
C’est un nouveau bras de fer qui débute entre les États-Unis et l’Union européenne. Un an après avoir fait pression contre le DMA, l’administration Trump réitère. Dans un télégramme diplomatique intercepté par Reuters, on apprend que Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, est farouchement opposé aux lois permettant de réglementer les données des utilisateurs étrangers. Pour lui, il ne s’agirait que de « réglementations inutilement contraignantes ».
La souveraineté numérique en ligne de mire
Face au protectionnisme américain, les initiatives en matière de souveraineté numérique se sont accélérées en Europe. Entre constructions d’usines et utilisation de logiciels basés en Europe, les pays membres de l’Union européenne veulent se détacher de la dépendance américaine sous la bienveillance de la législation européenne.
Une situation impensable pour les États-Unis. Le télégramme indique que de telles lois « perturberaient les flux mondiaux de données, augmenteraient les coûts et les risques de cybersécurité, limiteraient l’intelligence artificielle (IA) et les services cloud, et étendraient le contrôle gouvernemental de manière à porter atteinte aux libertés civiles et à permettre la censure ».
L’IA au cœur de la discorde
Depuis le lancement de technologies associées à l’intelligence artificielle, les États-Unis jouent un rôle prédominant dans le secteur, adoptant une approche dérégulée sous l’impulsion de Donald Trump. Pour assoir cette position, ils s’appuient sur d’immenses bases de données personnelles. Une place qui pourrait donc être remise en question avec l’application de lois comme le DMA, le DSA ou encore le RGPD qui permettent de protéger au mieux les données des citoyens européens tout en infligeant de lourdes amendes contre ceux les enfreignant.
En conséquence, le pays de l’Oncle Sam change de tactique. « Là où l’administration précédente s’efforçait de séduire les clients européens, l’administration actuelle exige que les Européens ignorent leurs propres réglementations en matière de protection des données, ce qui pourrait nuire aux entreprises américaines », déclare Bert Hubert, ancien membre du conseil de surveillance des services de renseignement néerlandais.
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