Volla Phone Plinius : le smartphone allemand qui mise tout sur la batterie remplaçable et l’absence de Google

De-Google Qualität

 
Un smartphone allemand, sans Google, avec une batterie qu’on change soi-même au tournevis. À 598 €, le Volla Phone Plinius vise une niche très précise : ceux qui en ont marre de jeter leur téléphone tous les trois ans.

Volla est un petit fabricant basé à Remscheid. Son nouveau Plinius, du nom de Pline l’Ancien, joue franco : pas de Google, batterie amovible, écran OLED.

Le Volla Phone Plinius est sorti mi-avril 2026 à 598 €, avec une version Plus à 698 € prévue en juin. Au menu : un écran OLED 6,67 pouces en 120 Hz, un SoC MediaTek Dimensity 7300, 8 Go de RAM, 128 Go de stockage extensible, et surtout une batterie de 5 300 mAh qu’on remplace soi-même avec un tournevis classique, sans perdre la certification IP68. Charge rapide 30 W en USB-C, 15 W sans fil. Le tout dans un boîtier de 10,5 mm d’épaisseur pour 230 grammes, ce qui n’est pas franchement la finesse d’un iPhone. Côté logiciel, deux options : Volla OS, un Android nettoyé de ses services Google, ou Ubuntu Touch, le système Linux mobile qui se transforme en PC quand on le branche à un écran.

Un Fairphone à l’allemande, mais avec une approche différente

La comparaison avec le Fairphone 6, vendu autour de 549 à 599 €, est inévitable. Les deux misent sur la durabilité, la réparabilité et un cycle de vie long.

Pour aller plus loin
Test du Fairphone 6 : le smartphone écoresponsable devient enfin séduisant pour le grand public

Mais Volla pousse le curseur ailleurs : le Fairphone joue la carte modulaire et étiqueté équitable, le Plinius mise sur la confidentialité et un boîtier plus costaud, certifié IP68, livré avec un film blindé et une coque transparente.

Volla annonce 5 ans de mises à jour minimum, Fairphone en promet 8. Avantage clair pour les Néerlandais sur ce point.

En revanche, l’option Ubuntu Touch et le mode multiboot sont des arguments uniques sur le marché, à condition d’aimer bricoler. Sur la photo, le Plinius aligne un capteur principal de 64 MP, un ultra grand-angle de 8 MP et un macro 2 MP largement décoratif. Du correct sans plus, à ce niveau de prix.

Le label « Made in Germany », lui, mérite une lecture attentive. Volla parle d’assemblage automatisé en Allemagne, mais reconnaît que les composants viennent en grande partie d’ailleurs, comme c’est le cas de tout smartphone vendu en Europe. C’est davantage un argument de provenance logicielle, avec serveurs allemands pour Volla OS, qu’un produit 100 % local. À ne pas confondre avec une production souveraine de bout en bout, qui n’existe nulle part dans le monde du mobile.

Le Volla Plinius n’est pas un smartphone pour tout le monde, et Volla le sait très bien. C’est un objet militant, dans le bon sens du terme, pour qui place la confidentialité et la longévité avant la fluidité d’un écosystème. Si vous hésitez en lisant ces lignes, c’est probablement que ce n’est pas pour vous. Si vous savez déjà ce qu’est F-Droid sans avoir besoin de chercher, on vient peut-être de vous trouver votre prochain téléphone.

Pour aller plus loin
Le dernier bastion européen face à l’empire Android-iOS


Recherche IA boostée par
Perplexity