Peugeot annonce son grand retour en Chine avec ces deux voitures électriques : pourquoi on reste perplexe

 
Peugeot profite du Salon de Pékin pour présenter deux concept-cars de voitures électriques et annoncer son grand retour sur le marché, dans le contexte d’une offensive hors d’Europe. Une volonté qui nous laisse perplexe, vu la complexité de ce marché.
Peugeot Concept 6 // Source : Vincent Sergère – Frandroid

Autant le groupe PSA fut l’un des premiers acteurs européens à s’implanter sur le marché chinois (c’était dans les années 80, via une coentreprise avec Dongfeng), autant cette dynamique est redescendue aujourd’hui à un niveau proche du néant.

Pas une fatalité pour Peugeot, qui profite du Salon de Pékin 2026 pour se repositionner. Un communiqué de presse annonce deux concept-cars ainsi qu’une nouvelle stratégie pour revenir en Chine et progresser hors d’Europe.

Deux concepts et autant d’indices

Et pour personnifier une nouvelle stratégie, rien de tel qu’un bon vieux concept-car. Deux, en l’occurrence : bienvenue aux Peugeot Concept 6 et Concept 8.

Le Concept 6 est un élégant break de chasse, une sorte de croisement entre deux précédents concepts, le Peugeot Instinct et le Peugeot Polygon. On retrouve la nouvelle signature lumineuse à trois griffes horizontales, aussi bien à l’avant qu’à l’arrière, d’immenses jantes de 22 pouces et des proportions générales ultradynamiques.

Le Concept 8, lui, joue dans la cour des grands SUV. L’allure est beaucoup plus massive et statutaire, mais l’air de famille est bien présent.

Pour les deux, aucune image de l’habitacle et pas la moindre trace d’information technique, mais une confirmation de la nouvelle direction du design Peugeot, dont la première voiture de série à en bénéficier sera la prochaine 208 électrique, prévue en 2027.

Une stratégie qui laisse perplexe

Ces deux concepts sont aussi porteurs d’un message : Peugeot est de retour en Chine. « La Chine est un moteur majeur de notre transformation globale, en particulier dans les domaines de l’électrification, de l’innovation et de la montée en gamme de la marque », explique ainsi Alain Favey, le PDG de la marque.

« Ces nouveaux concept‑cars préfigurent le projet d’une future gamme de grandes berlines et de SUV, produits en Chine pour la Chine, ainsi que pour l’exportation vers les marchés internationaux, dans le cadre du plan de croissance mondiale de la marque », poursuit le communiqué de presse, confirmant ainsi les rumeurs de production de nouveaux modèles dans l’usine Dongfeng à Wuhan.

Une vision certes louable, mais qui nous laisse perplexe. À côté du stand Peugeot à Pékin se dressent une multitude d’acteurs chinois armés jusqu’aux dents : Xiaomi présente un SUV de 1 003 ch, BYD va lancer un cabriolet capable de passer de 0 à 100 km/h en moins de 2 secondes et développe sa gamme capable de se recharger en 5 minutes, les coentreprises de Huawei innovent sur les aides à la conduite et l’infodivertissement, etc.

Même chez Volkswagen, pourtant encore très établie, on a sorti le grand jeu pour limiter la casse : partenariat avec Xpeng à plusieurs milliards d’euros, plateforme dédiée, technologies dernier cri et lancements tous azimuts, bref, une stratégie cohérente mais qui n’assure pourtant pas un retour aux beaux jours dans un marché saturé et en proie à des changements très profonds.

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Peugeot, de son côté, propose deux maquettes… et pas grand-chose d’autre. Difficile d’être optimiste.


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