DJI Mini 2 : toujours aussi compact, mais plus performant

Même format, nouveaux moteurs et 4K en prime

 

C'est le retour du DJI Mini, le spectaculaire drone "de poche" du constructeur chinois. Cette nouvelle version, appelée simplement Mini 2, reprend une partie des atouts de la précédente mouture avec des performances améliorées grâce à l'intégration de nouveaux moteurs... Et l'arrivée de la 4K

Il y a un an, presque jour pour jour, nous testions le DJI Mavic Mini pour lequel nous avions clairement eu un coup de cœur en raison de son format et de sa facilité d’utilisation, sans pour autant fermer les yeux sur ses quelques lacunes. Peut-être seront-elles corrigées, même partiellement, sur cette version Mini 2 annoncée cette nuit. Nous le verrons prochainement à l’occasion d’un test en situation, mais d’ici là, passons en revue ce nouveau drone doté d’une nacelle stabilisée, et qui est désormais capable de filmer en 4K contre 2.7K pour le Mini de première génération.

Toujours aussi compact, mais plus performant

Côté gabarit d’abord, DJI reprend cette formule qui nous avait séduits, avec un drone léger et des dimensions compactes qui font tout le succès du produit, voire le côté épatant de la réalisation. Toutefois, entre le Mini de première génération et ce Mini 2, il n’y a pas de cure d’amaigrissement : il pèse toujours 249 grammes environ, ses dimensions lorsqu’il est plié sont de 13,8 x 8,1 x 5,8 cm (contre 14 x 8,1 x 5,7 cm) et elles passent à 15,9 x 20,3 x 5,6 cm (contre 15,8 x 20,2 x 5,5 cm) lorsqu’il est déplié. Si la miniaturisation a peut-être atteint ses limites — sans impacter la qualité d’image et la stabilité du vol en tout cas — le constructeur nous promet que les performances sont améliorées.

Pour cela, il a intégré des moteurs plus puissants, une technologie de transmission sans fil entre la télécommande et la qualité des photos et vidéos serait elle aussi revue à la hausse. Là aussi il nous faudra juger sur pièce, mais voici les quelques caractéristiques techniques d’ores et déjà communiquées.

Le capteur embarqué est de type CMOS 1/2,3″ en 12 millions de pixels, soit largement assez pour réaliser des images 4K à 30 images par seconde avec un débit de 100 Mbits/s. Compte tenu du rab du pixels, l’électronique propose un zoom d’une puissance de 2X lorsqu’on filme en 4K, 3X en 2,7K et jusqu’à 4x en mode 1080p.

Attention toutefois, il y a une subtilité derrière ces chiffres. En effet, il s’agit là de zoom provoquant une perte de qualité d’image. Seul un zoom 2x annoncé comme étant « sans perte de qualité » est accessible en 1080p. Côté optique, DJI communique sur un champ de vision de 83 degrés, 35mm, avec une ouverture à f/2.8 et une mise au point allant de 1 mètre à l’infini.

Parmi les améliorations importantes, il y a la technologie de transmission à double fréquence Ocusync 2.0, qui améliorerait considérablement la qualité de liaison sans fil entre la télécommande et le drone. Et par amélioration, DJI sous-entend évidemment une portée plus importante, avec un gain considérable de 150 %, permettant ainsi une transmission allant jusqu’à 10 km sans obstacle ni interférence. Gageons que les différentes législations et conditions d’utilisation qui s’appliquent dans les pays ne permettront que très rarement (jamais ?) d’en profiter, mais cela devrait également proposer une meilleure force de signal pour éviter de se retrouver en vol stationnaire au détour d’un obstacle et profiter d’un meilleur retour vidéo.

Cette liaison améliorée apporte un autre atout selon nous plus intéressant encore : un taux de transfert élevé. Selon DJI, les échanges de fichiers entre le drone et le smartphone pourraient désormais s’effectuer à la vitesse de 20 Mb/s. De quoi lever la contrainte et la pénibilité de l’exercice qui nous poussait à remettre à plus tard la publication des photos et vidéos aériennes sur les réseaux sociaux. D’autant que tout est disponible dans l’application mobile DJI associée pour retoucher les photos et extraire des morceaux choisis dans les vidéos.

Nous évoquions également des moteurs plus performants, vous trouverez ci-dessous les différentes performances annoncées par DJI, que nous avons regroupées dans un tableau comparatif avec les données connues sur le Mini.

L’amélioration des moteurs permet au Mini 2 d’aller plus vite, visiblement sans pour autant nuire à son endurance puisque DJI annonce une autonomie de 31 minutes et une résistance aux vents pouvant aller jusqu’à 24 km/h.

Facile à piloter et intelligent

La facilité de pilotage et les nombreux modes de prise de vue automatique font partie des nombreux points forts qui caractérisent les drones DJI. Le Mini 2 ne fera pas exception à la règle puisqu’il reprend toutes les technologies de stabilisation, les alertes de geo-fencing évitant de voler au-dessus d’une zone sensible ou non autorisée, mais aussi la fonction de « retour à la maison », très pratique lorsqu’on a perdu le drone de vue. En revanche, l’absence de capteur d’obstacles latéraux que nous reprochions au premier Mini semble s’appliquer ici aussi. Le constructeur évoque toujours la possibilité d’ajouter des protections d’hélices pour éviter la casse.

Pour le côté intelligent du produit, il semble que ce Mini se rapproche grandement des performances de son grand-frère, la DJI Mavic Air 2. Que ce soit en photo ou en vidéo, le constructeur intègre dans son application DJI Fly et dans l’électronique du drone tout ce qu’il faut pour simplifier à l’extrême les prises de vue les plus complexes. Dronie, spirale, fusée, cercle, boomerang, panorama, sphère, 180 degrés ou encore grand-angle, tout y est pour ne produire des contenus avec un minimum de prise de tête.

DJI Mini 2 : prix et disponibilité

Le Mini 2 est d’ores et déjà disponible à la vente sur la boutique en ligne du constructeur et dans les points de vente habituels (sauf restrictions sanitaires) sous deux versions. Le premier pack appelé DJI Mini 2 standard est vendu 459 euros et il inclut uniquement le drone, la télécommande et une batterie. Le kit DJI Mini 2 Fly More est lui proposé à 599 euros et il intègre en plus une station de recharge et deux batteries supplémentaires.

À noter que parmi les accessoires on trouve aussi un mini panneau LED qu’il est possible de fixer sur le dessus du drone et qui permettrait d’afficher des messages. Au-delà de la curiosité que cela crée chez nous, on se dit que désormais même ce petit drone peut être accessoirisé et pas seulement par des autocollants pour personnaliser le look du drone.

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