
Pendant plusieurs années, acheter un drone DJI d’entrée de gamme impliquait quelques concessions. Les Mini 2 puis Mini 3 reposaient sur une plateforme vieillissante, avec une transmission radio d’ancienne génération, des automatismes plus limités et une section photo/vidéo qui commençait à montrer son âge face aux modèles Pro.
Pour aller plus loin
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Avec le Lito 1, DJI change complètement de philosophie. Le constructeur ne recycle plus son ancienne plateforme : il démocratise la nouvelle. Le petit dernier hérite ainsi du châssis inauguré par le Lito X1 (très proche du Mini Pro), de la transmission DJI O4, de nouveaux moteurs, des derniers algorithmes de détection d’obstacles et d’une grande partie des fonctions intelligentes des drones DJI haut de gamme.
| DJI Lito 1 | DJI Lito X1 | |
|---|---|---|
| Prix | 339 euros | 419 euros |
| Capteur | CMOS 1/2″ 48 Mpx | CMOS 1/1,3″ 48 Mpx |
| Vidéo | 4K jusqu’à 100 i/s | 4K jusqu’à 100 i/s |
| D-Log M | ❌ | ✅ |
| LiDAR frontal | ❌ | ✅ |
| Mémoire interne | ❌ | 42 Go |
| Poids | < 250 g | < 250 g |
| Autonomie annoncée | 36 min | 36 min |
Pour contenir son prix à 339 euros, DJI a finalement sacrifié un élément : le capteur photo. Exit le CMOS 1/1,3 pouce du Lito X1, remplacé par un CMOS 1/2 pouce de 48 mégapixels, associé à une optique d’équivalence 26 mm f/1.8. Plus petit, il capte moins de lumière et se montre logiquement plus bruité lorsque les ISO grimpent. En revanche, en plein jour, la différence est bien moins évidente qu’on pourrait l’imaginer.

La question est donc simple. Ce capteur plus modeste suffit-il à remettre en cause l’excellent équilibre de la plateforme ? Ou le Lito 1 est-il tout simplement devenu le nouveau drone de référence pour débuter ? C’est ce que nous avons voulu vérifier.
DJI Lito 1Spécifications techniques
Ce test a été réalisé avec un drone prêté par DJI.
DJI Lito 1Design : tout d’un grand
À première vue, impossible ou presque de distinguer le Lito 1 du Lito X1. Les deux drones partagent exactement le même châssis pliable, les mêmes dimensions et le même poids de 249 grammes.
Comme tous les drones de moins de 250 grammes, le Lito 1 est classé C0 et profite d’une réglementation particulièrement favorable dans de nombreux pays, sans examen ni enregistrement obligatoire. On peut donc piloter le Lito 1 sans certification.

Les différences apparaissent finalement en regardant de plus près la face avant. Le petit capteur LiDAR, présent sur le Lito X1, disparaît ici, remplacé par des entrées d’air.
DJI simplifie aussi son système de détection optique, avec un unique capteur fisheye installé sur la face supérieure et un second sur la face inférieure, comme sur le Neo 2. Sur le papier, cela peut sembler moins impressionnant que les six capteurs des anciens Mini Pro. Pour le reste, impossible de distinguer les deux appareils, sinon que le Lito 1 est blanc et le Lito X1 gris pâle.

DJI Lito 1Radiocommande : toujours aussi agréable
Le Lito 1 est proposé avec la radiocommande RC-N3, qui utilise un smartphone comme écran, mais est compatible avec l’excellente DJI RC 2, dotée de son propre écran de 5,5 pouces.
C’est cette dernière que j’ai utilisé pour ce test. Trente secondes suffisent pour allumer le drone et décoller, sans avoir à connecter son téléphone ni craindre qu’un appel interrompe le vol.

La transmission DJI O4 participe largement à cette sensation de sérénité. L’image affichée sur la radiocommande reste fluide, très définie et la portée s’avère largement suffisante pour tous les usages autorisés en France. Au-delà des chiffres annoncés par DJI, c’est surtout la stabilité de la liaison qui impressionne. Le Lito 1 peut s’en aller à plus de 3 km sans mal, dès lors qu’il n’y a pas d’obstacle entre lui et la radiocommande.
Mais attention, le signal faiblit ou coupe avec des obstacles et dans ce cas le drone revient automatiquement à son point de départ (il faut ceci dit impérativement attendre la syncho GPS avant de décoller).
DJI Lito 1Une plateforme moderne
Le Lito 1 n’est pas un Mini 3 remis au goût du jour. DJI lui offre une plateforme entièrement nouvelle, avec un processeur plus puissant et l’ensemble des dernières technologies logicielles développées par la marque (transmission O4, détection d’obstacle à deux objectifs inaugurée sur le DJI Neo 2).

La principale différence avec le Lito X1 se cache finalement derrière l’objectif. On trouve un capteur CMOS 1/2 pouce de 48 mégapixels, associé à une optique équivalente à un 26 mm ouvrant à f/1,8 (contre 24 mm f/1.7 sur le X1). Ce capteur Quad Bayer produit aussi bien des clichés de 48 mégapixels que des photos de 12 mégapixels grâce au pixel binning, plus efficaces lorsque la lumière commence à manquer.
Pour aller plus loin
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En vidéo, le Lito 1 fait étonnamment peu de concessions. Il enregistre jusqu’en 4K à 60 images par seconde, avec un mode 4K100 destiné aux ralentis. Un zoom numérique jusqu’à 3x reste disponible en 4K, suffisant pour resserrer un cadrage sans changer d’altitude. Une prestation remarquable à ce niveau de prix, même si le profil D-Log M 10 bits qui permet d’affiner les couleurs en post-production reste réservé au Lito X1.
Le Lito 1 conserve également une nacelle mécanique sur trois axes, toujours aussi efficace. En revanche, comme le Lito X1, cette nacelle ne pivote pas à la verticale : cette fonction reste la chasse gardée du Mini 5 Pro. Les vidéos destinées aux réseaux sociaux devront donc être recadrées en postproduction dans le format horizontal (on peut en extraire 2,7 K environ).
Autre différence importante : le Lito 1 ne dispose pas du LiDAR frontal de son grand frère. Nous détaillons plus loin, dans la partie consacrée au pilotage, ce que cela change concrètement en vol.
DJI Lito 1Pilotage : rien d’un drone au rabais
DJI a retenu exactement la même base mécanique que le Lito X1 : mêmes moteurs, même électronique et les mêmes qualités de pilotage.

Le drone décolle avec douceur, répond immédiatement aux commandes et se montre particulièrement agréable à piloter. Les accélérations sont franches, les freinages précis et les trajectoires très propres.
En mode Normal, le Lito 1 atteint 42 km/h et environ 55 km/h en mode sport (sans détection d’obstacles), une vitesse largement suffisante pour suivre un cycliste, par exemple.
Comme toujours avec ce type de drone léger, mieux vaut effectuer un demi-tour à mi-parcours afin de vérifier que le vent rencontré au retour ne compromettra pas l’autonomie restante.
Côté bruit, le Lito 1 est discret au décollage et lors des phases d’accélération, DJI semble avoir encore amélioré cet aspect.
Détection d’obstacles : plus moderne qu’il n’y paraît
Sur le papier, le Lito 1 pourrait sembler moins bien armé que les anciens Mini Pro. Il ne dispose en effet que d’un capteur optique orienté vers le haut et d’un second vers le bas, là où les modèles précédents multipliaient les caméras.

Dans la pratique pourtant, cette évolution ne constitue pas un recul. Depuis le Neo 2, DJI semble s’appuyer davantage sur de nouveaux algorithmes que sur la multiplication des capteurs, et le résultat convainc : cette détection omnidirectionnelle reste active jusqu’à des éclairages très faibles.
L’absence du LiDAR frontal ne se fait vraiment sentir que dans deux cas précis : en sous-bois, à proximité de branchages, ou de nuit là où la législation l’autorise. Dans ces deux situations, le Lito X1 conserve un avantage net grâce à son télémètre laser.
DJI Lito 1Toujours le vent comme principal adversaire
DJI annonce jusqu’à 36 minutes de vol, un chiffre obtenu dans des conditions particulièrement favorables, et une résistance au vent annoncée jusqu’à 10,7 m/s . Comme toujours, l’autonomie réelle dépend beaucoup de la vitesse, de l’altitude… et surtout du vent.
Mes essais se sont déroulés avec un vent très faible (pour une fois) sur la côte Atlantique. Dans ces conditions, le drone n’a pas souffert et j’ai mesuré une autonomie de 25 minutes environ, avec 6 km parcourus à vitesse stabilisée (42 km/h), quelques ascensions, vols stationnaires et orbites.

En revanche, dès que le vent souffle de face, l’autonomie diminue rapidement et en cas d’effort continu, on tombe à 12 minutes environ. Les moteurs doivent fournir davantage d’efforts pour maintenir leur vitesse et les longues montées en altitude accentuent encore ce phénomène (120 m max).
Si une seule batterie suffit pour découvrir le drone, les utilisateurs réguliers auront tout intérêt à se tourner vers le Pack Fly More. Les deux batteries supplémentaires changent complètement le confort d’utilisation et permettent d’enchaîner plusieurs vols (un de reconnaissance, un pour shooter par exemple).
La batterie se recharge directement dans le drone via un chargeur USB-C Power Delivery jusqu’à 30 W. Le hub fourni avec le pack Fly More accepte jusqu’à 60 W et recharge deux batteries simultanément.
DJI Lito 1Des tutos pour débuter
DJI Fly reste une référence par sa simplicité, tout en proposant suffisamment de réglages pour satisfaire les utilisateurs plus expérimentés. D’emblée, l’app propose des tutos pour prendre en main le drone ou découvrir les fonctions avancées comme les Mastershots (figures automatiques autour d’un sujet).
On retrouve naturellement tous les paramètres liés à la photo, à la vidéo ou au pilotage, mais aussi les fonctions intelligentes comme l’ActiveTrack 360°, les MasterShots ou les panoramas automatiques. Pour suivre un sujet, il suffit glisser le doigt dessus pour qu’un rectangle vert le verrouille. Comme toujours le suivi dépend du sujet et de l’environnement. Il n’est pas rare que le Lito 1, au même titre qu’un Mini 5 Pro d’ailleurs, perde le sujet si l’arrière-plan se complexifie pendant les mouvements.
Photos comme vidéos sont transférables rapidement en Wi-Fi depuis le drone vers un smartphone et par câble USB vers un ordinateur. DJI propose un logiciel de montage pour Windows et Mac OS (DJI Studio) et une app Android et iOS gratuite, Lightcut, pour réaliser des montages automatiques à l’aide d’une IA.
DJI Lito 1Photo : la qualité au rendez-vous… tant que la lumière est là
C’est ici que le Lito 1 se distingue réellement du Lito X1. Le capteur de 1/2 pouce, plus petit, capte moins de lumière. En théorie, cela signifie davantage de bruit de fond et une précision en recul. En pratique, les écarts sont plus mesurés qu’on pourrait l’imaginer.

Les couleurs restent très naturelles, la balance des blancs est toujours aussi juste et les JPEG conservent cette signature propre à DJI : contrastés sans excès, flatteurs mais pas artificiels.
La dynamique surprend également. Même face au soleil, le drone parvient à conserver beaucoup de détails dans les hautes lumières comme dans les ombres, mais là encore dans une moindre mesure que le Lito X1.
Les fichiers RAW (DNG) offrent eux aussi une bonne latitude de retouche. Les ombres se récupèrent facilement et les couleurs supportent bien les corrections importantes.

Quoiqu’il en soit, le mode 48 MP est parfaitement exploitable, sans bruit excessif dans les zones très texturées (feuillages typiquement) : DJI a fait un effort évident de traitement du bruit en sortie de capteur. Pour autant, pour obtenir les clichés les plus séduisants, mieux vaut opter pour le mode 12 MP.
Le mode panorama est présent, avec un assemblage automatique d’une grande image au format jpeg. Malgré le positionnement d’entrée de gamme, le Lito 1 dispose d’un mode bracketing d’exposition (3 ou 5 clichés exposés différemment) et d’un autre pour les clichés à intervalles (de 2 à 60s). Ces modes ne sont opérationnels que pour les photos de 12 MP.
DJI Lito 1Largement de quoi satisfaire les vidéastes amateurs
En vidéo, le Lito 1 filme jusqu’en 4K à 60 images par seconde, avec un mode 4K100 pour les ralentis, une prestation encore rare à ce niveau de prix.
L’image est détaillée, la stabilisation de la nacelle mécanique reste irréprochable et les couleurs sont toujours aussi agréables. Pour filmer des paysages, des vacances ou des sorties en famille, difficile de prendre le drone en défaut.
Comme en photo, les limites apparaissent surtout lorsque la lumière baisse, avec parfois un fourmillement que le capteur du Lito X1 sait éviter. Reste qu’il faut vraiment filmer dans des conditions difficiles pour voir l’écart se creuser.
L’autre différence avec le X1 concerne le format D-Log M 10 bits, absent ici. Autrement dit, le Lito 1 filme en SDR 8 bits (et il le fait très bien), mais n’offre pas de format optimisé pour l’ajustement colorimétrique en post-production ou l’export en HDR. Dans la plupart des cas, ce ne sera pas un problème : les vidéastes amateurs préfèreront souvent une image directement exploitable plutôt qu’un profil Log nécessitant un étalonnage.
Enfin, la nacelle étant fixe, les vidéos sont uniquement au format paysage. Pour créer une vidéo verticale, il faut éditer la vidéo et recadrer avec un logiciel adapté. La résolution tombe alors à 2,7K, ce qui est amplement suffisant pour les réseaux sociaux.
DJI Lito 1Prix et concurrence : le meilleur point d’entrée chez DJI
Commercialisé 339 euros, le DJI Lito 1 devient le nouveau point d’entrée dans l’univers DJI. Son principal concurrent est finalement le DJI Lito X1, vendu 419 euros. Les deux drones partagent le même châssis, les mêmes moteurs, la même transmission radio et les mêmes automatismes. Les 80 euros supplémentaires du X1 financent un capteur 1/1,3 pouce, le LiDAR frontal, le D-Log M 10 bits, les 42 Go de mémoire interne. Pour les photographes et vidéastes exigeants, le surcoût vaut clairement la peine. Pour une utilisation essentiellement de jour, le Lito 1 suffit largement.
Le DJI Flip constitue une autre alternative intéressante. Son capteur 1/1,3 pouce lui permet de rivaliser avec le Lito X1 en qualité d’image, mais sa cage de protection autour des hélices le rend un peu plus encombrant, moins rapide et moins endurant.
DJI propose un unique pack Fly More à 479 euros, qui ajoute deux batteries, un hub de recharge et un sac à bandoulière. Pas de pack avec la télécommande à écran RC2, ni avec les batteries de haute capacité. Si ces options vous intéressent, il est plus intéressant de choisir le Lito X1.
Enfin, Des filtres ND sont disponibles au prix de 49 euros.





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