Dreame dévoile enfin sa stratégie smartphone : voici un nouvel OS mobile et 29 modèles

Dreame dépoussière le mobile

 
Dreame ne va plus seulement aspirer vos tapis. La marque chinoise vient d’annoncer une large gamme de smartphones à l’AWE de Shanghai avec un prototype de smartphone, le NEX LS1, dont le capteur photo se détache physiquement.
Crédits : Dreame Aurora

On connaissait Dreame pour ses aspirateurs. On savait qu’ils avaient des vues sur la tech grand public. Toute la tech, et même l’électroménager, du blanc et du brun.

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À l’AWE 2026 à Shanghai, le constructeur n’a pas fait les choses à moitié : 29 modèles de smartphones annoncés d’un coup. Parmi eux, une curiosité technique qui attire tous les regards, l’Aurora NEX LS1.

Dreame Aurora

Il intègre un concept déjà vu, chez Tecno, Xiaomi et j’en passe… un appareil où le bloc optique vit sa propre vie. On peut séparer le corps du smartphone, qui doit rester fin, du matériel de prise de vue qui prend forcément de la place. C’est un concept modulaire, mais avec une exécution qui semble, pour une fois, tenir la route.

Le module photo se clipse magnétiquement au dos. Il n’y a pas de câbles, pas de fiches fragiles, juste des contacts propres.

Une fiche technique ambitieuse

Le module amovible n’est pas en plastique. Il embarque un capteur principal de 1 pouce, comme le Xiaomi 17 Ultra. Pour accompagner ce monstre, Dreame a ajouté un téléobjectif périscopique de 115 mm.

L’aspect vraiment intéressant, c’est que ce module possède sa propre batterie. Il communique avec le téléphone sans friction. Sur le prototype actuel, le corps du téléphone est totalement lisse, sans aucune lentille. Dreame promet toutefois d’ajouter un petit capteur de secours pour scanner des documents ou des codes QR dans la version finale.

En déportant l’optique, Dreame propose un smartphone de quelques millimètres d’épaisseur seulement. Vous voulez prendre des photos ? Vous clipsez le module. Vous voulez un téléphone qui ne déforme pas votre poche ? Vous le retirez.

Cette approche permet aussi de faire évoluer la partie photo sans changer de téléphone. On peut imaginer acheter un nouveau module l’année suivante tout en gardant le même écran.

Un pari à 10 milliards de yuans et un OS maison

Dreame ne joue pas simplement les inventeurs fous. Derrière ce NEX LS1 se cache une stratégie industrielle massive. La marque annonce vouloir investir plus de 1,2 milliard d’euros en recherche et développement sur trois ans. Elle lance même son propre système d’exploitation, Aurora AIOS 1.0, pour se détacher de la dépendance aux autres constructeurs.

DREAME AURORA

Nous n’avons aucun détail pour le moment sur cet OS… Est-ce un fork d’Android ? Cela serait le plus simple, récupérer AOSP (Android Open Source Project) et développer sa propre branche du système.

Dreame évoque une architecture pensée autour de quatre moteurs d’intelligence artificielle pour la photo.

Le premier, l’AI Imaging, gère la chaîne de production de A à Z : il ajuste les réglages selon la scène et vos préférences avant même que vous n’appuyiez sur l’obturateur. Pour le reste : l’AI Privacy & Security fait le ménage en bloquant les réseaux publics non sécurisés pour protéger vos transactions, tandis que les AI Agents vont jusqu’à la reconnaissance de vos émotions en temps réel pour adapter l’assistance. Enfin, l’AI Aesthetic Design s’occupe de la cosmétique en générant des thèmes dynamiques selon votre humeur du moment.

On a envie d’y croire parce que le marché du smartphone est d’un ennui mortel, mais gardons la tête froide. Pour l’instant, Dreame nous vend surtout du rêve (et beaucoup de marketing).

Le marché est saturé. Passer du statut de vendeur d’aspirateurs à celui de concurrent d’Apple demande une expertise que Dreame doit encore prouver. Ils prévoient d’ailleurs de s’associer avec des fabricants chinois de premier plan pour la production. On a hâte de voir ça.


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