En 2014 sortaient Bayonetta 2, Watch Dogs, Destiny ou Mario Kart 8, autant de jeux qui ont marqué les mémoires depuis. Mais c’est surtout en 2014 qu’est sorti le jeu qui continue, encore aujourd’hui, à m’occuper dans le métro. Un chef-d’oeuvre de logique, de stratégie, d’addiction, de reviens-y. J’ai nommé 2048.

Régulièrement, dans la petite heure de métro quotidienne qui m’amène de chez moi au travail et inversement, je sens des visages se tourner vers mon smartphone. J’entrevois des petits regards amusés, puis le regard se fait plus insistant lorsque mon voisin ou ma voisine de transport entrevoit le nombre de 65 536 logé dans l’angle supérieur droit de l’écran.

Ce qu’il s’est passé est facilement explicable. On m’a vu jouer à 2048 et on s’en est amusé, sur l’air du « ahahah, le vieux jeu, il n’a pas lâché l’affaire, c’est beau à voir ». Puis, puisque la curiosité l’emporte souvent, on a vu la tuile que j’ai réussi à atteindre, dans une partie toujours en cours : 65 536. Cela signifie donc que j’ai réussi à créer la tuile 2048 au moins 32 fois dans la même partie. Oui, j’en suis fier.

Énorme carton lors de sa sortie en 2014, 2048 a été publié sous licence libre par le développeur italien Gabriele Cirulli, avant d’être...

3 raisons de télécharger cette application

  • La version officielle de 2048
  • Un jeu simple et addictif
  • Parfait pour s'occuper un petit moment

Cette surprise, je l’ai déjà entendue de la part d’un groupe de jeunes adolescents dans le métro parisien. J’avais mon casque sur les oreilles, mais aucune musique en écoute. Je les entendais donc saluer mes exploits : « mais il est dingue le type, t’as vu comment il va vite en plus ». J’ai donc décidé de retirer mon casque puis de prendre quelques minutes pour leur expliquer ma stratégie.

Pour bien jouer à 2048, il ne faut pas se précipiter. Il existe une tactique, qui consiste à créer un serpent avec des nombres de plus en plus importants. Ainsi, il est plus simple de fusionner deux 2 pour en faire un 4, deux 4 pour en faire un 8, deux 8 pour en faire un 16, deux 16 pour en faire un 32, deux 32 pour en faire un 64… deux 1024 pour en faire un 2048.

Ma version favorite du jeu — dont il existe d’innombrables copies sur le Play Store — est l’originale, celle développée par l’Italien Gabriele Cirulli. Il faut dire qu’avant d’être un jeu mobile, 2048 existait sur le Web, basé sur le gameplay de Threes. Suite au succès de son jeu hébergé sur un site internet, le développeur en a fait une version mobile gratuite et sans publicité, avant que de nombreux autres studios la copient.

Dans la version mobile de 2048, outre le jeu classique, il est possible de jouer en « time trial » où certaines tuiles 2 ou 4 vont apparaître toutes les deux secondes. On notera, par souci de transparence, que la version classique intègre un bouton « undo » pour annuler le dernier mouvement. Bien pratique lorsque l’aléa ne joue pas en votre faveur, il ne permet cependant de revenir qu’au mouvement précédent, et non pas sur plusieurs déplacements.

Bref, ça fait maintenant cinq ans que je joue à 2048, cinq ans que je lutte pour parvenir à la tuile 131 072 et que je n’y parviens pas. Je commence peu à peu à entendre raison : si vous avez un autre jeu aussi chronophage, je suis preneur.