
On le sait, la Chine domine encore très largement l’industrie de la voiture électrique, que ce soit sa production ou celle des éléments qui la composent. Et c’est tout particulièrement le cas des batteries, alors que CATL et BYD restent les leaders mondiaux à l’heure actuelle. Une situation qui ne plaît pas du tout à l’Union européenne, qui veut désormais inverser la tendance. C’est pour cette raison qu’elle a récemment débloqué 4,6 milliards d’euros pour inciter les entreprises à produire sur son territoire.
En parallèle, elle envisage aussi la création d’un « bonus CO2 », demandé par Stellantis et BMW. Ce dernier obligerait les voitures électriques à contenir au moins 70 % de composants produits en Europe. Mais toutes ces mesures ont-elles eu un impact réel ? Ont-elles permis de contrer la domination de la Chine ? Eh bien, pas vraiment, comme l’explique le site Automotive News Europe. Et pour cause, de nombreux constructeurs ont même fait machine arrière dans le domaine. C’est par exemple le cas de Porsche, qui a supprimé sa filiale de batteries CellForce.

En parallèle, ACC (Automotive Cells Company) a fait une croix sur ses projets d’usines en Italie et en Allemagne. Et ce, alors que la demande en voitures électriques est plus faible que prévu. De son côté, Renault veut désormais miser sur la Chine pour concevoir ses voitures électriques afin de réduire de 40 % ses coûts de production. Par ailleurs, on se rappelle également de la faillite de Northvolt, qui pourrait toutefois revivre grâce au récent rachat par la start-up Lyten tout juste officialisé.
L’Europe peine à rivaliser avec la Chine
Mais le problème, c’est que l’Empire du Milieu reste toujours moins cher que l’Europe, qui « ne peut pas rivaliser avec la Chine uniquement sur le prix ». Car s’il est vrai que la main d’œuvre sur le Vieux Continent est nettement plus chère, il y a aussi un autre souci de taille. En effet, les sites de production situés sur notre territoire font aussi appel à des machines venues de Chine. Ce qui renforce encore une fois la présence des entreprises asiatiques, et ainsi que leur avantage concurrentiel en matière de coûts.
En parallèle, les constructeurs automobiles ne sont pour le moment pas prêts à payer plus cher pour des cellules produites localement. Les patrons de Stellantis et Volkswagen décrivent un « conflit entre la pression des coûts à court terme, les dépendances à l’égard des pays tiers et la résilience stratégique à long terme ». Pour eux, l’Europe doit maîtriser la technologie des batteries sur toute la chaîne de valeur. Mais cela nécessite un soutien politique de l’UE et des conditions de concurrence équitable pour tous les fabricants.

Mais tous les acteurs ne sont pas encore d’accord sur les solutions, et les règles envisagées sur le contenu local ne font pas l’unanimité. Certains craignent qu’elles aient pour effet de faire grimper les coûts et de mettre à l’épreuve les relations commerciales. Et ce tandis que les tensions sont déjà vives entre l’Europe et la Chine, et que les constructeurs sont déjà sous une forte pression.
Certes, certaines entreprises comme PowerCo, filiale de Volkswagen, ou Verkor, associé à Alpine, produisent des batteries en Europe. Mais ce sont aujourd’hui quasiment les seules.
Utilisez-vous Google News (Actualités en France) ? Vous pouvez suivre vos médias favoris. Suivez Frandroid sur Google News (et Numerama).

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.