Bouleversement à venir chez Stellantis : pourquoi Peugeot serait la seule marque française à tirer son épingle du jeu

 
Si Stellantis possède actuellement 14 marques, seules quatre d’entre elles pourraient recevoir une majeure partie des investissements dans le cadre d’une immense réorganisation du groupe. Et parmi elles, une seule française, à savoir Peugeot.
Peugeot E-408 // Source : Peugeot

On le sait, le marché automobile n’est pas à la fête. Mais tous les constructeurs ne sont pas logés à la même enseigne. Et le groupe Stellantis est particulièrement bien placé pour le savoir. Car s’il possède actuellement pas moins de 14 marques, toutes ne fonctionnent pas aussi bien. Elles affichent même des résultats très inégaux, certaines ne vendant presque pas de voitures. C’est par exemple le cas de Maserati, Lancia ou encore Alfa Romeo et DS. Les quatre ne représentent que 0 à 1 % des immatriculations du groupe.

Il est temps de faire des choix pour le nouveau patron de la firme franco-italienne, Antonio Filosa. Ce dernier prévoit de dévoiler son plan stratégique au mois de mai 2026, mais nous commençons déjà à en connaître les contours. Et cela par l’intermédiaire de l’agence de presse Reuters, qui relaie les informations issues de cinq sources proches du dossier. Ainsi, le groupe européen prévoit désormais de mettre l’accent sur quatre de ses marques seulement. Ce sont elles qui recevront les principaux investissements.

Mais alors, quelles sont celles qui ont été choisies ? Pour le moment, rien n’a encore été confirmé officiellement, mais il devrait s’agir de Jeep, Ram, Peugeot et Fiat. Ces dernières devraient avoir le droit à une « augmentation substantielle » de leur financement selon les sources. En effet, pour Antonio Filosa, ces dernières « comptent vraiment » en raison de leurs volumes de vente et de leurs bénéfices plus élevés. Peugeot et Fiat pourraient développer de nouveaux modèles pour l’Europe tandis que Ram et Jeep se concentreraient sur l’Amérique.

Quel avenir pour les autres marques ?

Et forcément, la question de l’avenir des autres marques du groupe se pose. Déjà, une chose est sûre : aucune ne va disparaître, comme l’a confirmé le PDG. Et pour cause, certaines de ses dernières « pourraient s’avérer utiles au groupe à l’avenir, si les conditions du marché évoluent ». C’est en effet ce qu’a déclaré Marco Santino, associé du cabinet de conseil Oliver Wyman. Ce dernier rappelle que lorsqu’une marque est fermée, il est « très difficile de la faire revivre ».

Les autres entités, telles que Citroën, Opel ou encore Alfa Romeo, seront utilisées de manière tactique, dans certains pays et segments spécifiques. Les voitures issues de ces marques utiliseront des plateformes et des technologies développées par les quatre principales. Mais elles auront le droit à leurs propres caractéristiques, et ce afin de leur donner « une apparence et une sensation distinctives ». De plus, il se murmure également que certains modèles pourraient avoir une appellation spécifique selon les marchés.

En Europe, c’est actuellement Peugeot qui représente le plus gros des ventes du groupe, avec 34 % des immatriculations. La firme est suivie par Opel avec 21 % puis Citroën (19 %). Fiat n’arrive qu’en 4e position avec 14 % de parts de marché. Aux États-Unis, Jeep porte le groupe, avec pas moins de 47 % des ventes. Nous retrouvons ensuite Ram (34 %) puis Lancia / Chrysler avec 10 %. En parallèle, Stellantis a aussi fait entrer la marque chinoise Leapmotor dans son giron. Celle-ci pourrait concevoir conjointement un SUV électrique avec Opel.


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