Stellantis pourrait ouvrir ses usines européennes aux constructeurs chinois : le retour d’une alliance vieille de 30 ans

 
Stellantis pourrait ouvrir ses usines européennes au chinois Dongfeng, si on en croit plusieurs rumeurs, mais aussi profiter des usines chinoises de son partenaire pour vendre des voitures électriques badgées Stellantis dans plusieurs marchés.
Dongfeng Nammi Box // Source : Dongfeng

Dans les années 1990, le groupe PSA (depuis fusionné avec FCA pour créer Stellantis) fut l’un des premiers constructeurs européens à s’aventurer sur le marché chinois grâce à une coentreprise avec le local Dongfeng, baptisée DPCA.

Une collaboration toujours active mais passée en arrière-plan, notamment avec le succès du partenariat avec Leapmotor… mais qui pourrait retrouver un âge d’or, si on en croit de récentes publications des Échos et d’Automotive News.

Des Dongfeng assemblées en Europe…

La première partie concernerait les usines européennes de Stellantis, loin d’être à pleine charge : le site de Poissy, en région parisienne, a par exemple annoncé cette semaine la fin de sa production automobile en 2028.

L’idée serait d’assembler des Dongfeng dans les usines européennes, de quoi assurer la pérennité des sites pour Stellantis et d’échapper aux surtaxes douanières pour Dongfeng, notamment pour les voitures électriques.

MHero 1 // Source : MHero

Rappelons que ce dernier fait une excursion timide en Europe avec quelques marchés, important par exemple la petite Nammi Box ou l’immense MHero1 en Suisse.

Ces approches seraient encore à un stade précoce, mais s’ancrent dans une série de décisions et de rumeurs traînant depuis plusieurs mois : Volkswagen semble également hésiter à ouvrir (voire vendre) des usines en Allemagne, notamment avec Chery, tandis que Stellantis a confirmé l’ouverture de son usine de Saragosse en Espagne aux voitures de Leapmotor dès 2026.

…et des Stellantis fabriquées en Chine ?

Il y aurait une contrepartie à cette ouverture des usines européennes : Stellantis serait prêt à augmenter la production de ses voitures en Chine dans les usines chinoises de Dongfeng à Wuhan, d’où sortent déjà les Citroën C5X vendues en Europe, mais aussi des Peugeot (408, 508, 5008) et des Citroën C5 Aircross à destination du marché local et de l’Asie du Sud-Est.

Les Peugeot 408 vendues en Chine sont produites sur place // Source : Peugeot

L’annonce provient de Clara Ingen-Housz, directrice de la communication et des affaires publiques du groupe en visite à Wuhan, qui a déclaré : « Stellantis est prêt à tirer parti de l’expertise industrielle de Wuhan pour exporter des véhicules électriques produits à Wuhan vers les marchés d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du Sud, dans des conditions de qualité et de compétitivité exceptionnelles ».

Reste à savoir si les voitures électriques mentionnées seraient des modèles Stellantis déjà existants et produits pour l’occasion en Chine, ou s’il s’agirait de Dongfeng rebadgées aux marques du groupe américano-européen.

Bientôt une Dongfeng Nammi Box vendue avec un logo Citroën en Amérique du Sud ? // Source : Dongfeng

En revanche, difficile de croire que Stellantis pourrait en profiter pour se relancer sur le marché chinois : la gamme actuelle serait totalement larguée face aux acteurs locaux, dont les modèles sont à des années-lumière des Stellantis qu’on connaît en Europe sur l’infodivertissement, les aides à la conduite, l’autonomie, la vitesse de recharge ou les prix ; bref, aucune chance.

Antonio Filosa, l’actuel PDG de Stellantis, compte présenter son nouveau plan stratégique le 21 mai 2026 : peut-être en saurons-nous plus sur ce projet à double sens.


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