On a roulé avec le Pamela C18+, un mini cargo électrique au look d’enfer et au prix canon

 
Lancé à 2 000 euros, le mini vélo cargo électrique Pamela affiche quelques concessions mais offre presque tout du longtail classique avec même un petit brin de folie. Nous avons pu le voir en chair et en os au salon Vélo in Paris.
Pamela C18+ vélo cargo électrique test
Source : M. Lauraux pour Frandroid

Qui est Pamela ? Nul ne sait, mais nous avons pu découvrir ce qui se cachait derrière cette marque de vélo électrique, lors du salon Vélo in Paris. Fondée en 2023, Pamela a lancé assez discrètement son premier modèle en 2024, avant de se faire connaître par ses collaborations avec le PSG ou encore la Renault Twingo électrique.

Le BMX cargo des temps modernes

La firme basque, basée à Biarritz et qui assemble ses vélos au Portugal, est la création d’Antonin Guidicci, passionné de motos mais aussi de vélos vintage et de BMX. Il a ainsi inculqué cet esprit dans le duo actuel C17+ et C18+, ce qui donne un petit VAE de 20 pouces, mais aux caractéristiques de vélo cargo électrique.

Le Pamela C18+ que nous avons enfourché pourrait presque se confondre avec un vélo loisir ou enfant, si l’on ne prêtait pas attention aux épaisseurs de tubes. De plus, il pèse 23 kg, soit l’équivalent d’un VAE classique.

Avec l’appui de gros pneus – 2,35 pouces de large, son coloris bleu turquoise et rose qui se démarque partout, il encaisse 180 kg de charge au total. À l’arrière, on peut même transporter un passager jusqu’à 80 kg, et on l’a bien sûr essayé dans cette configuration autant que seul au guidon.

Une assistance capable de porter deux adultes

On peut dire que le Pamela rassure avec une belle stabilité et une bonne agilité. Il ne faut pas trop le brusquer en virage, mais à aucun moment nous n’avons eu le sentiment de perdre le contrôle, malgré notre volonté de chercher les limites. La petite taille est unique, accessible dès 1,60 m, avec un réglage de selle et un guidon BMX réglable en angle afin de convenir à notre grand gabarit de 1,85 m.

Pamela C18+ moteur
Source : M. Lauraux pour Frandroid

Quant au moteur arrière Aikema, son couple de 60 Nm pousse sans peiner la charge de deux adultes. Petite précision, il fonctionne avec un capteur de rotation, n’en déplaise à ceux qui aiment rouler sans trop d’effort, mais il possède un petit temps de latence (un quart de tour de pédalier) avant de se déclencher.

Il ne faut donc pas abuser du mode 3 en biplace avec son « kick » plus brusque (qui augmente le bruit du moteur, qui est assez présent), car le mode intermédiaire 2 suffit (du moins sur le plat), tandis que le mode 1 cherche à atteindre l’autonomie annoncée de 60 km. Les modes 1 et 2, à changer via l’écran au guidon, ont en plus l’avantage de pouvoir passer en mode 3, grâce au bouton Boost qui tombe bien sous le pouce droit. La transmission se contente d’une monovitesse par chaîne.

Le petit vélo cargo électrique rassure en conduite ainsi qu’en freinage, intégrant des freins à disque hydrauliques Shimano MT201, et non les Tektro visibles sur notre modèle d’essai légèrement différent des exemplaires livrés.

Équipement décent

L’équipement est aussi complet, avec sa béquille centrale qui facilite l’installation et la stabilité en stationnement, les garde-boue, et l’éclairage lié à la batterie. On peut même y ajouter si besoin l’antivol de roue avant, tandis que notre version biplace avec coussin demande une rallonge de 149 euros avec ses repose-pieds façon BMX.

La structure arrière du vélo permet d’installer des (petites) sacoches, avec même un espace intérieur pour mettre quelques objets, type veste ou tapis de yoga. En cas de nécessité pour des trajets plus réguliers, une poignée est disponible tout comme les barres de maintien avec dossier. Autre option, le panier avant est disponible tout comme le rack et le plateau basculant.

Pamela C18+ panier avant
Source : M. Lauraux pour Frandroid

Enfin, on aurait peut-être aimé y ajouter un carter de chaîne pour éviter les salissures sur les pantalons. En contrepartie, le Pamela C18+ propose un grain de folie avec ses roues colorées, le logo latéral aux reflets multiples, la housse de tube supérieur et le logo félin qui détonne. Pour les personnes en quête de sobriété, le C17+ se cantonne à un coloris noir intégral.

Dernier point, le confort du VAE n’est pas exceptionnel, même si les pneus ballon absorbent pas mal d’imperfections. L’équipe annonce déjà une future version ou une option avec une suspension, de quoi contenter les plus exigeants.

Un Pamela qui sauve le budget vélo

Les deux modèles de mini vélo cargo électrique Pamela sont au même tarif. Et quel tarif, puisque l’engin démarre à 1 999 euros ! Pour une vraie configuration polyvalente, il faut certes passer à 2 148 euros avec la structure arrière, voire 2 347 euros pour le lot avec les barres et un dossier, mais c’est une offre très attractive.

Pamela C18+ VAE cargo
Le Pamela débute à 1 999 euros, hors accessoires. // Source : M. Lauraux pour Frandroid

Sans vraiment de rival chez les shortails (cargo courts), on le compare ainsi aux midtails abordables. On cite l’Intersport Nakamura Crosscity+ qui promet 60 kg de charge arrière à 2 199 euros ou le Gaya L’Original Le Court à 2 420 euros avec kit adulte jusqu’à 80 kg.

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