Fausses promos, soupçons de contrefaçon… Le site Wish est suspecté de fraudes en France

 

Le site d'e-commerce Wish.com est dans le viseur des autorités françaises. La DGCCRF, chargée de réprimer les fraudes, a en effet enquêté sur la plateforme et mis en exergue des pratiques commerciales a priori trompeuses. Le parquet de Paris a été saisi.

Wish.com

Wish.com est un site d’e-commerce

Le site Wish.com a gagné une certaine notoriété au cours des dernières années. La plateforme d’e-commerce met en relation ses utilisateurs avec pléthore de vendeurs et s’est démarquée à de nombreuses reprises par les prix cassés qu’elle affiche. Des spots publicitaires avec plusieurs célébrités sportives ont aussi participé à la célébrité de l’entreprise (Neymar, Paul Pogba, Gareth Bale, etc.).

Toutefois, ces fameux prix cassés semblaient souvent trop beaux pour être vrais, et les conclusions de l’enquête de la Direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) viennent corroborer cette idée. L’administration — sous tutelle du ministère de l’Économie — dénonce en effet des activités « s’apparentant à des pratiques commerciales trompeuses » sur Wish.com.

« Des conclusions accablantes » contre Wish

À cet égard, la DGCCRF a saisi le parquet de Paris dans l’espoir que le procureur de la République s’empare de cette affaire. Une affaire notamment relayée par le secrétaire d’État à la Transmission numérique, Cédrid O, sur son compte Twitter où il évoque de « fausses promos, [des] soupçons de contrefaçon » et « les conclusions accablantes de l’enquête ».

Depuis plus d’un an, les enquêteurs de la @dgccrf ont audité les pratiques de @WishShopping. Fausses promos, soupçons de contrefaçon… les conclusions accablantes de l’enquête ont été transmises au Procureur de la République. https://t.co/YdExna8svy

— Cédric O (@cedric_o) November 30, 2020

Dans son communiqué, la DGCCRF livre quelques détails. Ainsi, les pratiques constatées consistent :

  • « à alléguer de manière généralisée de fortes réductions de prix, particulièrement attractives pour les consommateurs (pouvant aller jusqu’à 90 % de réduction), mais dénuées de toute réalité économique (elles sont notamment calculées sur la base de prix de référence trompeurs) ;
  • à mettre en avant des produits de forte notoriété dont certains ne sont pas disponibles sur la plateforme ;
  • et à proposer des produits présentant des logos et signes distinctifs s’apparentant à ceux de marques déposées notoires (notamment marques de sport, parfums prestigieux, etc.) de nature à induire en erreur les consommateurs. »

Un site pointé du doigt depuis longtemps

L’administration indique en outre que si ces soupçons sont confirmés par le juge, Wish pourrait être condamné pour concurrence déloyale. Cédric O ajoute que la plateforme « s’était déjà distinguée pendant le premier confinement en vendant des masques ne respectant pas les normes. Les Français-e-s qui utilisent l’application pour y trouver du low-cost doivent savoir qu’ils y trouveront surtout des arnaques ».

Rappelons aussi que l’association 60 millions de consommateurs mettait en garde contre les dangers potentiels de ce site en 2018 en indiquant que ce dernier était « aux limites de la légalité ». Enfin, Ouest-France précise que le marketplace de Wish est alimenté à 94 % de vendeurs basés en Chine et que la firme se targue d’un volume d’affaires en France s’élevant à un milliard d’euros.

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