est-ce gadget ? Oui, totalement même, mais ça fonctionne plutôt bien. Surtout, on notera ici qu’il ne s’agit pas de vulgaires copies de ce que d’autres applications alternatives fournissent, en mieux. C’est donc un complément intéressant, bien que l’on puisse vite prédire que ces options ne feront pas partie de la rotation habituelle des utilisateurs de ce capteur.

Le principal défaut de l’appareil avant n’en est pas vraiment un. À dire vrai, avec toutes les possibilités offertes par le capteur arrière, j’en suis venu à regretter que ce ne soit pas également le cas à l’avant. Un petit capteur ultra grand-angle, comme ce que propose le Google Pixel 3, ferait des merveilles pour une prochaine version, si tant est que ce soit physiquement possible.

Vidéo

Lors de la présentation du Kirin 980, Huawei nous avait promis que la détection en temps réel serait désormais possible… en vidéo. Déjà, la configuration du téléphone lui permet de filmer en plusieurs modes : 4K à 30 FPS, 1080p à 60 FPS, 1080p à 30 FPS en 21:9, 18:9 ou 16:9 et 720p en 21:9 ou 16:9. Oui : vous pouvez directement filmer en 21:9, comme un film. Qu’importe le mode, les couleurs sont très bonnes et la stabilisation AIS efficace.

La vraie histoire du mode vidéo se situe dans les filtres qu’il permet d’appliquer. Grâce au Dual NPU, le Huawei Mate 20 Pro est capable d’isoler un sujet en couleurs et transformer tout son environnement immédiat en noir et blanc, à la manière de Sin City. Le résultat est sérieusement impressionnant, et vraiment unique en son genre. Il ne s’agit pas d’un effet appliqué en post : vous le voyez en temps réel à la capture.

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Ce n’est pas le seul disponible, mais c’est clairement le plus bluffant. D’autres modes sont proposés : l’effet bokeh s’applique aussi en vidéo désormais, tandis que des modes « rétro », « suspens » et « frais » vous permettront d’émuler l’étalonnage de nombreux films. Notons que ces modes ne sont disponibles qu’en utilisant le triple capteur photo arrière.

L’effet n’est évidemment pas parfait, bien que meilleur en post-traitement : le Huawei Mate 20 Pro s’en sort mieux à isoler une seule personne plutôt qu’un groupe, et l’effet bokeh peut parfois avoir du mal à bien cerner le sujet dans son intégralité. Qui plus est, ce mode ne fonctionne qu’en filmant une personne : il n’est pas possible de faire sortir un objet du plan lorsque celui-ci n’est pas tenu par un être humain. Mais lorsque cela fonctionne, soit 95% du temps dans nos tests, ça décroche tout simplement des mâchoires. L’effet wahou est garanti.

Son

Si vous souhaitez avoir une prise jack, il faudra vous « contenter » du Mate 20 classique : le Mate 20 Pro ne dispose pas d’un tel port (un adaptateur USB type C est fourni). Plus étonnant, il ne dispose même pas d’une grille haut-parleurs : la prise USB type C fait aussi office de sortie son pour le haut-parleur droit, tandis que le gauche est tout simplement celui d’écoute.

Comme sur le Huawei P20 Pro, le haut-parleur d’écoute est avant tout là pour « soutenir » le haut-parleur principal, étant bien plus faible que son frère. Ce petit soutien améliore les choses, mais n’est pas pour autant équivalent à une véritable solution audio frontale. Le son est stéréo malgré tout, un plus non négligeable.

Alors, ce haut-parleur placé dans le port USB type C ? Eh bien figurez-vous que le son n’est pas obstrué lorsque l’on branche un câble, ce qui est une très bonne chose : pas de panique si vous souhaitez regarder vos vidéos allongés dans votre lit pendant que votre Huawei Mate 20 Pro recharge.

La prise USB-C du Huawei Mate 20 Pro sert également de haut-parleur

Par contre… son placement n’est pas nécessairement idéal. L’USB type C est placé pile au centre de la tranche inférieure, comme tous les autres smartphones, il est plus que facile de placer sa paume de main dessus dès que l’on prend le Huawei Mate 20 Pro en mode paysage pour jouer. On apprend vite à faire avec et décaler très légèrement sa main pour laisser passer le son, mais ça reste un problème notable. Celui-ci n’apparaît pas en mode portrait ou lorsqu’on regarde une vidéo, la préhension n’étant pas la même, mais les gros joueurs devront s’y adapter.

Ce souci ergonomique est rapidement rattrapé par la qualité du son en lui-même. Le haut-parleur du Huawei Mate 20 Pro est puissant, sans saturer au plus haut volume, au point de faire vibrer naturellement le dos du téléphone. Les médiums sont très justes, les aigus plutôt bons, et les basses un minimum présentes bien que manquant de pêche. Naturel, du fait du petit format du système son, mais le rendu final est plus qu’agréable.

Sa plus grande faiblesse est finalement le haut-parleur d’écoute. S’il avait été du même acabit que le haut-parleur principal, nous aurions eu là une des meilleures solutions audio du marché. C’est cependant moins un problème qu’une possible amélioration pour un futur modèle.

Réseau et communications

Concernant l’accroche réseau, le Huawei Mate 20 Pro est l’un des premiers smartphones à être compatible avec la 4G LTE Cat.21, permettant un débit théorique de 1,4 Gb/s en 4G+. Difficile cependant de tester cela sur le réseau parisien très engorgé, mais la captation du Huawei Mate 20 Pro a été excellente sur l’intégralité de mes trajets sur ces derniers jours.

Le téléphone est évidemment compatible avec l’intégralité des bandes réseau utilisées en France et en Europe, comme la 800 MHz, la 1800 MHz, la 2100 et la 2600 MHz. La 700 MHz est également supportée.

La puce GPS est d’excellente facture, et a réussi à me situer rapidement et efficacement qu’importe mon emplacement. De même pour la boussole, bien réglée d’entrée de jeu.

Autonomie

Pour s’assurer une grande autonomie, le Huawei Mate 20 Pro s’équipe d’une très grosse batterie de 4 200 mAh. Sur le haut de gamme, un tel nombre est rarement trouvé. C’est 200 mAh de plus que le Huawei Mate 20 classique, le P20 Pro ou même le Samsung Galaxy Note 9.

Sur notre test d’autonomie Viser à protocole personnalisé, le Huawei Mate 20 Pro (mode performance désactivé, comme au sortir de sa boite) tire sa révérence au bout de 9 heures et 43 minutes. Ce score le place dans la moyenne supérieure de l’année, presque exactement au même score que le Samsung Galaxy Note 9 avant lui. C’est plutôt bon.

Test d'autonomie Viser
  • Mate 20 Pro : 583
  • Galaxy Note 9 : 573
  • Xperia XZ3 : 443
  • Galaxy S9+ : 641

En utilisation réelle, le Huawei Mate 20 Pro m’a largement tenu une journée d’utilisation intensive sans s’essouffler. Avec quelques réseaux sociaux, vidéos et photos, il tient la cadence et arrive tranquillement à faire en sorte que je sois fatigué avant lui, avant de patiemment attendre le lendemain avant de réclamer la moindre charge. Ceci étant, mon Huawei P20 Pro en test longue durée avant lui tenait un peu plus longtemps dans les faits, de quelques dizaines de minutes cependant.

Tout n’est pas pour autant dit. L’intelligence artificielle a eu le temps de s’adapter à mon utilisation sur le P20 Pro, et c’est là quelque chose que l’on ne peut pas mesurer sur un test d’une semaine (voire même pas du tout). De plus, l’architecture même du Kirin 980 (ses deux cœurs mid, majoritairement) fait qu’il est possible que cette adaptation change vraiment la donne au bout du compte. Enfin, la gestion de la RAM extrêmement agressive des précédents modèles, qui offrait un mode veille incroyable au détriment de certains défauts de notifications à la longue, semble avoir été calmée ici. La veille est légèrement moins bonne, mais je reçois enfin toutes mes notifications Snapchat et Instagram sans souci : c’est donc au contraire une bonne évolution.

La véritable histoire de l’autonomie de ce Huawei Mate 20 Pro est à voir du côté… de la recharge. Déjà, il est le premier smartphone de la marque à supporter la recharge rapide SuperCharge 2.0 à 40W, dont le chargeur spécial est fourni dans la boîte. Dans nos tests, le téléphone est passé en 30 minutes de 5% de batterie à… 73%. C’est vraiment impressionnant, et frôle le même territoire que le Super VOOC de l’Oppo Find X.

Le Mate 20 Pro peut recharger sans fil un autre appareil, comme ici un iPhone XS

De plus, il supporte aussi la recharge sans fil Qi à 15W. Ici, nous passons en 30 minutes de 26% à 51% téléphone allumé en utilisant un socle Huawei basique prévu pour le 10W (non fourni), soit une vitesse équivalente à une recharge classique sans technologie de recharge rapide. Pour du sans fil, c’est très bon en soi. L’idée de ce téléphone semble donc d’être posé sur un socle à recharge sans fil tranquillement à son bureau pour l’avoir constamment à 100% dès qu’il vous faut sortir, et de pouvoir le recharger extrêmement rapidement lorsque vous êtes en vadrouille. Et ça fonctionne : difficile de se soucier vraiment de sa batterie lorsque le recharger vous demande soit de simplement le poser sur une surface Qi, soit d’attendre 30 minutes à côté d’une prise électrique.

Notons également que, comme à son habitude, Huawei fournit énormément d’options pour pouvoir offrir une autonomie améliorée, avec une gestion très précise de l’alimentation application par application. Enfin, son dos lui permet même d’être utilisé pour recharger d’autres appareils, comme un socle transportable. De quoi recharger tranquillement des écouteurs ou même… un autre smartphone.

En somme : ce Huawei Mate 20 Pro a la même autonomie qu’un Samsung Galaxy Note 9, avec une polyvalence exemplaire. Recharge rapide incroyable, recharge sans fil pratique, partage d’autonomie : il est capable de tout ce que vous pouvez imaginer.

Galerie photo

Prix et date de sortie

Le Huawei Mate 20 Pro est lancé en France dans sa version 6 Go de RAM et 128 Go de stockage. Il est vendu en France au prix conseillé de 999 euros. Les précommandes commencent dès le 16 octobre pour une commercialisation le 26 octobre.

À ce tarif, le Huawei Mate 20 Pro se positionne en face du Galaxy Note 9, du Google Pixel 3 XL ou de l’Oppo Find X.

Si vous hésitez entre plusieurs smartphones, nous avons réalisé quelques comparatifs complets :

Vous pouvez également retrouver le test de la variante Mate 20 à cette adresse.

Test Huawei Mate 20 Pro Le verdict

design
9
Le Huawei Mate 20 Pro n'est pas le plus original, mais il est très clairement d'une excellente facture. Son design fait la part belle aux formes arrondies extrêmement agréables en main et à son grand écran. Le triple capteur photo dépasse à peine. Seule son encoche, relativement fine, pourra gêner.
écran
9
La dalle OLED du Huawei Mate 20 Pro est vibrante et très contrastée, dispose d'une excellente luminosité et est un délice pour les yeux. Quelque peu froide en sortie de boîte, elle peut être réglée précisément par le biais d'EMUI 9.0. Seule l'encoche, encore une fois, pourra agacer.
logiciel
9
EMUI 9.0 fait un peu de ménage pour simplifier l'expérience, et ça marche. Les possibilités sont toujours là, sans être mal-arrangées. Dernière version d'Android, dernier patch de sécurité, reconnaissance faciale 3D ultra-rapide et capteur d'empreintes sous écran... Tout y est, vraiment. Encore un petit effort pour affiner le design, et ce sera parfait.
performances
9
Le Kirin 980 est bien le SoC le plus performant disponible actuellement sur Android, de peu cependant. La gestion de la RAM est revue et plus efficace, le téléphone chauffe très peu et ses performances sur des jeux 3D gourmands (dont Fortnite) ne laissent absolument pas à désirer. On aurait aimé un plus gros pas en avant, mais ça reste excellent.
caméra
10
Le triple capteur photo du Huawei Mate 20 Pro lui confère la plus grande polyvalence jamais vue sur un smartphone. La qualité reste similaire à celle du Huawei P20 Pro, mais toutes les possibilités qu'il offre font tourner la tête. Le mode vidéo est une première et une vraie claque sur smartphone, quand la plupart des fonctionnalités sont intelligentes et bien pensées. Du superbe travail.
autonomie
10
Sa grande batterie de 4200 mAh lui offre une très bonne autonomie, qui est magnifiée par toutes les possibilités offertes pour la recharge. Recharge rapide 40W, recharge sans fil 15W, possibilité de recharger d'autres appareils en filaire et en sans fil... Tout y est. Le Huawei Mate 20 Pro garde sa longévité et innove au-delà : c'est parfait.
Note finale du test 9/10
Le Huawei Mate 20 Pro est aussi proche du smartphone parfait qu'on puisse l'être fin 2018. Voilà.

Plus précisément, ses défauts sont en eux-mêmes des points de détails : l'encoche coupe l'écran, mais son existence est parfaitement justifiée. Le haut-parleur dans l'USB type C peut être bouché sous certaines conditions, mais offre une excellente expérience audio. Le Kirin 980 n'est pas un bond générationnel immense, mais reste le plus puissant et très certainement le plus intelligent.

Par contre... le Huawei Mate 20 Pro offre absolument tout ce que l'on peut désirer d'un smartphone haut de gamme en 2018. Son design, sublime, met en avant une dalle OLED délicieuse pour l’œil. Son triple capteur photo est un véritable couteau suisse du photographe en vadrouille qui n'a aucun concurrent actuellement. Son autonomie, très bonne, est supportée par de la recharge rapide 40W impressionnante en prime de la recharge sans fil 15W.

Ajoutez à cela la recharge inversée, filaire comme sans fil, un mode PC utilisable sans fil grâce au Miracast, ou encore des tonnes d'options amusantes en photo, et c'est simple : il n'existe pas de smartphone aussi versatile que lui en cette fin 2018. Le Huawei Mate 20 Pro donne l'impression de savoir tout faire parfaitement bien, comme on l'attend finalement d'un smartphone vendu à ce prix.
  • Points positifs
    • Triple capteur photo polyvalent et ludique
    • Design sublime
    • Écran vibrant et lumineux
    • Recharge ultra rapide et multi-usage
    • Le meilleur SoC Android de fin 2018
  • Points négatifs
    • Le haut-parleur, qu'on bouche à pleine main
    • nano SD plutôt que micro SD
    • (pas de prise jack)