Le hacker touche le jackpot : DJI reconnaît ses torts

 
Rappelez vous de l’histoire de Sammy Azdoufal, ce monsieur qui voulait juste piloter son aspirateur DJI avec une manette de PS5 et qui s’est retrouvé avec les flux vidéo de 7 000 foyers entre les mains. Après des semaines de silence gêné, DJI vient de sortir le carnet de chèques.

On peut dire que la Saint-Valentin de Sammy Azdoufal aura été rentable. Souvenez-vous : en essayant de bidouiller son robot aspirateur DJI Romo avec une manette de PlayStation, ce chercheur était tombé sur une mine d’or. Il avait accès aux flux vidéo en direct de 7 000 robots à travers le monde. Aujourd’hui, on apprend que DJI va lui verser 30 000 dollars pour sa découverte.

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C’est une belle somme, mais c’est surtout un revirement total pour DJI. Historiquement, la marque n’est pas connue pour sa tendresse envers les chercheurs en sécurité.

En 2017, une affaire similaire s’était terminée en menaces juridiques plutôt qu’en récompenses. Cette fois, la pression médiatique, notamment celle de The Verge, semble avoir poussé le géant des drones à plus de pragmatisme.

DJI a besoin de restaurer la confiance. Quand vous vendez un robot qui patrouille dans les salons des gens, la moindre faille de sécurité devient un argument de vente pour la concurrence. En payant cette prime de « bug bounty », DJI reconnaît implicitement que sa protection était, disons-le franchement, catastrophique.

Un correctif à deux vitesses

Le problème ? DJI joue un peu sur les mots dans sa communication officielle. Si la marque confirme avoir corrigé la faille permettant de voir les flux vidéo sans code PIN dès la fin février, il reste des zones d’ombre. DJI affirme dans un billet de blog que « tout est résolu », mais a avoué en coulisses qu’il faudra encore un bon mois pour mettre à jour l’intégralité du système.

Le plus piquant dans cette histoire, c’est l’outil utilisé par Azdoufal. Le chercheur a avoué avoir utilisé Claude Code, l’outil de programmation par IA d’Anthropic, pour l’aider à naviguer dans les entrailles du logiciel de DJI.

DJI se défend en brandissant ses certifications européennes et américaines (ETSI, UL). Mais ces labels semblent bien futiles quand une faille aussi béante passe entre les mailles du filet. C’est une preuve de plus que les audits de sécurité « sur papier » ne remplacent jamais les tests en conditions réelles par des chercheurs indépendants.

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