Firefox Quantum, Edge : et si vous changiez de navigateur ?

 

Refonte réussie de Mozilla Firefox, arrivée de Microsoft Edge sur mobile : et si c’était l’occasion d’adopter un nouveau navigateur web ? Les habitudes sont difficiles à briser, mais ça ne coûte rien d’essayer !


Firefox 57 : nom de code Quantum

Il y a quelque temps, Mozilla a sorti une nouvelle version de Firefox, la fameuse version 57 « Quantum », qui revoit l’interface et les performances en profondeur. Et j’ai fait quelque chose que je n’avais pas fait depuis au moins 7 ans : je suis repassé au quotidien sur un autre navigateur que Google Chrome ou Safari sur mes ordinateurs. C’est-à-dire, que je sois sur iOS ou Android, un autre navigateur que celui présent par défaut sur mon smartphone.

Alors qu’on aime passer du temps sur son PC à trouver l’application ultime pour chaque tâche, et que les plus technophiles d’entre vous ont également cette exigence côté mobile, on a perdu l’habitude de le faire sur un petit terminal où on souhaite que tout marche à la sortie de la boite. Et franchement, que trouve-t-on à redire — à moins d’avoir des besoins très spécifiques — à Chrome ou Safari ? Ce sont deux navigateurs qui font absolument tout ce dont on a besoin, de manière réactive et avec une interface simple.

Pendant ce temps, Firefox s’est considérablement alourdi sur desktop, alors que Microsoft se débattait avec des mises à jour d’Internet Explorer pleines de bonne volonté, mais toujours à la traine. Et avec le développement des fonctionnalités liées aux comptes Google ou iCloud, il devient difficile de se défaire des possibilités de synchronisation qui favorisent le verrouillage dans un écosystème. Aujourd’hui, les deux « anciens » qui se partageaient le gâteau du web à une époque encore pas si lointaine nous font une nouvelle proposition, faisant table rase du passé, ou du moins essayant de le faire.

Le panda roux s’offre une cure de jeunesse

Firefox s’offre avec sa version Quantum une cure de jeunesse. Interface rafraichie et surtout, nouveaux moteurs de rendu, notamment pour les CSS, redonnant enfin de la pêche à la navigation web après une longue période de lourdeur. De quoi l’adopter sur PC et Mac, où la différence est flagrante. Pour ce qui est de la version mobile, c’est un peu plus flou : il est déjà possible de télécharger Firefox 57 en version bêta sur le Play Store, mais les vraies améliorations de performances viendront avec la version 59.

Pourquoi devrait-on réessayer Firefox ? D’abord parce que Mozilla est un acteur indépendant pour qui le navigateur web n’est pas un simple composant de son propre OS mobile (pas faute d’avoir essayé, mais bon…). Et de ce fait, ses priorités sont différentes, et son focus sur le respect de la vie privée ou de la diversité des moteurs de recherche plus évidente.

Mais comme on n’utilise pas un navigateur web que pour se donner bonne conscience, il pourrait, si les prochaines versions mobiles sont à la hauteur, y avoir une vraie bonne raison d’adopter Firefox sur son smartphone comme sur son PC ou Mac. Car la version desktop, pour l’avoir adopté depuis plus d’une semaine, est vraiment convaincante. Rapide, sobre, bien intégrée visuellement à Windows comme à MacOS, elle donne vraiment envie d’utiliser un pendant mobile de la même qualité.

Microsoft Edge : un pari à double tranchant

Pour Microsoft, la tâche est double : la firme de Redmond doit déjà inciter les utilisateurs de Windows 10 à utiliser Edge à d’autres fins que le téléchargement de Chrome ou Firefox. L’arrivée des versions mobiles finales pour Android et iOS fournit un argument supplémentaire avec un accent mis sur la synchronisation des pages web entre mobile et PC.

Vous pouvez concrètement continuer la lecture d’une page sur la version desktop en un tap sur l’icône correspondante. Ça rappelle évidemment Handoff sur MacOS et iOS, mais ça ne marche que dans un sens, et il manque encore la synchronisation complète des onglets ouverts sur tous les appareils, une fonction disponible sur les autres navigateurs. Les utilisateurs d’iPhone X auront également la mauvaise surprise de constater que Edge n’est pas encore « edge to edge ».

Néanmoins, on ne peut que se réjouir de voir revenir des alternatives prometteuses qui donnent au moins envie d’essayer un navigateur différent. À défaut de les adopter, ce qui dépendra essentiellement de la capacité de Mozilla et Microsoft à rendre leurs applications attractives sur long terme, introduire un peu de diversité pour briser l’uniformité de nos écosystèmes ne peut pas faire de mal !

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