
Les Galaxy Watch de Samsung savent déjà réaliser un électrocardiogramme, suivre la tension artérielle ou repérer des signes d’apnée du sommeil. Les reins, en revanche, échappent aux capteurs du poignet, puisque leur fonction se mesure par une prise de sang.
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Des chercheurs sud-coréens veulent pourtant se servir de la montre connectée. L’hôpital Seoul St. Mary’s a annoncé ce mercredi 4 novembre le lancement en octobre d’une étude clinique sur une application d’IA qui estime le risque de maladie rénale chronique. Ici, la montre ne diagnostique rien, elle fournit seulement des données sur le mode de vie, que l’application croise avec des bilans de santé et des tests génétiques.
L’application calcule d’abord un risque de maladie rénale à partir des bilans de santé et des résultats de tests génétiques et ajoute ensuite les données d’activité physique, de sommeil et de fréquence cardiaque relevées par la Galaxy Watch. Les chercheurs partent d’un problème connu : les modèles actuels estiment un risque à partir de données cliniques prises à un instant donné, alors que suivre les facteurs de risque en continu demande beaucoup de temps aux soignants.
50 participants, aucun résultat avant 2027
Les 50 participants de l’étude vont utiliser l’application et la montre pendant trois mois. Ensuite, les médecins contrôleront leur fonction rénale par une prise de sang et de l’imagerie. L’étude complète durera six mois et doit évaluer l’usage, la satisfaction et l’utilité du service. Sur le papier, c’est logique pour une première étape, mais ces critères disent surtout si les patients se servent de l’application. Avec 50 personnes suivies six mois, on ne saura pas si le score de risque prédit correctement une maladie qui évolue en général sur des années.

D’après l’hôpital, le programme prépare aussi un modèle d’IA pour prédire le risque de cancer du poumon.
Samsung n’a rien promis pour ses montres
Les montres de Samsung servent déjà au suivi de patients atteints de maladie rénale. Le 8 janvier 2024, Samsung a élargi son programme Privileged Health SDK, un kit de développement qui ouvre les capteurs de la montre à des partenaires médicaux. Parmi eux, Kencor Health utilise les données de la Galaxy Watch pour surveiller et prédire l’hyperkaliémie, un excès de potassium dans le sang, chez des patients déjà atteints de maladie rénale chronique. Ce service est réservé au suivi médical et n’est pas proposé au grand public.
Samsung n’a pas dit s’il comptait un jour intégrer une estimation du risque rénal dans ses montres. L’étude a démarré en octobre pour six mois, donc ses résultats ne sont pas attendus avant le printemps 2027.
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