Pendant quelques années, Insta360 a régné sans rival sur le marché de niche des caméras d’action miniatures. Si vous vouliez une caméra de la taille d’un pouce et capable de s’accrocher partout avec ses aimants, le choix était vite fait : il fallait se tourner vers la gamme GO.
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La marque n’a toutefois pas attendu de voir son petit monopole vaciller pour renouveler sa formule. Pour succéder à la GO 3S de 2024, Insta360 a lancé en 2025 la GO Ultra. Et il y a du changement : la marque abandonne les petits capteurs du passé pour intégrer un grand capteur de 1/1,28 pouce, et débloque la définition 4K à 60 images par seconde.
Seulement voilà, le marché a été bousculé quelques mois après la sortie de cette GO Ultra puisque DJI est venu jouer les trouble-fêtes en dévoilant son Osmo Nano. Pour la première fois de son histoire, le format pilule d’Insta360 se retrouve donc face à une concurrence frontale avec une fiche technique tout aussi musclée.
J’ai utilisé l’Insta360 GO Ultra pendant des mois, que cela soit en safari au Kenya, pendant mes sorties trail à Chamonix ou encore mes randonnées à Majorque. Je m’en suis aussi servi en parallèle de la DJI Osmo Nano et mes comparaisons seront on ne peut plus claires. Voici mon test complet et avis sur l’Insta360 GO Ultra.
Insta360 Go UltraFiche technique
| Modèle | Insta360 Go Ultra |
|---|---|
| Fiche produit |
Ce test a été réalisé avec une Insta360 GO Ultra fournie par Insta360.
Insta360 Go UltraDesign : la fin du régime pilule
Bon, faisons d’emblée un petit point sur le format, car c’est là que réside tout l’intérêt de cette gamme. Contrairement à une caméra d’action classique (type GoPro Hero 13 Black ou DJI Osmo Action 6) qui gravite autour des 145-150 grammes et nécessite de vraies fixations, les caméras Insta360 GO sont pensées comme des objets portables.

« Je suis beaucoup plus créatif avec la flexibilité d’installation offerte par la GO Ultra. »
On s’éloigne de l’action pure et on se rapproche du vlog puisque l’idée est de coller la caméra partout et facilement :
- sur sa casquette avec une fixation magnétique ;
- sur son t-shirt avec un pendentif magnétique glissé sous le tissu ;
- sur n’importe quelle surface métallique (poteau de ville, frigo, structure d’une voiture…).

L’idée est simple : filmer à la première personne en gardant les mains libres ou changer les angles de vue, le tout sans avoir 17 accessoires différents qui nécessitent tous une installation laborieuse — et qui en démotiveraient plus d’un.

Et, honnêtement, pour utiliser des caméras d’action depuis une bonne dizaine d’années, je dois bien avouer que je suis beaucoup plus créatif avec la flexibilité d’installation offerte par la GO Ultra. Je peux la coller temporairement sur un panneau en fer sur un chemin dans la montagne, sur un poteau en ville, sur un frigo en intérieur… il suffit juste de trouver une surface ferromagnétique, même toute petite, pour y aimanter la caméra. Cela permet de multiplier et surtout de diversifier les prises de vue.

L’objet est en réalité composé de deux parties : la caméra et le module d’accueil — appelé Action Pod chez Insta360. C’est la caméra seule qui peut être accrochée de partout.
Elle peut donc être utilisée seule pour filmer de son côté, mais aussi lorsqu’elle est dans son Pod. Ce dernier a l’avantage de charger la caméra et d’accueillir un écran. C’est à vous de voir en fonction des situations :
- vous voulez accrocher la caméra sur votre casquette ou l’aimanter contre un poteau : utilisez seulement la partie caméra ;
- vous voulez filmer à la main et avoir un retour vidéo pour mieux cadrer : utilisez l’ensemble caméra + Action Pod.

Historiquement, les caméras GO d’Insta360 prennent la forme d’une pilule de 35 g à 39 g. Seulement voilà, loger un plus gros capteur et offrir de meilleures performances ont forcé Insta360 à faire des concessions physiques : l’Insta360 GO Ultra abandonne la pilule pour adopter un format presque carré de 46 × 45,7 × 18,3 mm. Sur la balance, la caméra seule (sans son boîtier Action Pod) grimpe à 53 grammes.
La prise de masse est moins marquante sur le papier que dans la réalité, puisqu’on pourrait presque dire que la GO Ultra ressemble à deux GO 3S côte à côte.
Pour plus de contexte, ci-dessous un tableau qui récapitule les masses et dimensions des formats du marché :
| Modèle | Format | Masse (en g) | Dimensions (en mm) | Taille de l’écran (en pouces) |
|---|---|---|---|---|
| Insta360 GO 3S | Petite caméra + pod | 39 (caméra) et 135 (caméra + pod) | 25,6 x 54,4 x 24,8 (caméra) | 2,2 |
| Insta360 GO Ultra | Petite caméra + pod | 53 (caméra) et 162 (caméra + pod) | 46 x 45,7 x 18,3 (caméra) | 2,5 |
| DJI Osmo Nano | Petite caméra + pod | 52 (caméra) et 124 (caméra + pod) | 57,3 x 29,5 x 28 (caméra) | 1,96 |
| GoPro Hero | Petite caméra | 86 | 56,6 x 47,7 x 29,4 | 1,76 |
| Insta360 AcePro 2 | Caméra d’action | 177 | 71,9 x 52,2 x 38 | 2,5 |
| DJI Osmo Action 6 | Caméra d’action | 149 | 72,8 x 47,2 x 33,1 | 2,5 |
| GoPro Hero 13 Black | Caméra d’action | 159 | 71,8 x 50,8 x 33,6 | 2,27 |
Vous le voyez sur le papier, l’Insta360 GO Ultra semble cumuler les avantages des deux mondes : une petite caméra très légère quand elle est utilisée seule, qui se transforme en caméra plus complète une fois reliée à son module d’accueil.

Sur la balance, Insta360 et DJI font virtuellement match nul : la DJI Osmo Nano pèse 52 grammes (soit un gramme de moins), mais opte pour un design à l’approche différente, beaucoup plus allongé et épais (57,3 × 29,5 × 28 mm). Vous voyez sur les photos que DJI a choisi de lier les deux composants en empilant la caméra sur le bloc d’accueil, là où Insta360 incruste la caméra dans le Pod.

Si les deux modèles (Insta360 GO Ultra et DJI Osmo Nano) sont impressionnants de légèreté, je préfère personnellement le format de DJI. Rectangulaire, l’Osmo Nano est plus facile à prendre en main que la GO Ultra — et permet d’éviter de voir ses doigts dans le champ de vision.

Sur la caméra en elle-même, l’ergonomie est minimaliste. On retrouve l’unique bouton physique dissimulé sous la face avant de la caméra. Une simple pression permet de l’allumer et de lancer l’enregistrement dans la foulée.
Aussi, un petit cache abrite la carte microSD et c’est bien là la grosse différence avec la GO 3S, qui n’embarquait que du stockage interne, trop limitant pour certains. C’est bien, mais dommage de ne pas avoir cumulé stockage interne et externe.

Pour le reste des contrôles, des réglages poussés et du retour vidéo, il faut évidemment glisser la GO Ultra dans son fameux Action Pod. Ici, on retrouve alors trois boutons physiques, les mêmes que d’habitude chez Insta360 :
- sur le dessus : un bouton déclencheur ;
- sur la tranche droite : un bouton d’allumage et un bouton multifonctions (Q).
À gauche, le port USB-C pour la recharge n’est étrangement pas protégé. Comme sur la caméra d’action Insta360 Ace Pro 2, l’écran du Pod de la GO Ultra peut être rabattu, pratique pour vérifier son cadrage lors d’un vlog.

Sur ce type de caméra, l’écosystème d’accessoires magnétiques reste le nerf de la guerre et Insta360 maîtrise toujours autant son sujet. Le pendentif fourni dans la boîte (à glisser sous son vêtement) est très efficace pour les plans POV et peut même être porté à l’envers (dans le dos) pour filmer quelqu’un qui serait derrière vous.

La marque fournit également une espèce de clip à accrocher à l’arrière d’une casquette — qu’il faudra aussi porter à l’envers sur la tête, pour que la caméra soit au-dessus de vos yeux.
Attention avec ces accessoires, seul l’aimant tient la caméra. Si cela n’est pas rassurant au premier abord, force est de constater qu’à moins d’un coup mal placé, le tout reste bien en place. La GO Ultra ne tire pas sur le col une fois magnétisée au pendentif, mais vous aurez l’air d’un creep avec une petite caméra sur le torse. Vous pouvez d’ailleurs placer le module caméra dans deux positions : une pour filmer en 16:9, et l’autre pour enregistrer en 9:16. Malin.

Marcher, sautiller et courir est tout à fait possible. La caméra n’a pas bougé d’un poil de son support pendentif quand j’ai sauté très fort sur place pour essayer de la faire tomber. Avec le support casquette, j’ai même pu suivre des coureurs de l’UTMB sur plusieurs centaines de mètres en descente. Bon c’est le support en lui-même qui s’est décroché de ma casquette après une grosse descente bien secouée. Dans ces cas plus « extrêmes », il faut avoir le réflexe de vérifier que le support n’est pas en train de glisser. La marque a prévu le coup en livrant un cordon de sécurité dans la boîte.

Et une fois qu’on a utilisé la caméra, comment l’insérer pour qu’elle reste accrochée dans son module d’accueil ? Le maintien se fait grâce à un système de double verrouillage : avec des aimants et deux loquets mécaniques. Croyez-moi : tant que vous n’appuyez pas sur le loquet orange pour libérer l’ensemble, la caméra restera bien fixée au Pod.

Cela ne veut pas dire que vous pourrez accrocher le tout sur un guidon de VTT : la GO Ultra n’est pas vraiment pensée pour les sports extrêmes. La marque ne met en avant aucun accessoire habituel de caméras d’action, mais montre tout de même plusieurs exemples d’utilisations à vélo.

Insta360 semble en effet cibler particulièrement les cyclistes avec, en plus du mode POV grâce au collier, un support à sangle flexible à fixer sur le casque, guidon, tube de direction et n’importe où vous trouverez de la place sur le vélo. Bon il y a aussi le partenariat avec Pogačar, si on avait des doutes.
Notez que lesdits accessoires sont pensés pour accueillir la caméra seule, sans son Pod.

Côté résistance, la simple construction en deux parties de la GO Ultra me rend moins à l’aise à l’idée de la balancer au fond d’un sac quand je pars randonner par exemple. Ma caméra de test a d’ailleurs une rayure sur la protection de l’objectif, sans vraiment savoir comment ou pourquoi.

Bonne nouvelle, Insta360 a eu l’intelligence de proposer un cache-objectif dévissable. J’aurais donc pu en commander un nouveau et le remplacer en 5 secondes. C’est un bon point pour la durabilité, surtout sur un produit voué à être accroché un peu partout sans protection supplémentaire. Bref, l’Insta360 GO Ultra pourra vous accompagner dans certaines aventures, mais elle ne remplace pas une vraie caméra d’action en cas… d’action.
À ce sujet, ma GO Ultra blanche a vite pris quelques marques d’usures grises, qu’il est facile de supprimer en frottant avec ses doigts.

En plus de la robustesse moindre, il y a bien un point qui différencie ces petites caméras de leurs grandes sœurs les caméras d’action : l’étanchéité. Le module caméra seul de la GO Ultra voit passer son étanchéité de 5 mètres à 10 mètres. C’est bien assez pour filmer les baignades estivales, voire un début de plongée. La caméra fait ici jeu égal avec la DJI Osmo Nano.

Mais l’Action Pod n’est quant à lui absolument pas étanche. Il se contente d’une certification IPX4 : il survivra sans problème à une petite averse ou à quelques éclaboussures près de la piscine, mais ne le plongez pas sous l’eau. C’est une limite historique de la gamme GO qu’Insta360 n’a pas réussi à corriger sur cette version Ultra. Il faudra donc toujours garder cette contrainte en tête avant de vous jeter à l’eau : prenez uniquement la caméra, pas l’ensemble.
Insta360 Go UltraInterface logicielle : une créativité décuplée
La GO Ultra reprend sans grande surprise la même interface que les caméras d’action Insta360. Des glissements de doigts sur l’écran permettent d’ouvrir les paramètres vidéo (définition, fréquence d’image, stabilisation), le centre de contrôle ou les vidéos déjà enregistrées. Le bouton Q (Quick) permet de basculer rapidement et sans passer par l’écran entre les modes (vidéo, photo, Time Lapse, ralenti…) ou les profils d’enregistrements personnalisables (vlog, action, VTT…). Des fonctionnalités tout à fait courantes pour des caméras d’action, mais toujours aussi utiles.

À noter qu’un clic en haut à droite de l’écran permet de connaître le niveau de batterie de la caméra et celui de la station d’accueil (le fameux Action Pod).
Côté fluidité, la navigation tactile répond au doigt et à l’œil. Notre unité de test avait quelques ralentissements au début, mais le logiciel n’était pas encore fignolé. Aujourd’hui, je n’ai rien de particulier à rapporter. Si la DJI Osmo Nano est plus rapide à s’allumer et à s’éteindre (comme d’habitude avec DJI, qui excelle sur ce point), l’Insta360 GO Ultra reste tout à fait réactive au quotidien.

Je le précise au cas où : vous pouvez séparer le module caméra du module d’accueil et lancer un enregistrement depuis ledit module d’accueil. Dans ce cas, il sert de télécommande et même de retour vidéo en direct. C’est franchement pratique pour cadrer une vidéo en accrochant la caméra dans un lieu saugrenu.

Avec une caméra d’action classique, il aurait fallu lancer l’application compagnon sur son téléphone puis le connecter à la caméra. C’est l’histoire d’une minute si tout se passe bien certes, mais il faut être motivé. Avec le format détachable de la GO Ultra, c’est une question de secondes. Encore une fois, la créativité est simplifiée.

Et si vous voulez faire un vlog ? Replacez simplement la caméra dans son Pod et rabattez l’écran — grâce à l’habituelle charnière Insta360. On retrouve ici le « meilleur des deux mondes » dont je parlais au début de ce test.

Dans ce cas d’usage précis, la GO Ultra d’Insta360 est mieux pensée que l’Osmo Nano de DJI. Avec cette dernière, si vous voulez basculer en vlog au beau milieu d’une vidéo, il faut décrocher les deux parties et les reconnecter dans l’autre sens : cela va clairement se voir sur la vidéo finale — tremblements et doigts devant l’objectif. Avec la GO Ultra, c’est uniquement l’écran qui est retourné.
Insta360 Go UltraQualité vidéo : bienvenue dans la cour des grands
C’est ici qu’on comprend mieux le positionnement de la GO Ultra. Il ne s’agit plus d’une petite caméra d’appoint avec une qualité d’image amoindrie, mais désormais d’une caméra d’action rivalisant directement avec les modèles classiques.

Il faut dire qu’Insta360 a casé un capteur de 1/1,28 pouce dans le petit châssis de la GO Ultra. C’est simple : cette caméra miniature embarque un capteur plus grand que celui de la GoPro Hero 13 Black, et virtuellement identique à celui de l’imposante Insta360 Ace Pro 2. Sa concurrente, la DJI Osmo Nano, joue d’ailleurs sur le même terrain avec un capteur d’une taille similaire (1/1,3 pouce).
En plein jour, la promesse est tenue. Oubliez le piqué parfois brouillon de l’ancienne GO 3S, la GO Ultra délivre une image 4K tout à fait habituelle pour une caméra d’action haut de gamme. Je préfère tout de même le rendu moins artificiel et plus net des images délivrées par les caméras d’action classiques. Vous ne verrez pas la différence tant que vous n’avez pas les deux vidéos de comparaison côte à côte, mais c’est un point à garder en tête.
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Face à sa rivale directe, le match est honnêtement très serré. Dans de bonnes conditions lumineuses, le résultat est très souvent identique, mais la différence se joue sur le traitement colorimétrique. DJI offre un rendu globalement plus propre avec un piqué très naturel, mais le comportement de son capteur est parfois erratique : selon les environnements, la balance des blancs s’emballe et les couleurs ont tendance à être trop froides ou trop chaudes. Regardez plutôt par vous-même avec la couleur des roches au début de cette vidéo.

De son côté, Insta360 applique comme d’habitude un traitement logiciel plus agressif : le rendu est un peu plus flatteur, avec ce côté artificiel de la netteté et des couleurs vibrantes — que cela soit sur le ciel ou les visages surtout. Les plages dynamiques sont franchement proches. Les transitions lumineuses sont tantôt mieux retranscrites par la GO Ultra (moins de bruit numérique), tantôt par l’Osmo Nano (ciel moins cramé en sortie de sous-bois).
Insta360 l’emporte en tout cas à la nuit tombée. La combinaison du (plus) grand capteur et du traitement numérique « PureVideo » fait des merveilles pour une caméra de cette taille. L’image reste tout à fait regardable, avec un bon niveau de détails, au centre de l’image comme sur les côtés. En face, la DJI Osmo Nano et son mode Super Night peinent à suivre, avec une image moins lumineuse, moins détaillée, mais aussi avec la présence de scintillements très marqués. Sachez d’ailleurs qu’Insta360 a eu l’idée d’ajouter un mode « Auto PureVideo » : la caméra bascule toute seule sur les réglages de nuit dès que vous entrez dans une zone sombre. On attend que les autres fassent de même.

Victoire également côté champ de vision. L’objectif voit très large, en tout cas plus que le champ standard d’une GoPro ou d’une Osmo Action. C’est un sacré avantage pour les plans immersifs montés sur le torse.
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J’attire cependant l’attention des puristes de l’étalonnage : contrairement à la DJI Osmo Nano qui propose du D-Log M en 10 bits, la Go Ultra fait l’impasse sur un véritable profil colorimétrique plat.

La fiche technique a beau être impressionnante, la miniaturisation impose aussi quelques limites face aux caméras d’action traditionnelles, notamment sur les ralentis.
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Si la 4K à 60 images par seconde est maintenant de la partie (au prix d’un léger recadrage de l’image), il est impossible de monter à 120p dans cette définition. Pour obtenir de beaux ralentis, la GO Ultra vous oblige à descendre en 2,7K. Sur ce point précis, l’Osmo Nano et les caméras classiques gardent une sacrée longueur d’avance.
Insta360 Go UltraStabilisation
Si je n’ai pas comparé la stabilisation de la GO Ultra à celle d’une caméra d’action classique, je peux vous dire que je n’ai ressenti aucune réelle différence à l’usage. Les vidéos filmées en descente de trail running sont tout à fait stables, tout comme les vlogs du quotidien.
Vous remarquerez cependant des gros à-coups lors de l’utilisation du pendentif magnétique pendant des mouvements brusques. Dans la vidéo de test principale de cet article, le simple fait de changer de direction en marchant ou courant provoque des résultats peu désirables.

Hormis cela, la magie logicielle (appelée FlowState chez Insta360) opère toujours avec autant d’efficacité, et ce même en pleine descente de trail en tenant la caméra à la main. Face à la DJI Osmo Nano et son mode RockSteady, c’est honnêtement du pareil au même en plein jour : il est bien difficile de les départager à l’œil nu.
La stabilisation électronique montre naturellement ses faiblesses dès que la lumière décline. Malgré le nouveau capteur, courir de nuit engendrera inévitablement ce fameux effet de micro-tremblements à chaque impact au sol. C’est un défaut inhérent à toutes les caméras d’action, et la GO Ultra n’y coupe pas.

Terminons sur une bonne note avec le maintien de l’horizon (Horizon Lock). À l’usage, la GO Ultra n’est presque jamais parfaitement droite quand vous aimantez la caméra à la va-vite sur votre t-shirt ou que vous la clipsez sur un bandeau. Le logiciel se charge alors de tout remettre de niveau, selon différents crans : léger, 45 degrés ou 360 degrés.

Dans ce dernier cas, vous pouvez donc faire un tonneau complet sans que l’image ne bascule. Si le nouveau (et plus) grand capteur déclenche un recadrage moins punitif que sur la GO 3S avec ce verrouillage de l’horizon, on remarque logiquement un crop dans l’image, très marqué pour le verrouillage à 360 degrés. Cela peut dépanner dans certains cas, mais attention à la perte d’angle de vue.
Insta360 Go UltraAutres modes
Comme toujours avec Insta360, l’application compagnon regorge de fonctionnalités.
Si je n’ai pas passé mes journées à tester chaque option de la caméra ou de l’application (parfois « propulsée par l’IA »), voici quelques modes qui pourraient vous être utiles, au-delà des habituels ralentis et Time Lapse :
- FreeFrame : vous lancez l’enregistrement sans vous soucier du ratio (horizontal ou vertical) et c’est seulement au moment de l’exportation sur votre téléphone que vous choisissez le format ;
- TimeShift (c’est le mode Hyperlapse d’Insta360) : rien de nouveau au soleil, mais il reste super utile pour créer un Time Lapse en mouvement en donnant une sensation de vitesse fluide lors d’une marche ;
- Tableau de bord (au montage sur l’application) : utilisez les données de votre entraînement Strava, Garmin ou autres pour afficher directement vos données sur la vidéo finale, au moment exact de la capture.

Dernière fonctionnalité franchement sexy sur le papier : l’intégration avec Apple Find My. Oui oui, comme votre AirTag, l’Insta360 GO Ultra peut s’afficher dans l’application « Localiser » sur votre iPhone, et vous pourrez la localiser grâce au réseau Apple Localiser — et même la faire sonner.
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Bon dans les faits, j’ai eu plusieurs mois de galère avant de faire fonctionner le tout. Si ma GO Ultra apparaissait bien dans mon application, la mise à jour se faisait rarement, ou avec beaucoup trop de retard pour être utile. Après plusieurs essais, j’ai récemment réussi à tout supprimer puis à tout reconnecter, et cela fonctionne désormais bien mieux. Je peux même faire sonner ma GO Ultra alors qu’elle est éteinte.

Dans la même veine, l’application Insta360 se sert des notifications Live Activities d’Apple pour vous permettre de lancer un enregistrement rapidement depuis votre téléphone. On apprécie franchement ces efforts d’intégration, qui vont au-delà du produit en lui-même. Bon en l’occurrence j’ai dû désactiver cette option car elle occupait trop de place dans mes notifications.
Insta360 Go UltraAutonomie : une affaire de compromis
Les lecteurs les plus perspicaces (du moins ceux qui ont suivi le début de ce test) l’auront compris : il n’y a pas une, mais bien deux batteries distinctes pour alimenter cette Insta360 GO Ultra :
- une dans la caméra en elle-même de 500 mAh, contre 310 mAh pour celle de la GO 3S ;
- une dans la station d’accueil de 1 450 mAh, contre 1 270 mAh pour celle de la GO 3S.

À titre de comparaison, la batterie de la caméra d’action Insta360 Ace Pro 2 offre une capacité de 1 800 mAh.
Pour sa GO Ultra, la marque met en avant une autonomie de :
- 70 minutes sur la caméra seule en 1080p à 24 ips (mode endurance activé, écran tactile et Wi-Fi désactivés) ;
- 200 minutes sur l’ensemble en 1080p à 24 ips (mode endurance activé, écran tactile et Wi-Fi désactivés) ;
- 170 minutes sur l’ensemble en 4K à 30 ips (mode endurance activé, écran tactile et Wi-Fi désactivés).

Évidemment, ces belles promesses sont conditionnées à l’activation du mode endurance, avec l’écran tactile et le Wi-Fi désactivés. Dans la vraie vie, l’histoire est un peu différente.
Nous avons bêtement laissé l’Insta360 GO Ultra se décharger complètement en filmant en 4K à 30 images par seconde, sans mode d’économie d’énergie et posée sur un bureau (donc sans flux d’air naturel pour la refroidir). L’ensemble a tenu un total de 122 minutes avant de s’éteindre de fatigue. Sur le même exercice, la DJI Osmo Nano s’est éteinte après 133 minutes.

Pour vous donner un exemple d’utilisation beaucoup plus concret sur le terrain :
- j’ai commencé une randonnée avec l’Action Pod chargé à 94 % et la caméra à 100 % ;
- pendant ma sortie de 2h30, j’ai enregistré 31 vidéos pour un total de 22 minutes de rushs ;
- à l’arrivée, le module d’accueil était tombé à 50 % de batterie restante, tandis que la caméra affichait fièrement 100 % (puisqu’elle avait été rechargée par ledit Action Pod entre chaque prise) ;
- l’Action Pod a ensuite chuté à 33 % après 10 à 15 minutes de montage sur l’application smartphone, en étant connecté en Wi-Fi à la GO Ultra pendant l’opération.
Pour rappel, le module caméra ne possède aucun port : il se charge uniquement en étant placé dans l’Action Pod, qui se recharge quant à lui via un port USB-C. Sur ce point, la charge est sacrément rapide.

L’Action Pod demande un peu moins de 30 minutes pour se recharger complètement selon nos tests. Il lui faut ensuite une vingtaine de minutes pour charger à son tour le module caméra de 0 à 100 %. C’est franchement rapide. Notez qu’en effectuant cette dernière opération sans être branché au secteur, l’Action Pod perd environ la moitié de sa propre batterie.
Insta360 Go UltraPrix : une pilule difficile à avaler
L’Insta360 GO Ultra est disponible depuis fin août 2025, et c’est malheureusement sur le prix qu’Insta360 a pris un risque. La caméra est lancée au tarif de 429 euros dans son pack standard (qui comprend la caméra, l’Action Pod, le pendentif magnétique et le clip pour casquette). Deux couleurs sont proposées : blanc et noir.

Le constructeur a logiquement fait gonfler la facture : la GO Ultra sort à un tarif supérieur à celui de la GO 3S l’an passé, lancée à 399 euros dans sa version de base. Mais voilà, à 429 euros, la GO Ultra est plus chère que la toute dernière caméra d’action de DJI, l’Osmo Action 6, commercialisée à 379 euros. Les produits sont différents, mais il faut garder en tête que la GO Ultra n’est donc pas positionnée comme une « petite caméra d’action moins chère que les caméras d’action classiques ». Elle exige le budget d’un modèle haut de gamme.
Et la concurrence dans tout ça ? La DJI Osmo Nano, arrivée quelques mois plus tard, est venue frapper fort avec un tarif de lancement bien plus agressif de 279 euros. Avec 150 euros d’écart, la proposition de DJI s’impose mécaniquement comme un meilleur rapport qualité/prix à l’heure actuelle sur ce segment très spécifique des mini-caméras.

Comme d’habitude, Insta360 propose plusieurs packs d’accessoires pour sa GO Ultra, qui feront rapidement grimper la note finale si vous souhaitez l’attacher à un guidon de vélo ou un casque de moto.





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