
Le chiffre donne le vertige. Alors que la part de sites générés par l’IA était quasiment nulle avant octobre 2022, elle a grimpé jusqu’à atteindre 35 % à la mi-2025, rapporte l’étude « The Impact of AI-Generated Text on the Internet ».
Pour parvenir à ce résultat, l’équipe de chercheurs a utilisé l’outil de détection Pangram v3 sur les données de la Wayback Machine pour comparer l’avant et l’après.
En seulement trois ans, une part significative d’internet n’est plus le fruit d’une réflexion humaine, mais celui d’algorithmes de prédiction linguistique, alors qu’il a fallu des décennies aux humains pour le façonner.

Un web plus poli, mais plus pauvre
L’impact n’est pas seulement quantitatif, il est surtout qualitatif, et pas forcément dans le bon sens. L’étude valide deux hypothèses majeures : l’augmentation du sentiment positif et la contraction sémantique. En clair, les textes générés par l’IA sont plus « gentils », plus consensuels, mais ils utilisent un vocabulaire beaucoup plus restreint et répétitif.
On assiste donc à la naissance d’une forme de monoculture stylistique. Le web version IA est moins verbeux, plus direct, mais il perd en diversité. Les nuances et les voix uniques s’effacent au profit d’un ton uniforme et formaté.
Cette tendance donne du crédit à la « Dead Internet Theory », cette idée selon laquelle le réseau serait désormais peuplé de robots discutant entre eux, noyant le contenu humain sous une masse de textes lisses.

La vérité résiste-t-elle à l’IA ?
En revanche, l’étude n’a pas pu prouver statistiquement que l’IA augmentait la diffusion de fausses informations. Les chercheurs n’ont pas trouvé de corrélation significative entre la présence d’IA et une baisse de l’exactitude factuelle dans leur échantillon.
L’IA ne semble pas multiplier les mensonges vérifiables par rapport à ce que produisaient déjà les humains.
Toutefois, l’un des chercheur reste prudent : « il se pourrait tout de même que l’IA augmente discrètement le volume d’affirmations invérifiables, celles qui ne peuvent être contrôlées par les outils et infrastructures de vérification des faits existants. », explique ainsi Jonáš Doležal, chercheur en IA à Stanford, à 404 Media.
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