Google a lui aussi proposé à des utilisateurs d’être rémunéré en échange d’un accès à leur smartphone. Heureusement, Google a fait les choses avec un peu plus d’éthique que Facebook.

Sundar Pichai, président de Google

Sundar Pichai, président de Google

Facebook a une nouvelle fois provoqué un scandale lorsqu’il a été dévoilé que le réseau social pouvait rémunérer des utilisateurs (dont des mineurs) contre un accès total à leurs smartphones.

Pour cela, la firme demandait l’installation d’une application sur Android et iOS qui donnait un accès aux données d’utilisation du smartphone par l’intermédiaire d’un VPN. Facebook n’est pas le seul à avoir utilisé ce genre de technique.

Google prit à son tour dans le scandale

C’est une nouvelle fois à une enquête de TechCrunch que l’on doit ces révélations. Google a distribué une application nommée Screenwise Meter, qui permet comme l’application de Facebook, d’accéder aux données de l’utilisateur.

Il y a toutefois plusieurs grandes différences entre la méthode de Google et celle de Facebook, qui souligne une nouvelle des manquements à l’éthique chez ce dernier. D’abord l’application de Google est réservée aux majeurs, là où l’application de Facebook était accessible à partir de 13 ans.

L’application de Google prévoit également un mode « invité » qui collecte beaucoup moins de données.

Une infraction aux yeux d’Apple

Si sur Android, Google peut bien publier les applications qu’il veut, et le géant peut déjà traquer un certain nombre de données des utilisateurs de smartphone, ce n’est pas le cas sur iOS.

Pour proposer son application sur la plateforme d’Apple, la firme a abusé du Apple Developer Enterprise Program, qui permet normalement de déployer facilement des applications en interne au sein d’une entreprise. Ici, ce programme a servi à déployer des applications auprès d’utilisateurs classiques.

Google réagit vite

Face à la montée du scandale, Google a très vite réagi en indiquant la fin de l’application Screenwise Meter. La firme s’est également excusée d’avoir enfreint le règlement d’Apple.

L’application Google Opinion Rewards, qui rémunère également les utilisateurs pour des réponses à des enquêtes, ne semble pas concernée par ce changement de stratégie.