
Sur Internet, ou plus généralement sur n’importe quel réseau informatique, les machines (PC, smartphones, tablettes, consoles, routeurs, etc.) communiquent entre elles grâce à un système d’adresse IP.
Longtemps et encore aujourd’hui, nous avons utilisé l’IPv4, les fameuses adresses type « 192.168.5.1 » composées de 4 groupes de nombres entre 0 et 255. Problème : cette solution a une limite de 4,3 milliards d’adresses IPv4 possibles. C’est beaucoup, mais trop peu à l’ère de la multiplication des objets connectés, IoT, domotique, smartphones, PC, voitures, TV, etc.
En France, les opérateurs Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR ont déjà affecté de 88% à 99% de leurs adresses IPv4 à fin juin 2018 d’après l’ARCEP.
Pour régler ce problème, l’Internet Engineering Task Force (IETF) a mis au point un nouveau standard, l’IPv8. Pour le moment au stade du brouillon, il pourrait nous faire définitivement oublier l’IPv4.
L’IPv6 a échoué
Ce n’est pas la première tentative pour régler le problème d’adressage des machines sur Internet. Depuis plus de 30 ans, l’IPv6 a été mise au point et déployée pour déjà tenter de régler la situation.
Le déploiement fut particulièrement complexe et lent. L’IPv6 proposait un tout nouveau système d’adressage en hexadécimal (par exemple : 2001:0db8:0000:0000:0000:8a2e:0370:7334). De quoi très largement fournir un stock d’adresse IP pour le monde entier : plus de 340 sextillions d’adresses.
L’IPv6 était chargée d’options rendant son déploiement particulièrement complexe. Là où l’IPv4 faisait la différence entre réseau local et réseau Internet, l’IPv6 tente de tout réunir. La migration particulièrement longue a fini par faire cohabiter IPv4 et IPv6.
Parfois la solution la plus simple est la meilleure
On en arrive à l’IPv8 proposée par l’IETF dans un brouillon publié le 14 avril 2026. La solution ici est beaucoup plus simple : proposer une nouvelle génération d’IP basée de façon naturelle et logique sur l’IPv4.
Concrètement, l’IPv8 propose des adresses réunissant 8 groupes de 4 nombres de 0 à 255 plutôt que 4 groupes avec l’IPv4. Cela permet une rétrocompatibilité totale avec l’IPv4. L’adresse « 192.168.5.1 » en IPv4 devient l’adresse « 0.0.0.0.192.168.5.1 » en IPv8.
Cela signifie que tous les appareils et applications configurés pour l’IPv4 peuvent continuer de fonctionner dans un écosystème IPv8. On comprend que tout a été fait pour faciliter le déploiement éventuel de cette technologie.
Si le nombre d’adresses IP allouables par l’IPv8 est inférieur à l’IPv6, de l’ordre de 264 contre 2128, il apparait suffisant pour contenir la demande croissante en appareils connectés, d’autant que l’IPv8 maintient la différenciation entre réseau local LAN et réseau Internet WAN.
La proposition IPv8 en est pour le moment à ses balbutiements, mais la solution proposée semble très simple. Elle pourrait donc être rapidement adoptée si elle parvient à convaincre les membres de l’IETF.

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