
Pendant longtemps, tout a roulé pour Volkswagen en Chine, lui assurant la première place du marché sans trop se remuer.
Las, le groupe allemand a totalement raté la transition du marché vers l’électrification et l’émergence des marques locales. Résultat : après s’être fait dépasser par BYD, Volkswagen s’est également fait doubler par Geely. Les ventes du premier trimestre 2026, en baisse de 64 % par rapport à 2025, sont un signal fort : il faut réagir, vite et bien.
C’est dans ce contexte que Volkswagen a présenté sa Group Night, à la veille de l’ouverture du Salon de Pékin. Le dossier de presse prouve que le groupe n’est pas arrivé les mains vides, aussi bien en termes de lancement que de projets.
Une véritable offensive produit
Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons que Volkswagen a établi plusieurs coentreprises avec des marques locales (condition sine qua non pour qu’une marque étrangère s’installe en Chine), chacune disposant de sa propre gamme de voitures électriques et hybrides.

La coentreprise VW-FAW s’occupera donc des ID. Aura, dont le premier membre est l’ID. Aura T6. Un SUV électrique au style très sobre (très Volkswagen ?) dont on ne sait pas grand-chose, si ce n’est qu’il repose sur la plateforme CEA (China Electronic Architecture) codéveloppée avec Xpeng, incluant une architecture zonale pour gagner en efficacité, coûts et connectivité.


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Chez Volkswagen Anhui (coentreprise avec JAC, mais VW y détient 75 %), l’alliance avec Xpeng est encore plus présente avec la présentation de l’ID. Unyx 09, une berline électrique développée en 24 mois seulement. Ici aussi, peu de détails, si ce n’est une longueur de 5 mètres et la présence de la plateforme CEA – pierre angulaire des Volkswagen chinoises.

Surprise : pour mieux s’attaquer au segment d’entrée de gamme, Volkswagen lance une marque dédiée, baptisée Jetta, dont un premier concept inaugure un SUV électrique qui devrait être lancé autour de l’équivalent des 12 500 euros en Chine.
Enfin, le Salon de Pékin sert également de rampe de lancement au Volkswagen ID. Era 9X (coentreprise avec FAW), un immense SUV 7 places à prolongateur d’autonomie, mais aussi à l’AUDI E7X, deuxième voiture électrique de la marque dédiée à la Chine, et qui aura la lourde tâche de mieux marcher que l’AUDI E5 Sportback, aux résultats commerciaux décevants.

Ces lancements simultanés ne sont qu’un avant-goût : Volkswagen Group prévoit de lancer 20 voitures électrifiées en Chine rien qu’en 2026, et 50 modèles au total d’ici 2030.
En revanche, pas un mot sur l’évolution de Porsche en Chine, qui connaît une véritable descente aux enfers : le premier trimestre 2026 a été témoin d’une baisse des ventes de 21 % après une année 2025 déjà catastrophique (-26 %). Pas très rassurant.
Les bonnes technologies au bon moment ?
Vous l’aurez compris : malgré les différentes coentreprises qui les fabriquent, de plus en plus de Volkswagen dédiées au marché chinois reposent sur la même base technique, la plateforme CEA.
Une plateforme qui débloque déjà une conduite semi-autonome de niveau 2 en ville et sur autoroute ainsi qu’un stationnement autonome (des fonctionnalités particulièrement recherchées en Chine), mais Volkswagen annonce déjà des développements futurs.

La stratégie s’appelle « Agentic AI for All », qu’on pourrait traduire par « Un agent IA pour tous », et arrivera dès le second semestre 2026. Il s’agit d’une commande vocale intégrant un LLM local, capable de comprendre des phrases en conversation naturelle et d’exécuter des tâches bien plus complexes qu’une commande vocale traditionnelle. Ici aussi, c’est l’une des forces des start-ups automobiles locales, comme Li Auto ou Xiaomi.
En 2027 arrivera une évolution de la plateforme CEA, sobrement intitulée CEA 2.0. Avec elle débarquera un commandement centralisé de la conduite autonome, de l’infodivertissement et de la connectivité de la voiture, permettant de gagner encore en efficacité et en pertinence.

Volkswagen veut donc montrer ses muscles à Pékin en prouvant que le groupe allemand ne baisse pas les bras face à un marché déjà saturé et en proie à un contexte difficile, marqué par une guerre des prix qui a asséché bien des acteurs, y compris BYD.
Pour aller plus loin
« Cette époque est révolue » : la fin des super-profits et du rêve chinois pour Volkswagen
Demeure une question : les clients chinois donneront-ils une seconde chance aux Européens ou sont-ils définitivement acquis aux marques locales ?
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