
SpaceX vient de mettre à jour la politique de confidentialité de son service d’accès à internet par satellite, Starlink. La nouveauté ? L’entreprise s’autorise désormais à piocher dans vos données utilisateur pour entraîner ses modèles d’intelligence artificielle.
C’est de l’opt-out. En clair, SpaceX ne vous demande pas votre avis avant de commencer. L’option est cochée par défaut dans votre espace client. Si vous ne faites rien, vous participez. C’est à vous d’aller dire non. Une pratique qui rappelle étrangement celle mise en place sur X il y a quelques mois.
Qu’est-ce que Starlink pompe vraiment ?
Starlink ne va pas (encore) analyser chaque site web que vous visitez pour nourrir Grok.
D’après les documents officiels mis en ligne, SpaceX fixe des limites claires. L’entreprise assure que l’historique de navigation, vos habitudes de surf et votre géolocalisation précise sont exclus du processus. Vos secrets de navigation restent, a priori, entre vous et votre navigateur (et votre VPN, si vous êtes prudent).
Alors, que reste-t-il ? Des données dites « personnelles » et techniques. On parle ici probablement des logs de connexion, des interactions avec le support client, des données de télémétrie de l’antenne et des informations de compte. L’objectif affiché est d’améliorer les « outils basés sur l’IA » pour le service client. On imagine très bien un futur chatbot Grok capable de diagnostiquer pourquoi votre antenne chauffe trop ou pourquoi le débit chute à 19h, sans intervention humaine.
Mais la formulation reste vague. SpaceX mentionne le partage avec des « partenaires de confiance ». Quand on connaît la galaxie Musk, le partenaire le plus évident s’appelle xAI, la start-up dédiée à l’intelligence artificielle du milliardaire.
Pour les utilisateurs européens, la question de la légalité se pose. Le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) est généralement très strict sur le consentement, qui doit être « libre, spécifique, éclairé et univoque ». L’opt-out (case pré-cochée) est souvent dans le collimateur des régulateurs européens.
Il est possible que cette option soit désactivée par défaut pour les comptes domiciliés en UE, comme ce fut le cas pour Meta ou X par le passé face à la pression de Bruxelles. Mais prudence est mère de sûreté.
On peut le refuser
D’ici là, si vous voulez protéger vos données, la marche à suivre est simple : direction votre compte Starlink sur le web (pas l’appli), section « Modifier le profil ». Cherchez la ligne concernant le partage des données pour l’IA, et décochez-la. Ça prend 30 secondes, et c’est le seul moyen d’être tranquille.
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