IA : le « Human Consent Standard » veut régler la question de l’entraînement des modèles de langage sans autorisation

 
Finies les IA qui se servent sans autorisation dans toutes les données du Web pour leur entraînement ? Le « Human Consent Standard » se présente comme la solution idéale.
Une image générée par Midjourney avec un prompt demandant une illustration d’intelligence artificielle // Source : Frandroid

Les systèmes d’intelligence artificielle ne peuvent rien faire si on ne les entraîne pas. C’est-à-dire les « nourrir » avec un maximum de données dans lesquelles elles puiseront pour répondre à nos requêtes. À ce niveau-là, force est de constater que c’est un peu le Far West.

Les IA se servent sur Internet sans (presque) jamais demander l’avis des personnes concernées. Une manière de faire d’autant plus problématique quand on parle de données protégées par des droits d’auteur. De plus en plus de voix s’élèvent pour que l’hémorragie s’arrête, mais c’est loin d’être gagné.

La solution pourrait cependant tenir en 3 lettres : HCS, pour Human Consent Standard. À l’origine, l’ONG RSL Media fondée en 2025 par l’actrice Cate Blanchett (Galadriel dans Le Seigneur des Anneaux, entre autres). L’entité a déjà instauré le Really Simple Licensing (RSL), dont le HCS est une version plus poussée.

Un nouveau standard pour indiquer aux IA ce sur quoi elles ont le droit de s’entraîner

Le standard prend la forme d’une page robots.txt. Elle est parcourue par les machines arrivant sur un site Internet et regroupe les règles à suivre sur ce dernier en matière de récupération des données pour entraîner les IA.

À la différence du RSL qui « s’applique généralement au contenu accessible via une URL spécifique », le Human Consent Standard « s’applique à l’œuvre, à l’identité, au personnage ou à la marque sous-jacente, quel que soit l’endroit où elle apparaît », explique Eckart Walther, cofondateur de RSL Media.

En juin 2026, l’organisme mettra à disposition des internautes une base de données dans laquelle ils pourront faire vérifier leur identité et indiquer les permissions qu’ils accordent ou non aux IA. Le projet est soutenu par de nombreuses personnalités d’Hollywood comme George Clooney, Tom Hanks, Kristen Stewart ou encore Meryl Streep. Il n’aura bien sûr de succès que si les entreprises spécialisées dans l’IA jouent le jeu.


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