Mémoire RAM : les prix ont déjà doublé, Samsung prévient que c’est pire à venir

Hausse DRAMatique

 
Samsung vient de publier un trimestre historique avec 36 milliards de dollars de bénéfice sur ses puces. La même journée, le groupe a prévenu : la pénurie de RAM va empirer en 2027. Joli timing.
Source : Liam Briese sur Unsplash

Avez-vous comparé le prix d’une barrette de DDR5 il y a 12 mois et aujourd’hui.

Et la mauvaise nouvelle, c’est que la personne la mieux placée pour savoir où ça va, Samsung, vient officiellement de dire : ce n’est pas le pic, c’est l’échauffement.

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Lors de la présentation de ses résultats du premier trimestre 2026, le coréen a confirmé à Reuters que l’écart entre l’offre et la demande de mémoire allait « encore se creuser en 2027 ». Kim Jaejune, vice-président exécutif de la division Memory, a parlé d’un taux de satisfaction des commandes au plus bas historique. En clair : les clients passent déjà des commandes pour 2027 par peur de manquer.

La cause est connue, ce sont les centres de données IA qui aspirent toute la production de mémoire haute performance. Les chiffres, eux, donnent le vertige. Samsung a affiché 57,2 trillions de wons de bénéfice opérationnel sur le seul premier trimestre, soit environ 41,8 milliards de dollars, dont 36 milliards rien que sur les puces. C’est plus que le bénéfice annuel total de l’entreprise sur l’ensemble de 2025.

Quand l’IA pompe la RAM, c’est le consommateur qui régale

Chaque wafer de silicium alloué à une puce HBM pour un GPU Nvidia est un wafer en moins pour la DDR5 de votre tour ou la LPDDR de votre smartphone.

Samsung, SK Hynix et Micron, qui se partagent l’essentiel du marché mondial, ont fait le choix logique côté actionnaire : prioriser la mémoire IA, beaucoup plus rentable.

Les prix de la DRAM grand public ont déjà bondi de plus de 75 % sur un an au quatrième trimestre 2025, selon TrendForce. Gartner anticipe une hausse cumulée de 130 % sur DRAM et SSD d’ici fin 2026, qui se traduirait par +17 % sur le prix moyen d’un PC et +13 % sur celui d’un smartphone. Ces chiffres sont déjà visibles en rayon.

Les segments à éviter, et ceux qui s’en sortent

Concrètement, plus on achète bas de gamme, plus on prend cher. Sur l’entrée de gamme smartphone à moins de 200 euros, Counterpoint estime la hausse de coût matière entre 20 et 30 %, ce qui suffit à tuer un modèle.

TrendForce annonce un retour des téléphones à 4 Go de RAM en 2026, alors qu’on en avait fini avec ce seuil depuis cinq ans.

Les ultraportables fins, où la RAM est soudée à la carte mère, ne peuvent pas être dégradés sans repenser le design : ils prendront le choc en plein.

À l’inverse, le premium absorbe mieux. Apple, Samsung haut de gamme, gros gamers et créatifs paieront plus, mais ne verront pas leurs caractéristiques reculer.

Gartner va plus loin et prédit la disparition pure et simple du PC neuf à moins de 500 euros d’ici 2028. Pour qui cherche un appareil pas cher, le marché du reconditionné devient l’option par défaut, pas un plan B.


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