Midjourney veut forcer Disney, Universal et Warner à dévoiler leur propre usage de l’IA

 
L’affaire judiciaire opposant Midjourney à Universal, Disney et Warner Bros. prend un nouveau tournant. Accusée d’avoir utilisé des contenus protégés par le droit d’auteur sans autorisation, l’entreprise demande désormais aux studios de révéler leur propre usage de l’intelligence artificielle, afin de mettre en lumière une éventuelle contradiction avec leurs accusations.
Hollywood // Source : Photo de De’Andre Bush pour Unsplash

La bataille juridique continue pour Midjourney. L’entreprise spécialisée dans la génération de contenus par IA est visée par une plainte portée par Warner Bros. Discovery, Universal et Disney au motif d’une « violation flagrante du droit d’auteur ».

Une accusation contre laquelle souhaite se défendre Midjourney en demandant l’accès à différents documents internes des studios. Pour Midjourney, l’objectif serait de révéler l’hypocrisie dont font preuve les studios dans cette bataille judiciaire.

Celui qui dit, c’est celui qui est

Pour justifier son utilisation d’œuvres protégées, Midjourney évoque le principe du « fair use » ou usage honnête. Une pratique encadrée à laquelle pourraient également se livrer les différents géants d’Hollywood selon l’entreprise incriminée. « Si les plaignants font précisément ce qu’ils cherchent à punir, cette preuve confirme la défense Midjourney relatifs à l’utilisation honnête », écrit Bobby Ghajar, l’avocat de Midjourney.

En réponse, les studios ont accepté de transmettre des informations liées à un usage public. La justice a pour le moment tranché en faveur des géants hollywoodiens, précisant que les outils internes ou la stratégie des studios autour de l’IA n’auraient pas de lien avec le litige en cours. Une décision sur laquelle Midjourney espère pouvoir revenir.

La décision se jouera le 17 août 2026. C’est à cette date que le juge fédéral John Kronstadt doit examiner la demande de Midjourney d’élargir la portée de la discovery. En attendant, les studios n’ont accepté de transmettre que les documents liés à leurs outils d’IA « grand public », en excluant leurs projets internes.

Les studios dénoncent une « enquête à l’aveuglette » par le biais de leur avocat David Singer, rapporte Variety. Ils précisent ne pas vouloir faire fermer Midjourney mais bien que l’entreprise obtienne les droits nécessaires pour générer des œuvres protégées par le droit d’auteur. « Les mêmes droits que tout titulaire de droits d’auteur ferait valoir contre tout contrefacteur, qu’il utilise l’intelligence artificielle ou non », précise Singer.


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