D’après une enquête du New York Times, Facebook aurait permis à des dizaines de fabricants de smartphones d’accéder à certaines données personnelles des utilisateurs du réseau social sans obtenir le consentement de ces derniers.

Même si vous ne suivez qu’épisodiquement l’actualité de Facebook, vous avez sans doute fréquemment lu ou entendu les termes « scandale » et « fuite de données » ces derniers temps dès qu’il s’agissait de parler du plus grand réseau social au monde. Et pour cause, peu de temps après l’affaire Cambridge Analytica, qui a forcé Mark Zuckerberg à s’expliquer devant le Congrès américain et les députés de l’Union européenne, Facebook est à nouveau pointé du doigt pour une supposée collecte de données abusives auprès de ses utilisateurs.

Au travers de deux papiers, le New York Times a en effet révélé que Facebook avait collaboré avec plusieurs fabricants de smartphones pour leur accorder un accès à certaines données des utilisateurs de la plateforme. Parmi les constructeurs concernés se trouvent au moins quatre entreprises chinoises considérées par les renseignements américains comme de potentielles menaces pour la sécurité en raison de leurs liens proches avec le gouvernement en place à Beijing.

Facebook n’a pas tardé à réagir face à ces accusations. L’entreprise revient sur les informations rapportées et explique également pourquoi les craintes soulevées par les articles du New York Times ne sont pas fondées. 

Les explications de Facebook

Pour rappel, le New York Times expliquait ainsi que les constructeurs partenaires de Facebook pouvaient, via des API dédiées, accéder aux données des amis des utilisateurs sans obtenir explicitement leur consentement et même quand ces derniers avaient paramétré leurs comptes pour bloquer ce genre de partage.

À l’époque il n’y avait pas de magasins d’applications

Or, dans un post de blog, Ime Archibong, vice-président des partenariats produit au sein de Facebook, explique « qu’au tout début du mobile, la demande pour Facebook a dépassé notre capacité à concevoir des versions du produit qui fonctionnait pour chaque téléphone ou système d’exploitation. Il est difficile de s’en rappeler maintenant , mais à l’époque il n’y avait pas de magasins d’applications [Play Store ou App Store, ndlr] ».

C’est pourquoi Facebook a travaillé directement avec les fabricants de smartphones et créateurs d’OS pour que l’application fonctionne chez tout le monde. C’est ainsi que l’entreprise a mis à disposition des API dédiées « pour que les entreprises puissent recréer des expériences similaires à Facebook » sur leurs systèmes. Ces collaborations ont été menées avec environ 60 firmes différentes.

Mais Ime Archibong indique clairement que ces API permettant de recréer l’expérience Facebook ont toujours été assidûment contrôlées. Ainsi, « les partenaires ne pouvaient pas intégrer les fonctionnalités Facebook de l’utilisateur avec leurs appareils sans l’autorisation de l’utilisateur. Et nos équipes […] ont approuvé les expériences Facebook que ces entreprises ont construites. Contrairement à ce que prétend le New York Times, les informations des amis, comme les photos, n’étaient accessibles sur les appareils que lorsque les gens prenaient la décision de partager leurs informations avec ces amis ». Il ajoute, par ailleurs, qu’aucun abus n’a été observé.

Il termine son post en précisant que ces API sont devenues obsolètes avec la popularité croissante d’iOS et d’Android. C’est pourquoi Facebook a déjà décidé de limiter l’accès auxdites API et 22 partenariats ont déjà pris fin.

Les fabricants nient également

En parlant des partenaires, plusieurs constructeurs concernés ont également tenu à réagir et nier les allégations du New York Times. Tim Cook, patron d’Apple, a ainsi affirmé à NPR que le modèle économique de son entreprise n’a jamais reposé sur la collecte et le partage de données. Huawei, de son côté, affirme dans un communiqué qu’il « n’a jamais collecté ou stocké de données des utilisateurs de Facebook ».

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