Des pièces chinoises Leapmotor dans des voitures électriques européennes ? Stellantis n’exclurait pas cette option

 
Le groupe Stellantis serait en pourparlers avec la marque chinoise Leapmotor, afin de mettre au point une plateforme commune. Celle-ci serait utilisée pour de prochaines voitures électriques.
Le moteur du Leapmotor C10 en version REEV

Entre Stellantis et Leapmotor, tout semble aller pour le mieux. Pour mémoire, la jeune marque chinoise de voitures électriques a vu le jour en 2015, et elle a fait son arrivée en Europe en 2022. Et très vite, le groupe franco-italien a vu le potentiel de ce nouvel acteur. C’est ainsi qu’en 2024, ce dernier a pris la décision d’investir pas moins de 1,5 milliard d’euros dans la firme basée à Hangzhou. Et on peut dire que ce choix a été particulièrement malin.

Car les ventes de Leapmotor ont rapidement grimpé, au point de permettre au constructeur de devenir enfin rentable. Mais si Stellantis s’intéresse autant à la marque chinoise, ce n’est évidemment pas innocent, bien au contraire. Et alors que les constructeurs venus de l’Empire du Milieu prennent de plus en plus de place, le groupe européen ne veut pas louper le coche. Dans ce contexte, les deux partenaires pourraient désormais travailler main dans la main pour développer de futures voitures électriques.

Leapmotor B05 // Source : Leapmotor

C’est en effet ce qu’explique le média britannique Autocar, qui relaie les propos de Tianshu Xin, directeur de Leapmotor International. Désormais, il se dit que la jeune marque et Stellantis pourraient joindre leurs forces pour concevoir de nouvelles plateformes. Ces dernières seraient partagées entre les modèles électrique des deux entreprises. Mais pour le moment, l’homme d’affaires reste encore peu loquace à ce sujet. Interrogé, il déclare simplement que « je ne l’exclus pas complètement pour le moment, et cette excellente idée est certainement à l’étude ».

De véritables synergies

Une confirmation à demi-mot ? Ca y ressemble beaucoup. En parallèle, Tianshu Xin explique que « l’un des principaux atouts de ce partenariat est de tirer le meilleur parti des deux parties. Leapmotor propose un produit très innovant à un prix compétitif, tandis que Stellantis fournit une infrastructure mondiale comprenant un réseau de concessionnaires, des systèmes informatiques, la distribution de pièces détachées, etc… ». Cependant, il rappelle que les deux constructeurs sont bel et bien indépendants. Et qu’ils possèdent chacun leurs propres plateformes.

Cependant, il n’exclut pas une collaboration encore plus poussée. « Environ 65 % des composants de Leapmotor sont fabriqués en interne, et Stellantis pourrait ainsi utiliser des pièces Leapmotor dans ses futures plateformes ». En parallèle, la firme franco-italienne serait actuellement en pourparlers avec son partenaire chinois pour concevoir une future voiture électrique badgée Opel. Celle-ci serait produite en Europe et prendrait la forme d’un SUV, sans plus d’informations pour le moment. Et ce alors que Stellantis veut accroître le taux d’utilisation de ses usines.

Leapmotor A10 / B03X // Source : Leapmotor

De plus, nous avions déjà indiqué que les modèles de Stellantis pourraient bientôt reprendre certains éléments de Leapmotor. Parmi eux, citons notamment les moteurs et les batteries. Le groupe européen envisage aussi d’avoir recours au prolongateur d’autonomie, qui équipe notamment le C10, que nous avions pu essayer. Et ce même si les inconvénients restent assez nombreux, plus particulièrement en ce qui concerne la fiscalité en Europe. En parallèle, Stellantis est en pleine restructuration, et veut désormais se concentrer sur quatre de ses marques portant actuellement sa croissance.


Envie de rejoindre une communauté de passionnés ? Notre Discord vous accueille, c’est un lieu d’entraide et de passion autour de la tech.

Recherche IA boostée par
Perplexity